UNE NOUVELLE ERE D’EXERCICE DU POUVOIR S’OUVRE DEVANT NOUS

Avant-propos

Vivons-nous les dernières années de la vie politique telle que nous l’avons vécue depuis l’avènement de nos démocraties modernes ou sommes-nous à l’aube d’une nouvelle ère de l’exercice du pouvoir par une démocratie participative.

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Les élections présidentielle et législative en France ont été un échec sévère, sinon une voie de non retour pour les partis politiques de droite comme de gauche sous l’impulsion d’une personnalité charismatique, homme providentiel pour la refondation de la vie politique pour les uns, Jupiter sans avenir pour les autres.

Il est néanmoins évident que son message a pu galvaniser pendant un temps les déçus de la politique traditionnelle, une grande partie du corps électoral, en raison d’un taux abstention considérable, du moins une majorité d’électeurs qu’ils soient de droite, du centre ou de gauche ont été séduits pour un ’’nouveau monde’’ promis par un homme nouveau; cet homme providentiel est parvenu à débaucher nombre de personnalités politiques de ‘’l’ancien monde’’, barons et dignitaires fidèles parmi les fidèles à leur parti de droite ou de gauche de ’’ l’ancien monde ,, qui ont saisi l’opportunité de suivre la ‘’bonne étoile’’ sensée les conduire vers le ‘’Messie’’. Le Jupiter est devenu un autocrate d’un monde qu’il voulait nouveau mais dirigé suivant les principes des partis en place, ceux dans’’ l’ancien monde’’. Pour ce faire, il a eu comme première préoccupation de diviser les partis traditionnels afin de réduire leur influence, sinon de les émietter pour que leur audience s’amenuise et que leur contre-pouvoir ne puisse plus contrevenir à ses immenses ambitions. Il en fut de même avec tous les pouvoirs et corps intermédiaires, politiques, syndicaux et territoriaux afin d’imposer un ‘’New deal’’ à la France dans le cadre de la mondialisation afin que la France du ‘’nouveau monde’’ sans opposition structurée devienne la championne d’une nouvelle Europe refondée. Cette logique est fort attrayante mais ne correspond plus, ni à l’attente des peuples qui ont été les laissés pour compte de la mondialisation, ni aux fissures entre les tenants d’une économie (et d’une politique) protectionniste et ceux qui veulent conserver les principes d’une économie multilatérale.

1 : L’Avenir de nos partis politiques

Devant l’échec des partis ‘’traditionnels’’ dans plusieurs de nos pays occidentaux, la montées des extrêmes, qu’ils soient de droite ou de gauche, la mise en cause de la classe politique ou l’indifférence ou plutôt la désaffection des citoyens face à la politique, la question peut-être posée de savoir quel est l’avenir des partis qui nous sont coutumiers et semblent incontournables dans notre vie politique.

Les partis étaient traditionnellement contestés par leurs électeurs en période électorale souvent sans autre intention que de leur faire une piqûre de rappel de leurs promesses non tenues, mais ils leur restaient fidèles dans leurs votes bien que leurs dirigeants aient été fréquemment désavoués par leurs partisans qui leur restaient néanmoins acquis par tradition ou par principe. Fi de l’électeur, c’est dans notre démocratie les partis qui détiennent le pouvoir et qui l’exercent à leur gré sans tenir compte des aspirations de leurs électeurs et le cas échéant, ignorent superbement la sanction des citoyens sortie des urnes. Ces citoyens conscients de l’importance de leur participation active à la démocratie mais déçus de la politique politicienne des partis politiques se tournent maintenant vers d’autres formes de pouvoirs, actions citoyennes, organes syndicaux, milieux associatifs, qui prennent davantage en compte, du moins en sont-ils  persuadés, leurs intérêts.

En fait, le mode de démocratie qui nous était familier est devenue une particratie et nos gouvernants, ne sont plus des hommes politiques au sens noble du terme mais des politiciens de profession sans aucune vocation ni enthousiasme pour leur tâche dont les mandats sont distribués (et renouvelés) par la grâce des instances internes de leur parti et non par une ferveur populaire citoyenne qui porte un candidat à leur représentation. Même si la plupart de nos élus ne sont pas, ni plus malhonnêtes, ni plus corrompus que par le passé, les citoyens sont lassés de la tradition partisane, de la structure immuable des partis politiques et de la reconduction perpétuelle de leurs mandataires. Il faut bien reconnaître que ce désamour ou plutôt ce désaveu de la chose politique est dû pour une grande part à la disparition ou au renoncement des ‘’Grands Hommes d’Etat’’ qui se dévouaient corps et âme pour le bien commun, celui de leurs citoyens. Cette élite politique fait partie du passé et il serait possible de faire un parallèle entre l’engouement européen lors de la création de l’Union européenne par des hommes politiques qui, par leur charisme, leur force de caractère, leur vision d’avenir galvanisaient les âmes et les cœurs; l’adhésion populaire qu’ils suscitaient contraste avec le découragement actuel et la désaffection des peuples, non pas pour la vocation européenne, mais pour le rejet de représentants technocrates sans envergure, d’une Europe sans âme, serviteurs dévoués mis en place par la bonne grâce de leurs partis nationaux, en fait, un copié / collé de la structure de la particratie nationale à l’échelle de l’Europe.

Les comportements et les pratiques de nombre d’élus sont loin d’êtres exemplaires et de nombreux scandales éclatent au grand jour renforçant le rejet de la chose politique et l’appréciation des élus dans les couches populaires par l’expression ‘’tous pourris’’. Dans le passé, il y a toujours eu des ‘’brebis galeuses’’ mais elles étaient moins nombreuses qu’à présent. Ils avaient pour tradition de souscrire à une éthique auto-respectée et il n’avait nul besoin pour exercer honnêtement leur mission, de charte ou de déclaration d’engagement déontologiques écrits et signés, mais peu respectés comme c’est le cas à l’heure actuelle.

La moralisation de la politique est un slogan répété à l’envi par les partis pour calmer le ‘’bon peuple’’ mais reste lettre morte dans les faits car la majorité des élus de quelque bord qu’ils soient ne sont pas encore prêts à remettre en cause, éventuellement sous une autre forme, leurs privilèges exorbitants et leurs coutumes malsaines qui sont devenues insupportables pour les citoyens. Les gouvernants d’une époque révolue ne passaient pas leur temps à se quereller sur des sujets futiles ou de monopoliser les médias pour persuader les citoyens de leur activité débordante, car ils auraient eu la conviction que c’était du temps volé à leurs électeurs, Nos mandataires actuels passent de plus en plus de temps en commissions de toutes sortes dont celles crées pour dédouaner les uns en compensation de l’impunité des autres, réunions qui ne servent souvent qu’à laver le linge sale en famille afin qu’il présente après lavage une blancheur virginale….. mais à l’extérieur seulement. Sans mettre en cause exagérément l’honnêteté matérielle de nos dirigeants politiques, on peut légitimement s’interroger sur leur honnêteté intellectuelle et leur qualité de leaders politiques.

Afin de donner l’impression aux citoyens qu’ils participent activement à l’élaboration des questions législatives, certains pays ont donné le pouvoir à la population de soumettre des pétitions qui, moyennant un certain quorum, peuvent être présentées à un organe politique, souvent la Chambre des représentants qui décidera de la suite à donner à ces motions. Par manque d’encadrement du contexte de ces pétitions, la fantaisie de certaines d’entre elles, la futilité de certaines autres, elles rendent irrecevables leur revendication avant même leur présentation à l’organe chargé de les apprécier, organe qui, suivant l’ampleur de la vox populi pour la requête ou de son intérêt propre, l’adoptera ou la rejettera ; il s’agit d’un simulacre de démocratie participative, qui a été créé pour éviter des référendums qui sont un appel au peuple sur des questions majeures mais qui s’avèrent être des consultations souvent dangereuses pour le pouvoir de ceux qui nous gouvernent.

Il est de plus en plus courant pour le citoyen de pointer du doigt l’incapacité des hommes politiques de résoudre leurs problèmes et de répondre à leurs préoccupations. Le découragement, voir le dégoût de la chose politique, sont largement répandus parmi les citoyens qui se sentent exclus d’un’’ jeu’’ politique qui les dépasse ou tout simplement, parce qu’ils se sentent bernés par ceux qu’ils ont élu. La lassitude des citoyens provient aussi de la pauvreté de la classe politique dans les débats publics et de la tenue parfois schizophrène de certains élus dans leurs assemblées. Le comportement de certains mandataires et l’étalement sur la place de leur vie privée amènent les citoyens à ne plus s’intéresser qu’à la chronique des ‘’peoples’’ politiques. Une petite politique politicienne dont raffolent certains médias pour abreuver le ‘’bon peuple’’, qui en redemande…et provoquer son anesthésie au grand avantage des élus qui sont ainsi dispensés de rendre des comptes.

Les élus de peuple se pressent, se bousculent les uns et les autres, devant des micros ou des caméras, aux portes des journaux pour donner des interviews, ceci vaut surtout en fin de législature pour persuader leur parti de leur popularité afin de prétendre qu’ils sont irremplaçables avec, accessoirement, la volonté de faire campagne vers les citoyens pour assurer leur réélection mais surtout d’être placés en ordre utile par leur parti afin d’ y parvenir.

Il se fait jour à une véritable désillusion d’un électorat usé par les interminables manœuvres, compromis et même compromissions pour détenir le pouvoir. Ce pouvoir politique ne vaut que par ceux qui détiennent les rênes de son exercice dans les partis, qu’ils soient ministres, sénateurs, députés, membres éminents, organismes d’études, instituts de sondages, Think-tanks, conseillers internes et externes, intermédiaires incontournables des pouvoirs ou contre-pouvoirs à l’intérieur des partis. Il s’agit de briguer un portefeuille( le terme moins sujet à caution serait maroquin) de ministre par nomination directe du parti, de postuler un siège de député par détermination des places en ordre utile sur les listes électorales établies aussi par les partis et de rendre service à des caciques devenus inutiles ou indésirables au sein de leurs partis pour occuper des fonctions dans des organismes périphériques moins brillantes certes, mais fort rémunératrices. Toutes ces normes bien établies d’accès au pouvoir sont aussi traditionnelles que les partis eux-mêmes et malheur aux contrevenants s’ils veulent sauvegarder leur avenir politique. Ce n’est pas l’électeur-citoyen qui détient le pouvoir par son vote, ce sont les partis au pouvoir qui dictent leur loi. C’est le parti qui attribue ce mandat et qui l’exerce de facto en plaçant les candidats en ordre utile pour être élus, ces mandataires ne sont pas élus par l’électeur mais par la grâce du parti auquel ils sont redevables de leur succès électoral.

Les ministres ne valent que par leur nomination et non par leur valeur car mis en place par un savant dosage des origines sociales, des tendances, de l’équilibre entre régions, ils n’agissent que par la volonté des partis qui les ont désignés. La notoriété ne vient que par la suite en fonction de l’importance de leurs attributions ou de leur facilité de communiquer. Aujourd’hui la communication est devenu l’outil indispensable de la perception que le citoyen se fait de ses mandataires.

Aux yeux de nombre d’électeurs, ne sont d’excellents hommes d’Etat que de bons communicants, le message, lui, n’étant que secondaire.

2. la transition vers d’autres formes de gouvernance.

La faiblesse de nos partis politiques traditionnels, pour ne pas dire leur discrédit, laisse la place à des partis que l’on pourrait dénommer partis de contre-pouvoir, soit, parce qu’ils sont issus des partis ‘’historiques’’ et constitués par des dissidents ou des contestataires qui ne se reconnaissent plus dans leurs partis d’origine et veulent défendre les droits ou les idéaux de citoyens davantage sensibilisés par des thèmes majeurs, tels que l’environnement, les droits sociaux, l’identité nationale, l’Europe, la mondialisation, les migrants, thèmes qui ne se retrouvent pas ou sont galvaudés dans les discours des partis traditionnels.

Ces partis populistes de droite comme de gauche sont amenés à disparaître, soit par le renoncement de leurs élus qui ne voient pas leur avenir politique dans ces partis, soit par lassitude de leurs électeurs qui se sentent bernés par leurs déchirements ou leurs reniements. Ils sont généralement confinés dans leur thèmes réducteurs sans projets d’évolution en dehors de leurs dogmes et n’offrent pas une vue perspective sur une organisation alternative de la société.

Ces partis anti-hégémoniques s’ils se veulent antisystème, adoptent néanmoins les mêmes structures obsolètes, les mêmes schémas dépassés, les mêmes recettes surannées ; leurs dirigeants ont les mêmes ambitions personnelles que celles qu’ils dénoncent dans les partis traditionnels. Ils font usage des mêmes moyens de communication, des mêmes canaux de promotion et prodiguent aux médias la même attention au même titre que les partis ‘’traditionnels’’ qu’ils ambitionnent de remplacer.

Ces partis se veulent en dehors du système politique, contestent le pouvoir en place et sont perçus par les partis traditionnels qui se voient contestés comme des populistes, extrémistes fascisants pour les uns, extrémistes gauchistes pour les autres. Ils participent néanmoins d’une façon ou d’une autre à l’ordre social établi et sont intégrés au système politique actuel. Leurs recettes pour parvenir au pouvoir ne sont pas nouvelles, leurs hommes et femmes politiques ne sont pas différents de ceux qui sont en place mais ils ont pour le moment, mais pour combien de temps encore, le vent en poupe car ils sont à la mode, ils surfent sur la vague des difficultés et des scandales que nous connaissons mais leur radicalisation ne survivra pas et leur audience auprès des citoyens n’est qu’éphémère, Soit, ils rentreront dans le rang lorsqu’il parviendront au pouvoir, soit ils seront phagocytés par les partis traditionnels qui les récupéreront, souvent par ambition personnelle de leurs membres qui, ne voyant pas le pouvoir à leur portée, réintégreront le bercail, soit leur division sur des thèmes plus mobilisateurs et plus réducteurs sans projets d’évolution en dehors de leurs principes de base; leurs vues utopistes les diviseront jusqu’à leur disparition. Les partis contestataires qui veulent donner une alternative sur l’échiquier politique au même titre que les partis traditionnels qui luttent pour leur survie, disparaitront pour faire place à une organisation politique différente de la société.

A l’exemple de la France, où le ‘’Nouveau pouvoir’’ rejette les anciens’’ mais les copient par leurs structures et leur gestion ils sont obligés d’évoluer vers une structure partisane, sinon conventionnelle ; ils sont composés en grande partie d’hommes parfois nouveaux dont on ne connaît pas encore l’étoffe mais dont on apprécie la docilité; ils ne se proclament ni de droite, ni du centre ni de gauche mais sont unanimes à renier leurs convictions politiques; dans l’hypothèse de débauchage d’une personnalité d’un parti existant, les ‘’débauchés’’ sont convaincus d’un meilleur avenir que dans leur parti d’origine. En contrepartie de leur reniement Ils reçoivent de nouvelles fonctions plus en vue qui leur permettent de se distinguer plus facilement que dans leur parti d’origine où la concurrence est plus forte et les canaux du pouvoir plus engorgés.

3. l’offre future

La société se transforme au rythme des progrès technologiques actuels, la numérisation, les vecteurs de communication, la mondialisation ; tous les facteurs idéologiques, sociaux, financiers qui nous sont disponibles à chaque instant façonnent notre pensée et révolutionnent notre mode de vie, nos relations humaines et sociales.

Ce monde interconnecté est plus éduqué, moins crédule et surtout plus critique à ce qu’on peut lui offrir. L’information dont il dispose est illimitée, elle lui parvient en temps réel et sa diversité lui permet de mieux juger de l’offre politique.

Ces nouveaux acteurs de la vie politique sont organisés en structures qui correspondent à leurs valeurs ou à leurs idéaux, notamment les Organisations non gouvernementales, en abrégé, ‘’ONG’’ dont une nouvelle formation émerge chaque jour et dont certaines se sont éloignées de leur ‘’objet social’’ d’origine et sont devenues davantage plus politiques que caritatives ou socialement engagées. Ce sont aussi des groupements d’intérêt de tous bords, lanceurs d’alerte, groupes de pression, collectifs, communautés structurées ou autonomes, tous ces nouveaux venus ne se retrouvent pas dans la vie politique telle que celle organisée par les partis traditionnels et offrent une alternative de pouvoir politique plus adaptée à la société actuelle et à ses attentes. Ce sont aussi, les courants, créés par d’anciens responsables, parfois de haut niveau issus de partis traditionnels et qui cherchent de nouveaux chemins pour les mener au pouvoir par une autre voie. Les structures de ces nouveaux venus sur la scène politique sont souples, sinon spontanées et ils ne sont pas corsetés par des codes comme dans les partis traditionnels ; ils répondent à un besoin de liberté dans l’organisation de la vie politique et sociale que les partis structurés ne permettent pas de donner.

Ils constituent à l’heure actuelle un début de mise en réseau qui est transversal dans le recoupement ainsi que dans la complémentarité de leurs activités et vertical dans les contacts directs avec leurs adhérents. La mondialisation et les espaces transnationaux effacent les frontières et donnent un souffle nouveau à l’organisation politique de la société. L’exemple ne viendra pas de la structure de la Communauté européenne calquée sur celle des Etats qui la compose, émanation des partis traditionnels pour la composition du Parlement, mêmes tractations, mêmes pondérations et mêmes intrigues pour la désignation des Membres de la Commission et des autres structures communautaires.

Le Mouvement ‘’En marche ’’ qui était à l’origine un rassemblement d’adhérents zélateurs aurait pu être la préfiguration d’une nouvelle forme de politique non partisane mais les débauchages de personnalités partisanes de gauche, de droite et du centre, l’égo démesuré de son mentor et son ambition jupitérienne d’une gouvernance personnalisée autocratique ont tué dans l’œuf ce mouvement qui s’est orienté et se mue en parti politique traditionnel de droit divin.

L’évolution de la politique se fera non plus sur des structures obsolètes mais sera fondée sur des idéaux communs à des franges de la population dont les réseaux sociaux seront les vecteurs privilégiés pour ces communautés qui permettront de consulter, de présenter des programmes électoraux et de provoquer des élections transnationales en temps réel.

L’échec annoncé de Macron qui a voulu diviser pour régner, supprimer les contre-pouvoirs pour être l’initiateur du New deal ne sera pas l’inspirateur d’une nouvelle politique pour le 21ème siècle car le mouvement naissant pour une démocratie directe en dehors des partis politiques doit être démocratique.

 

 

 

 

LE DÉCLIN DU GRAND EMPIRE EUROPÉEN

LE DÉCLIN DU GRAND EMPIRE EUROPÉEN

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Toutes les nations européennes de l’U.E. que l’on dénomme Etats-membres pour ne pas faire référence à une dangereuse identité nationale sont devenues vassales du ‘’Grand Empire européen’’.

Plus aucune volonté d’un pays, plus aucune requête de leurs peuples n’a de chance d’être prise en compte si elle n’obtient pas le blanc-seing des technocrates de Bruxelles. Plus encore, les Elites décident souverainement depuis leurs tours d’ivoire du destin des Etats et de leurs peuples en les forçant à emprunter des voies qui leur sont dictées par leur propre intérêt ou mieux encore, par intérêt personnel. Après le soutien massif à Mariano Rojoy, véritable tyran digne ( !) successeur de Franco, impliqué dans des scandales financiers mais qui est resté soutenu par nos Excellences contre vents et marées malgré l’emprisonnement d’opposants catalans et de leaders contraints à l’exil forcé pour ceux qui s’exposaient à sa vindicte, sanctions très contestables sans aucune mesure avec les faits qui leur étaient reprochés. Ce triste personnage a préféré démissionner sans panache avant le vote du parlement ; quel courage ! il aurait peut-être dû se faire justice lui-même ! Un soutien de moins pour votre empire !

Vous, dans vos Institutions européennes et Vous, chefs d’Etats vassaux, l’auriez vous lâchement abandonné après avoir fait l’éloge d’un individu qui était déjà très problématique, devenu despote dont les répressions à l’encontre de la Catalogne et de ses partisans, a bénéficié de votre appui indéfectible ; vous avez préféré soutenir au pouvoir un oppresseur avéré dans un pays proche de la dictature que de voir poindre une sécession dans Votre vertueuse Europe et une contamination dans d’autres pays vassaux. Un courtisan en moins dans votre empire !

Il en va de même à Malte, pays pour lequel vous avez apporté votre soutien sans ambiguïté mais discret puisqu’il s’agissait d’un meurtre à Joseph Muscat, Premier ministre maltais mafieux, impliqué dans l’assassinant politique d’une  journaliste qui voulait mettre au grand jour la corruption du pouvoir en place. Ce meurtre n’a provoqué aucune réprobation unanime, ni de la Commission ni du Parlement, toujours si prompts à condamner les actes délictueux…bien entendu, lorsqu’ils se passent en dehors de Votre vertueuse Europe.
Une passivité coupable de Votre empire !

Maintenant au tour de l’Italie dont vous avez bafoué farouchement la volonté du peuple, avant les élections en faisant une pression énorme pour que leurs citoyens votent en faveur de partis qu’ils avaient désavoués mais soutiens de Votre ‘’chère’’ Europe. Les mises en garde des Éminences européennes qui ont mis tout leur poids dans la balance pour un vote ‘’européen’’ n’ont servi à rien, sauf à renforcer la montée en puissance des partis anti-européens, qualifiés de populistes suivant Votre vocabulaire usuel dans vos Institutions. Toutes Vos manœuvres, toutes Vos manigances n’ont pas réussi à faire plier des transalpins soucieux de leurs prérogatives.

Durant la formation du gouvernement, tous les dirigeants européens se sont succédés pour mettre en garde l’Italie du péril d’une nouvelle peste brune qui la menaçait et vanter les indispensables bienfaits de l’appartenance à l’U.E. A Florence, Antonio TIJANI a déclaré : « Être un bon Italien signifie aussi être un bon citoyen européen, ça doit être répété à haute voix»…. sa voix s’est perdue dans la ferveur nationale identitaire du pays !

Le président de la République italienne, bon apôtre européen, a assuré le dimanche 24 mai «que personne ne pouvait soutenir qu’il avait fait obstacle à la formation d’un gouvernement » (sic) et qu’il avait apporté une grande collaboration à cette tentative ! mensonge éhonté mais qui lui sera pardonné car en cela, il défendait Votre Europe.

Malgré une prérogative constitutionnelle, Matarella ne respectait pas la volonté du peuple italien sous le joug de Votre Europe et des ses grandes puissances qui voulaient maintenir l’Italie sous leur férule. Encore une fois, Matarella n’avait pas compris que la désignation de Cottarelli, cet ancien haut fonctionnaire du FMI qui voulait imposer un régime de rigueur au même titre que celui infligé à la Grèce risquait de provoquer une révolution en Italie.

Heureusement, l’Italie n’est la Grèce et vous ne ferez pas courber l’échine à ce pays. Son économie est la troisième en Europe, la deuxième sur le plan des exportations. C’est un peuple industrieux qui a des ressources autres que le tourisme et l’agriculture qui ont conduit à la résignation forcée des citoyens grecs de se soumettre aux diktats européens. Il n’en sera pas de même avec les Italiens qui possèdent d’autres ressources et une fierté nationale qu’il sera difficile de faire plier aux exigences des Institutions européennes. Plutôt que de subir les pressions du maintien dans l’Euro, l’Italie n’aura-t-elle pas la volonté d’en sortir et de faire la politique monétaire qui répond à son destin politique, social et économique, le cas échéant, de se libérer du carcan de l’Euro pour dévaluer la lire et enfin, de tourner le dos aux aberrations de l’Union européenne notamment dans la gestion des flux migratoires.
L’Italie va fragiliser elle aussi Votre Empire.

Toutes Vos tentatives d’imposer votre domination ont été vouées à l’échec. Tous les empires qui ont voulu soumettre leurs Etats vassaux et leurs peuples à leur  hégémonie ont décliné pour enfin disparaître, c’est également le destin de Votre empire.

Après le Brexit, demain, l’Italexit et après-demain l’Eurexit…..

 

LE RANÇONNEMENT FRANÇAIS DES PAYS-MEMBRES DE L’UNION EUROPEENNE

La France est un pays membre de l’Union européenne qui reste, malgré son présomptueux Président jupitérien donneur de leçons, un pays impécunieux qui se veut grand par son importance sur la scène politique internationale déjà fort écornée mais plus proche des pays du ‘’Club Med’’ par l’état de ses finances.
Le fameux ratio « déficit structurel/PIB» passera en France sous la barre des 3%  pour cette année 2017. Alléluia ! , Inch Allah !, gloire au dieu Macron et à tous ses disciples ministériels ! C’est la première fois depuis 2007 que le pays repasse sous la fameuse barre des 3 % de déficit exigé par les traités européens.  Quelles magouilles internes à Bercy  et quels artifices de la Commission européenne dont le Commissaire en charge de L’Economie, qui est français lui aussi, et se montre toujours particulièrement magnanime pour son pays d’origine, ont-ils pu imaginer pour parvenir à ce déficit !  Deogratias, ديوغراتيس  !
Cependant, la dette publique française est abyssale, 2.300 milliards €  ( près de 100% du P.I.B ) à laquelle s’ajoutent des dettes n’apparaissant pas dans le budget public mais qui sont affectées à des sociétés publiques (SNCF : 50 millards €) ou à des collectivités locales auxquelles l’Etat a transféré une partie non négligeables de missions (au titre de la décentralisation ? ) qui génèrent autant de dettes et de déficits, sinon plus que l’Etat, mais qui, eux, sont à charge des Collectivités, dettes dissimulées ou non comptabilisées qui n’apparaissent pas dans le dette publique française. Malgré cette dette démesurée, la France continue à emprunter sur les marchés, encore près de 7 milliards tout récemment. ! Dans des perspectives moins favorables pour les niveaux des taux, Macron plaide et insiste après de Madame Merkel pour l’introduction d’une solidarité financière entre pays de la zone Euro. Il est d’usage constant que ce sont toujours les pays du Nord de l’Europe qui ont fait preuve de solidarité vis-vis-vis des pays du sud ; Macron préfère devancer une situation qui pourrait de venir catastrophique pour la France dès 2019, ayant repoussé le maximum de dépenses électorales pour les années à venir.
Néanmoins, comme la France de Macron n’est pas en mesure de réduire ses dépenses en raison de promesses qui doivent être tenues, à l’intérieur pour des raisons électorales, et à l’extérieur sous peine de se voir  considérer comme un pays de ‘’Club Med’’, elle veut collecter à l’extérieur de ses frontières les finances qui lui font si cruellement défaut pour rembourser sa dette publique !
france_mendiante_A_18_04Une recette très simple est de pomper le fric dans les poches des petits voisins qui sont, eux, économes et laborieux mais inaudibles à la Commission européenne. Proies faciles, ils ne diront rien, ils ne se révolteront pas, ils subiront comme toujours !
Le ministre de l’Action ( !) et des comptes publics français, Gérald Darmanin, était auditionné en ce début de mois par les parlementaires sur le projet de loi contre la fraude fiscale. A cette occasion, la France a affiché sa volonté de s’attaquer plus fermement à la fraude fiscale ou à «l’évitement fiscal» (référence aux montages légaux ! ) ; l’évitement fiscal est une nouvelle appellation pour dénommer en franglais les rulings, procédure que même la France doit considérer comme légale donc inattaquable juridiquement, mais inapplicable en France en raison des taux fiscaux exorbitants qui sont dissuasifs pour les investisseurs.
Un texte de loi est en cours de préparation à Bercy ; Il se décompose en une dizaine d’articles, dont une majorité concerne la poursuite au niveau national des fraudeurs à l’impôt. Mais un article (l’article 11) fait explicitement référence aux relations entre la France et les pays tiers à l’effet de tenter de donner une forme légale (en France) à cette agression extraterritoriale. Cet article 11 fait référence notamment aux paradis fiscaux au niveau mondial, ceux avec lesquels la France entend afficher une fermeté nette (pas de coopération !), de concert avec l’Union Européenne. Encore faudrait-il dégager un accord au niveau européen pour ce faire ! Outre les paradis fiscaux, Le ministre fait mention également de «TROUS NOIRS» ou encore de pays à «petite vertu fiscale au cœur de l’Europe»  (la langue française est particulièrement féconde l’utilisation de ces métaphores !) , «Il s’agit de partenaires à la fois très proches mais en même temps très peu coopératifs», a décrit le rapporteur général du projet. Il ne faut pas être grand clerc pour deviner qu’il s’agit notamment du Luxembourg, de Malte ou de l’Irlande, puisque le Commissaire européen Pierre Moscovici y a fait explicitement référence en janvier dernier.
Le ministre de l’Action ( !) et des comptes publics français, Gérald Darmanin a donné sa ligne de conduite par rapport à ces «TROUS NOIRS» au cœur de l’Europe : «on ne parle pas ici de différence de fiscalité, puisque la fiscalité est la souveraineté de chaque état. En revanche, chaque état n’a pas toujours la même façon vertueuse (décidément la vertu est une notion bien franchouillarde ) de considérer l’évasion fiscale  ». Il poursuivait : « Ces pays nous les connaissons : nous allons faire un travail important pour les amener à la « raison ».  C’est un discours sinon belliqueux,  du moins martial vis-à-vis de pays-membres qui restent souverains, n’en déplaise à la France. On sait que le Luxembourg ou l’Irlande sont pour le coup visés par les propos qui suivent : «Il y a d’autres pays européens où les politiques fiscales sont moins évidentes». D’ici la fin de l’adoption de ce texte, je me rendrai dans ces pays pour en discuter […] Soit on aura à faire à des gens ( !) qui souhaitent avancer vers la même harmonisation fiscale ou de lutte contre l’évasion fiscale, soit ils considéreront que c’est un avantage comparatif [en leur faveur] et dans ce cas-là, je crois que nous prendrons des mesures qui seront des mesures différentes que de simples déclarations.» A bonne entendeur européenne, Etats européens, salut !
Le Ministre français ministre de l’Action ( !)  et des Comptes publics , Gérald Darmanin a donc programmé une visite dans les pays qualifiés de « TROUS NOIR FISCAUX » mais pays  pour lesquels, il a déclaré  et c’est rassurant, «  ON A TOUS INTERET ENTRE PAYS AMIS A DISCUTER QUITTE A DIRE DES CHOSES QUI NE SONT PAS TOUT A FAIT PLAISANTES ! ». Les modalités de ces déplacements seront précisées avec son Ministre des Finances, Bruno Le Maire en charge des dossiers internationaux  pour  parvenir à des investigations (légitimes ?) dans des pays souverains. Comme il n’a pas reçu d’invitation de devoir d’enquête de ces pays, amis, mais néanmoins étrangers, le Ministre français des Comptes publics, a pris soin de préciser . « JE ME CALE AUSSI SUR CE QU’A DIT LE COMMISSAIRE EUROPEEN Pierre Moscovici »; c’est ce Commissaire (Français)  en charge  des Affaires Economiques et financières qui avait accusé plusieurs pays européens d’être des « TROUS NOIRS FISCAUX », formulation qui a le vent en poupe tant à la Commission européenne que dans les pays-membres impécunieux. Le Ministre des Comptes publics de l’Etat dont la nationalité est celle  du Commissaire responsable en ces délicates matières aurait-il reçu mission de la Commission européenne de mettre au grand jour ces « TROUS NOIRS » mais que, devant la réticence de plusieurs Etats-membres, le Commissaire en charge de cette mission peu exaltante de terrassier, aurait-il donc fait appel à un compatriote pour remplir cette mission ardue ?

L’UNION EUROPÉENNE A FAVORISÉ L’INSURRECTION EN CATALOGNE

 

Le 26 mars dernier un Europarlementaire stupide, aveugle et inconscient de surcroît, le dénommé Guy Verhofstadt a écrit sur sa page FACEBOOK :

‘’ Guy Verhofstadt  18/26/03·

People ask what my reaction is on the latest developments in the Catalan crisis which is escalating again. I post here my statement of 5 November 2017. I think it remains as valid today as it was last year. ‘’ »It’s time for de-escalation now. Urgent measures need to be taken to end the social and political conflict in Catalonia. These go beyond the decisions taken by the judiciary […]. Our hope is that […] the Catalan legitimate representatives […] go beyond legal arguments, although fully respecting the rule of law which is one of the EU fundamental values, and find genuine dialogue and compromise »

Aveugle, oui, car il n’a pas compris, à l’instar des autres dignitaires de l’Union européenne et au même titre de nos Eminences des pays-membres qui ont ignoré ou plutôt n’ont pas voulu comprendre que la situation en catalogne avait évolué depuis près de 5 mois ! Elle s’est radicalisée du côté des autorités de Madrid, au niveau politique et s’est manifestée par une rigueur injustifiée des autorités judiciaires aux ordres du pouvoir politique. Le gouvernement de Madrid s’est ridiculisé par des mesures excessives, vexatoires et parfois burlesques à l’encontre des Indépendantistes dont certaines sont issues d’une haine féroce de Mariano Rajoy à l’encontre de Puigdemont. Rajoy a perdu toute autorité, tout crédit au niveau national et a tenté de se ressaisir en prenant des mesures disproportionnées et violentes à l’encontre de la Catalogne afin de ressouder son pays autour de sa personne. En fait, il a échoué à titre personnel et risque un échec plus cuisant encore pour entraver la volonté d’autonomie de la Catalogne.

Après une manifestation pacifique le 1er novembre 2017 sauvagement réprimée par  les Mossos d’Esquadra,  police ou plutôt sbires du pouvoir central honnis des Catalans, ce peuple fier et indépendant est resté étonnement calme malgré toutes les injustices, l’oppression du pouvoir à travers l’emprisonnement de prisonniers politiques et des exilés voulant échapper à la vindicte de Mariano Rajoy, Premier ministre et de sa déléguée en Catalogne, vice-présidente du gouvernement espagnol Soraya Saenz de Santamaria connue pour sa brutalité, son intransigeance dans l’application sans ménagement de l’article 155 de la Constitution et mettre la Catalogne à sa botte ; elle s’est vantée d’avoir ‘’décapité’’ le mouvement indépendantiste ! Cette démonstration de force démontre à souhait le rejet de Madrid de négocier comme le suggère le naïf Verhofstadt. Ce rejet s’est exprimé depuis le début des velléités d’indépendance, c’est amplifié depuis les échecs successifs de Rajoy qui n’a jamais montré le moindre souhait de dialogue, au contraire, il a durci son attitude qui a exacerbé le peuple catalan.

Alors que les premières manifestations viennent de commencer après 5 mois d’une attitude pacifique exemplaire, cet imbécile de Verhofstadt, qui ne fait qu’être le porte-voix de votre silence assourdissant à tous, Vous, dignitaires européens, planqués derrière les portes capitonnées dans vos bureaux confortables de Bruxelles et de vos assemblées de représentations de marionnettes de Strasbourg. Non, à vos yeux rien n’a changé mais surtout il faut que rien ne change pour éviter toute velléité d’autonomie qui pourrait se répandre comme une trainée de poudre à travers ‘’Votre Europe’’. La démocratie pour vous n’est qu’un vain mot et son interprétation est sujette à vos fantasmes et à vos intérêts propres.

Non, rien n’a changé alors que 22 leaders sont poursuivis par le Tribunal suprême, soit par un emprisonnement de prisonniers politiques, soit laissés en liberté conditionnelle ou en détention préventive et dont 7 se trouvent réfugiés à l’étranger. Selon Madrid, M. Puigdemont et ses camarades ne sont pas poursuivis pour des idées politiques, des idées d’indépendance mais en raison d’infractions bien concrètes, poursuites pour rébellion et sédition qui sont éminemment controversées, car elles supposent « un soulèvement violent » qui, selon des juristes (indépendants, eux), ne s’est jamais produit, soulignons que ces chefs d’accusation sont passibles de 30 ans de prison ! peines encourues par des criminels de droit commun ou des terroristes islamistes (avec plus d’indulgence  peut-être)!

En raison de leur statut de prisonnier politique ou du risque d’être emprisonné, aucun candidat à la présidence n’a pu être élu… Est-ce votre conception de l’application de  la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne de laisser une soi-disant démocratie européenne le pouvoir d’incarcérer des candidats afin qu’ils ne puissent être élus ?

Alors que les chantres des ‘’valeurs européennes’’ de l’UE  dont la démocratie ne fait manifestement pas partie, restent passifs devant la situation  en Espagne  ‘’The Economist Intelligence Unit’’ a dégradé un pays membre du statut de « démocratie pleine » à celui de « démocratie imparfaite » face aux violences qui ont émaillé le référendum du 1er octobre et le traitement réservé aux personnalités indépendantistes. Pour l’EIU,  l’Espagne a vécu à l’automne le paroxysme de sa pire crise politique en 40 ans de démocratie. Le gouvernement central dirigé par le conservateur Mariano Rajoy,  assuré de l’impunité grâce au soutien du PPE de Juncker et de sa clique, a toujours assuré agir simplement pour faire respecter la loi et la constitution.

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Ce légalisme exacerbé mis en avant pour répondre à ce qui est essentiellement une question démocratique ou pour refuser un vote démocratique » n’est « pas vraiment la marque d’un gouvernement qui encourage la démocratie et veut la défendre ». Le rapport de l’EIU dénonce également les poursuites pour « rébellion » et « sédition », chefs d’accusation « archaïques » engagés contre des dirigeants indépendantistes. » À notre époque, dans une démocratie moderne, voir des élus être poursuivis pour des chefs d’accusation qui semblent pour le moins archaïques (…) ne semble pas aller dans le sens de classer l’Espagne comme démocratie pleine », ajoute Joan Hoey de l’EIU. Ce n’est manifestement pas la vue de l’Union européenne !

Vous, donneurs de leçons démocratiques et de valeurs humanitaires, vous vous faites le défenseur de Rajoy, digne successeur de Franco. Vous-vous êtes tous déconsidérés, Vous les dignitaires des Institutions européennes, Vous les Chefs des Etats-Membres notamment l’Allemagne, Vous-êtes- vous émus  lors de l’arrestation de Puigdemont en Allemagne  lorsque que le porte-parole de la chancelière Angela Merkel a qualifié l’Espagne d’ « Etat de droit démocratique » et relevé qu’il régnait « une confiance toute particulière entre les autorités judiciaires des pays membres de l’UE ». ! Le gouvernement espagnol est resté, lui, en retrait, se contentant de qualifier de « bonne nouvelle » l’arrestation de l’indépendantiste laissant le soin aux Institutions européennes et aux Etats-membre de se murer dans leur silence, mais à la limite d’emboîter le pas de Raroy en qualifiant l’arrestation du trublion, non plus uniquement catalan, mais européen en qualifiant l’arrestation de Carles Puigdement de ‘’bonne nouvelle’’

A l’exemple de Verhofstadt, ce stupide individu, l’aveuglement des Eminences européennes et de leurs valets des Etats-Membres est total. Exaspérés par des arrestations arbitraires, par la désignation de la Vice-premier Ministre qui est d’une brutalité féroce pour faire appliquer l’Article 155 de la Constitution et par l’impossibilité de désignation d’un Président de l’Assemblée pour des élus empêchés car prisonniers ou en exil, les Catalans, dont le calme a été exemplaire depuis une demi-année se sont révoltés.

En Catalogne, des milliers de militants indépendantistes sont descendus dans la rue ce dimanche 25 mars pour protester contre l’arrestation de l’ex-dirigeant catalan Carles Puigdemont. Des affrontements violents ont rapidement éclatés à Barcelone où des manifestants, à l’appel d’un groupe radical, les Comités de défense de la République (CDR), ont tenté d’approcher de la préfecture. Les   Mossos d’Esquadra, les ont repoussés à coups de matraque et en tirant en l’air ; plus de 100 blessés ont été recensés. Cette manifestation et celles qui suivront, n’en doutons pas, c’est exactement ce que les autocrates espagnols recherchent à provoquer pour tuer la démocratie, poursuivre l’application de l’Article 155de la Constitution et instaurer une dictature de type franquiste en Catalogne. Toutes ces manœuvres sont en  cours avec l’appui bienveillant de l’Union européenne qui prône la démocratie, valeur européenne imprescriptible, mais dont l’interprétation sert les intérêts personnels de ses dignitaires.
Heureusement deux pays-membres ont refusé l’extradition pour des faits non reconnus dans leur droit national mais invoqués sans vergogne par la ‘’Justice’’ espagnole, l’Allemagne dont la justice reste indépendante du pouvoir exécutif a fait un pied de nez à Madame Merkel aux ordres de Bruxelles et de  ses dignitaires qui par contre manquent de la moindre étique  et sont de vulgaires manipulateurs par surcroît. La Belgique qui est un pays souverain et malgré toutes ses vicissitudes veut le rester malgré les diktats de la Communauté envers un petit pays.

Puigdemont n’est pas un exemple, ni de courage, ni de sens politique, ni même de la défense de son peuple ; il est vrai que les peines qu’il encourait, 30 ans de prison celles réservées à un terroriste assassin dans un pays démocratique ne l’ont pas encouragé dans son action. Son exemple néanmoins n’est pas vain, il est le témoin d’une quasi-dictature au sein de l’Union européenne qui prétend se parer de toutes les vertus, il est parvenu à éveiller les consciences de nombreux citoyens européens à défaut de réveillercelles de leurs édiles européennes qui sont sourdes aux aspirations identitaires des peuples et muettes lorsqu’il s’agit non seulement de l’expression de la volonté des peuples à disposer d’eux-mêmes mais encore de défendre le respect des plus élémentaires de la sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales des citoyens.

LA REFONDATION DE L’UNION EUROPÉENNE

Messieurs les dignitaires européens, ne cherchez plus, ne vous donnez plus de maux de tête pour trouver la solution de refonder l’Europe, non pas pour les Eurocitoyens, ils ne recueillent votre intérêt que lors des élections européennes, non pas pour les Etats-membres, ils sont nécessaires pour votre survie afin de préserver vos prérogatives et vos privilèges de gouvernance que vous vous arrachez entre institutions européennes comme des chiens sur la chair d’un os déjà un peu faisandée…

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La question n’est plus de savoir si la nouvelle organisation de l’Union européenne doit être formée de cercles concentriques comme un jeu de fléchettes avec au centre les ‘’DEUX GRANDS PAYS’’ comme cible et les cercles concentriques dans lesquels sont regroupés les autres pays membres, classés dans ces aires intermédiaires suivant des critères ‘’objectifs’’ que vous seuls déterminez et décidez !

Votre Europe pourrait également être celle de l’Eurogroupe avec les membres actuels, dont le nombre pourrait être accru ou réduit suivant vos mêmes critères ‘’objectifs’’. L’Eurogroupe n’est pas la panacée, loin s’en faut, car cet organisme hybride regroupe en son sein des pays faibles et des pays forts. Les premiers sont vulnérables et ne peuvent affronter seuls une crise financière à l’exemple des pays méditerranéens qui n’ont été sauvés de la faillite que par la solidarité des pays du Nord, ceux-ci n’étant pas ( ou plus ) disposés à jouer les pompiers en cas de crise et de faire preuve de solidarité européenne à fonds perdus. Une même monnaie pour des pays de structures culturelles, économiques, sociales et financières de plus en plus différentes avec les élargissements à des pays-membres incapables de s’intégrer dans une monnaie unique est une aberration. Certains pays faibles devraient pouvoir dévaluer leur monnaie interne ‘’un euro national’’ par exemple vis-à-vis d’une devise extérieure commune, l’Euro-devise en l’occurrence qui naturellement en subirait les conséquences négatives d’une dépréciation sur les marchés des changes , tandis que d’autres devraient pouvoir réévaluer leur ‘’euro national’’ avec soit, une appréciation de la devise extérieure commune ou équilibrer le cas échéant en tout ou partie la dépréciation issue des monnaies internes dévaluées. L’Eurogroupe serait donc la première institution à devoir être réformée pour permettre d’éviter des drames sociaux par le fait d’une monnaie commune trop forte pour certains pays-membre et de pouvoir réévaluer en interne la parité avec la monnaie commune afin de rééquilibrer les 2 fléaux de la balance.

L’Union européenne pourrait être aussi composée à l’exemple d’une école avec les bons élèves d’un côté, dont les ‘’DEUX GRANDS PAYS’’ une fois encore, chouchous du professeur qui ne cesse de leur pardonner leurs péchés, toujours véniels dans leur cas, et qui ne sont jamais sanctionnés pour ni pour leur défaut de satisfaire aux règles européennes tels les critères de Maastricht ou le non respect des quotas d’immigrés. De l’autre côté, les cancres sujets aux punitions, jugements et sanctions avec l’extrême opprobre de la mise dans le coin européen avec un bonnet d’âne. C’est le cas actuellement des pays du Višegrad qui contreviennent aux principes des valeurs morales de nos ‘’Bons apôtres européens’’ ; demain, ce sera le tour de l’Autriche et après-demain, peut-être celui de l’Italie. Le populisme(¹) envahit l’Europe sans épargner l’Union européenne ou plutôt la contamine en priorité en raison d’une application de règles uniformes et intangibles, valables pour tous les pays-membres quelles que soient leur identité, leurs coutumes, leur histoire. En Hongrie, Viktor Orban, n’est pas rejeté par ses électeurs malgré les mobilisations répétées des Eminences de Bruxelles des partis d’opposition (pro-européens) pour l’évincer. En Pologne, le gouvernement dirigé par le PiS, parti conservateur réactionnaire de droite, lui aussi populaire ! (¹) se situe au plus haut dans les sondages et défie ouvertement les ‘’Donneurs de leçons’’ moralisateurs européens avec une réforme de la justice contraire aux principes des valeurs européennes. En Autriche, Sebastian Kurz, malgré toutes les pressions pré-électorales exercées par Bruxelles, gouverne avec l’extrême droite populiste (¹) du FPÖ, sans encore, mais pour combien de temps ?, encourir les menaces de nos bons apôtres eurolâtres. La Bulgarie échappe pour l’instant au courroux des instances européennes car la présidence de l’UE lui est attribuée pour ce semestre (la méritait-elle ?) de ce fait, ce membre, Président de l’UE ne pourrait faire l’objet de remontrances sans étonner les autres Etats d’une présidence discréditée. Le futur gouvernement italien subira les mêmes condamnations lorsque les partis populistes (¹) d’extrême droite et d’extrême gauche seront au pouvoir à l’exemple de la Grèce, enfant indigent de l’Europe que l’on ne peut ni juger et encore moins condamner pour me pas rompre de fragiles équilibres et laisser une porte ouverte à l’immigration. Eminences européennes, épargnez-vous des insomnies, des migraines, des amertumes ; la question de la refondation de l’Europe n’est plus à l’ordre du jour, il vous faudrait maintenant tenter de contenir ou mieux d’éradiquer le populisme que vous exécrez de la ‘’Maison Europe’’ dont vous avez rêvé la structure mais dans laquelle vous ne retrouvez plus les principes fondamentaux qui ne l’oublions pas sont vieux de 60 ans….. Les peuples se réveillent, ils réclament leur identité et pour certains vous rejettent, vous, vos vertus universelles et vos grands principes de solidarité.

Refonder une Union européenne coupée en deux est impossible, la seule possibilité qu’il vous reste est de l’admettre et de laisser aux peuples leur liberté de choisir leur avenir sans pression ni magouilles de toutes sortes pour conserver ‘’Votre’’ Europe, Vos prérogatives et….. Vos privilèges. Votre Europe est moribonde, sa refondation est une emplâtre sur une jambe de bois !

(¹)Le populisme désigne un courant politique qui fait référence  aux intérêts du peuple et prône son recours, tout particulièrement en opposant ses intérêts avec ceux de ‘’l’Elite’’ qu’il prend pour cible de ses critiques, s’incarnant dans une figure charismatique et soutenu par un parti acquis à ce courant idéologique. Le terme est régulièrement employé dans un sens péjoratif, synonyme de démagogie ; dans cette acceptation du terme, il suppose l’existence d’une démocratie représentative qu’il critique.

L’EUROPE EN ROUTE VERS L’OURAL…..DRANG NACH OSTEN…

 

’L’Europe de l’Atlantique à l’Oural ’’, citation attribuée au Général de Gaulle qui la prônait délibérément pour ne pas prendre le risque de la voir se réaliser, était et reste une utopie. C’est sur cette utopie que l’Europe, ou plutôt la Communauté européenne, qui était à l’origine une Union douanière de pays souverains, une Zone de libre-échange par la suite, une Communauté européenne, enfin une Union européenne que nos politiciens ont accepté de transformer, d’agrandir, délibérément alourdie par des institutions aussi nombreuses qu’inutiles, aussi transparentes qu’illisibles et pour paraphraser les paroles de Charles de Gaulle sur l’O.N.U., cette Union est devenue ‘’un Grand machin’’ dirigée par des technocrates, démocratiquement nommés (?), qui prétendent agir d’autorité et sans discernement dans leur interprétation de l’intérêt uniforme des Etats-membres et de leurs peuples.

Dans cette nouvelle création politique, on a jeté pêle-mêle en pâture aux (Euro)citoyens, des idéaux communs, des principes communs, des valeurs communes, une monnaie commune, des frontières communes, bref, tout ce qu’il y avait de plus commun au sens le plus commun du terme et ce, tout en y introduisant progressivement de nouveaux adhérents qui étaient eux aussi sensés respecter les idéaux altruistes d’adhésion qui constituent la pierre angulaire de l’Europe. Europe des six pour initier la Communauté, Europe des neuf, Europe des dix, Europe des douze, Europe des quinze, Europe des vingt-sept et enfin Europe des vingt-huit et maintenant par la grâce du Brexit retour à 27…..

A l’est, les pays d’Europe orientale sont en Europe, ils ne sont pas dans l’Europe….

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Cette extension s’est développée à une partie de l’Europe de l’Est dans l’euphorie des milieux européens qui voyaient leur Europe se forger une assise plus large mais qui n’avaient pas pris en compte ou plutôt n’avaient pas voulu voir les différences de mentalité, de culture et d’indépendance nationale de ces pays à moins d’une génération de la chape de plomb qui avait recouvert ces nation durant l’hégémonie soviétique. Il fallait les délivrer de cette emprise en leur imposant, par l’afflux de fonds et subsides de toute nature, la substitution de cette domination par celle de l’union européenne, porteuse de toutes les vertus.

De plus, et sans tenir aucun compte de l’expérience vécue et encore moins des problèmes posés par les pays du Višegrad, ces pays rebelles qui font l’objet de procédures pour non respect des critères de justice et des valeurs définies par le pouvoir centralisateur de Bruxelles qui considère celles-ci comme la pierre angulaire de L’Union européenne, valeurs universelles applicables dans tous les pays membres sans tenir compte de leur histoire, de leurs identités, de leurs convictions philosophiques, ni de leurs traditions.

L’UE a entamé des pourparlers d’adhésion avec la Serbie début 2014 et avec le Monténégro en 2012 afin que ces pays deviennent membres à part entière avant 2025 ?. Quatre autres pays des Balkans: l’Albanie, la Macédoine (FYROM), la Bosnie-Herzégovine et le Kosovo entreraient dans ce nouvel élan stratégique concocté par la Commission. Ce n’est pas une stratégie, c’est une nouvelle déchirure annoncée de l’Europe à l’image des prémisses qui ont conduit à la première guerre mondiale, il n’y a pas que nos stratèges de Bruxelles qui manifestement ne connaissent pas l’histoire pour ne pas se souvenir de ces guerres de Balkans, non il y aussi l’ineffable Eurodéputé Guy Vehofstadt pour écrire : « Ohne EU-Beitritt, drohen NationalIsmus und gewaltsame KonflIkte », ce n’est pas une méconnaissance de l’histoire mais de l’hystérie.

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, lui, a prévenu les pays des Balkans qu’ils ne pourront pas rejoindre l’UE avant d’avoir réglé leurs querelles frontalières, « Je voudrais que les pays des Balkans puissent adhérer quand les conditions seront remplies. Ce n’est pas encore le cas pour l’instant, ces pays sont encore loin de remplir les conditions pour adhérer à l’UE, mais nous devons les aider à emprunter cette voie », a estimé Jean-Claude Juncker.

Propos sitôt démentis par la Cheffe de la diplomatie européenne, Madame Federica Mogherini. Celle-ci a en effet déclaré : « La Commission est consciente des réticences exprimées au sein de l’Union à l’idée de nouvelles adhésions. Les citoyens européens doivent comprendre que l’ancrage de ces pays est « dans leur intérêt ».  Les pays des Balkans occidentaux sont en Europe et sont entourés de pays membres de l’UE. Un problème dans un de ces pays est un problème pour l’Union », a-t-elle souligné. « La seule garantie en matière de sécurité est d’ancrer solidement ces pays grâce à la perspective d’une intégration. » Federica Mogherini a rappelé les menaces de conflits que font peser dans ces pays les tensions religieuses et politiques, le crime organisé et la corruption. « Je ne voudrais pas ‘’disait-elle’’ que dans 5 ans, 10 ans, 20 ans, nous nous mordions les doigts de ne pas avoir utilisé le potentiel de l’intégration »,….. Monsieur le Président, de grâce, ne laissez pas votre égérie, la Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité !)……débiter des stupidités et proférer des contre-vérités sur notre intérêt supposé de l’ancrage de ces pays à l’Union européenne tout en présumant que nous sommes ignares car réticents à de nouvelles adhésions de pays dangereux pour notre sécurité ! Ce n’est heureusement pas demain la veille ! Si ces pays rejoignaient l’Union européenne, ce n’est pas un règlement de leurs ‘’quelles frontalières ‘’ qui résoudrait leur haine ethnique ancestrale et viscérale ; leur participation à l’union européenne risquerait de nous embarquer dans une confrontation entre pays membres Ouest-européens à l’exemple des alliances survenues durant la seconde guerre mondiale quand la France soutenait la Serbie alors que la Croatie s’était rangée au côté de l’Allemagne.

En attendant cette très lointaine échéance, Ces pays réclament des fonds et comme tous les autres pays du centre-est européen qui en ont profité en leur temps et eux-aussi, sans contrepartie, prétendent à leur tour de bénéficier de nos transferts Ouest → Est.

C’est bien ce que la Commission européenne veut élaborer avec beaucoup d’humour : une stratégie politico-économique pour les aider, stratégie appuyée sur des financements ciblés. Six initiatives sont identifiées: sécurité et migrations, réconciliation, État de droit, transports et énergie, numérique et relations de bon voisinage ! Des financements pour promouvoir la réconciliation et des relations de bon voisinage est une plaisanterie mais qui, une fois encore, serait financée par des budgets, c’est-à-dire par notre argent – à vos poches (Euro)citoyens. Une fois de plus, nos dieux de Bruxelles sont tombés sur la tête !

Ce crédo de technocrates au grand cœur est un leurre dans des pays où le pouvoir est détenu par des fantoches, où la corruption règne en maître, où les mafias sont légions, mafias organisées qui favorisent le passage des migrants, quand elles ne viennent pas nous voler nos ‘’poules dans nos poulaillers’’ d’Europe occidentale ; ces groupes de mafieux constituent la seule autorité, sinon reconnue, du moins réelle car en fait, c’est eux qui détiennent le pouvoir dans les Balkans qu’ils soient à l’intérieur, en instance d’adhésion, ou encore, prédestinés candidats à l’adhésion . Monsieur le Président, retardez le processus d’adhésion avec l’espoir qu’à l’exemple de la Turquie, ces pays se décourageront de vos bonnes paroles sans actes et resteront à nos portes et pour longtemps encore.

Non, notre esprit généreusement paneuropéen ne doit pas nous exalter et doit s’arrêter à la limite de nos frontières extérieures actuelles qui sont déjà très difficiles à gérer et à protéger ; les accords avec ces pays doivent se limiter à leur consentir des fonds de développement mesurés, soumis à la réalisation de projets viables et contrôlés avec comme devoir de réciprocité, d’améliorer leurs gouvernances leurs économies, leurs finances, leurs niveaux sociaux et culturels sans gaspillage, ni corruption.

Vous voulez contre vents et marées, déplacer le centre de gravité de l’Europe vers l’Est avec l’ambition non avouée mais bien réelle d’accueillir des pays dont les principes et les valeurs sont de plus en plus éloignés de ceux prônés par notre civilisation, notre culture et nos traditions. Aux problèmes moraux soulevés par les bonnes âmes de vos Institutions européenne vis-à-vis du manque de solidarité des pays du centre-est européen, s’ajouteront ceux d’une instabilité récurrente, de haine vivace et séculaire entre ethnies et ‘’last but not least, d’une corruption endémique qui touche tous les niveaux des pouvoirs en place.

Après réflexion et considérant notre intérêt à long terme, l’adhésion de ces pays des Balkans offrirait néanmoins l’immense avantage de constituer avec l’Autriche, le République tchèque, la Hongrie et la Pologne un cordon sanitaire pour éviter une émigration massive d’une population musulmane. Cette pression non contenue et non choisie est l’importation d’une civilisation qui n’est pas la nôtre et dont la religion islamiste prosélytique est le vecteur du dépérissement, sinon de la disparition à terme de notre civilisation judéo-chrétienne, de notre culture gréco-latine et de notre religion chrétienne, forcés de devoir accepter de nous intégrer dans une société multi-culturaliste que vous appelez tacitement de vos vœux.

 

LA TASSE DE CAFE DU PRESIDENT DE LA COMMISSION EUROPEENNE

On savait déjà que La présidence de la Commission européenne n’était plus la tasse de Thé de Jean-Claude Juncker, mais maintenant, nous n’ignorons plus que ce n’est pas non plus sa tasse de café, café dont il veut priver ses (cons)citoyens européens. Il préfère la bière et avait déclaré lors d’une conférence en fin d’année dernière pour commenter la suite financière du Brexit : « Si vous êtes dans un bar, que vous commandez 28 bières, soudain, l’un de vos collègues s’en va, ça ne va pas, ce n’est pas faisable, il doit payer ». Ce qui signifie que si Jean-claude ne connaît pas le prix d’une tasse de café, il connaît le prix d’un verre de bière !

Chaque (con)citoyen européen devrait se priver au moins de 2 cafés chaque jour pour compenser la perte de rentrées budgétaires due à la disparition de la source de revenu britannique afin d’alimenter le budget européen à partir de 2020.

Son Commissaire au budget Günther Oetinnger a fait, quant à lui, une démonstration magistrale de ses connaissances arithmétiques pour démontrer que 100 – 50 = 50 – 1 = 49 CQFD. De quoi devrions-nous nous plaindre, nous avons des génies aux commandes de la Commission européenne à Bruxelles !

Au moment du Brexit, nos Eminences (grises) nous avaient annoncé que l’opération serait neutre pour les 27 membres restants et pourrait même être bénéficiaire puisque la ‘’Perfide Albion’’ perdrait des Institutions européennes basées à Londres aussi nombreuses que variées et de plus, le flot des banques, organismes de crédit, en un mot comme en cents, ‘’La place de Londres’’ se déplacerait et se disséminerait dans toute l’Europe, celle-ci en sortirait grandie et gagnante. Patatra, cette certitude de l’époque du Brexit n’est plus la réalité du moment, donc résultat : (cons)citoyens à vos poches ! Maintenant le logiciel mathématique change et le UN (1) % du PIB ne suffit plus à alimenter le budget vorace de l’UE et il faudrait donc qu’en finale, les pauvres moutons contribuables que nous sommes, soient tondus non plus de quelque UN (1) % mais bien de UN, VIRGULE UN, PLUS…. POURCENT (1,1+…% .) Suivant le Commissaire Oettinger : « Insgesamt seien etwas mehr als ein Prozent der europäischen Wirtschaftskraft nötig, Ich rede heute immer von Eins Komma Eins X » – traduction : ‘’Pour l’ensemble, ce serait quelque peu plus que un un pourcent du P.I.B »………« je parle aujourd’hui encore de UN, virgule, UN pourcent plus , (1,1+…) % +…’’, le plus n’étant pas encore défini à ce stade de l’information que nous distille la Commission mais le sera n’en doutons pas après les savants calculs de nos Einstein bruxellois.

Le Président de la Commission demande clairement plus d’argent pour l’Union européenne en ces termes : « Das bisherige Haushaltsvolumen von einem Prozent der Wirtschaftskraft reiche nicht aus, um europäische Politik ANGEMESSEN zu finanzieren », sagte Juncker anfang dieser Woche in Brüssel – traduction : ’’Le volume des ‘’ressources’’ de un pourcent du PIB n’est pas suffisant pour financer la politique budgétaire ‚’raisonnable’’(sic) européenne !’’ Les budgets européens sont incompressibles et devraient même être revus à la hausse ; en clair, cela veut dire que L’union européenne, sans véritable contrôle de ses dépenses, augmenterait celles-ci et profiterait en plus de l’occasion pour s’octroyer des revenus directs par l’impôt ou une autre forme de prélèvement non régalien en passant par-dessus de la tête des Etats souverains ! Ces budgets pourraient être alimentés également en partie par des ressources collectées au titre de la protection de l’environnement (alibi vertueux et très à la mode).

A l’heure à laquelle on demande à la France, à l’Italie et à d’autre Etats-membres, de réduire leurs dépenses publiques, ne serait-ce pas temps pour toutes les Instances européenne ‘’de dégraisser le mammouth’’ européen. Trente mille fonctionnaires pour faire tourner ‘’le Grand Machin’’ ! Un audit indépendant ne serait-il pas nécessaire pour étudier l’étendue du cadre, la répartition, l’utilisation adéquate des fonctionnaires et leurs performances ; d’analyser si les ressources sont bien nécessaires et bien utilisées et si elles correspondent aux besoins ; cette tâche d’audit est requise par toute entreprise responsable d’une certaine taille pour juger également de la bonne gouvernance interne – l’emploi de 30.000 fonctionnaires doit représenter une taille suffisante pour être auditée et se remettre en question le cas échéant. Une autre piste intéressante d’économie serait de ne pas compenser le nombre d’Eurodéputés qui étaient attribués au Royaume-Uni plutôt que de faire élire les remplaçants sur une liste commune à tous les pays – à cet égard, il faut souligner que nombre de citoyens ne connaissent même pas les Eurodéputés qu’ils ont élus !

Messieurs les Commissaires, Messieurs les Eurodéputés, Messieurs les Directeurs, soyez innovants, ne cherchez à l’instar de nombre de pays-membres d’augmenter les recettes avant d’avoir soigneusement analysé les dépenses et leurs réductions possibles !

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ÉGLISE CATHOLIQUE ET UNION EUROPÉENNE – IMMIGRATION : MÊME COMBAT

Le Vatican et l’Union Européenne s’allient pour convaincre leurs ouailles ou plutôt leur imposer spirituellement pour l’un, politiquement et juridiquement pour l’autre, d’accueillir des migrants à bras ouverts sans limite et sans la moindre restriction. Tous sont les bienvenus dans le royaume européen de Dieu et/ou dans l’’Eden’’ de l’Europe des 28(27). C’est à croire que nos Autorités ecclésiastiques et politiques ne connaissent pas la provenance de ces réfugiés, ni leur confession, ni leurs traditions et qu’ils négligent la capacité d’absorption par les populations de nos pays de ces vagues successives d’émigrés qui forment des communautés parmi lesquelles la loi coranique est la suprême confession et devrait être imposée à tous, croyants et mécréants. En tentant d’intégrer ce flux de centaines de milliers, voire de plusieurs millions de réfugiés qui conserveraient leurs particularités de vie, de mœurs et de croyances, ne serions-nous pas submergés sous cette pression migratoire ? Devrions nous, populations des pays d’accueil, abandonner notre façon de vivre, nos coutumes, nos traditions pour nous précipiter à bras ouverts vers toutes les vertus que ces réfugiés nous apportent dans leur maigre bagage dont le Coran dont nous devrions peut-être un jour, sous le nombre et par la menace, suivre les principes ! Pour les ‘’Princes’’ qui nous gouvernent, cet appel à notre solidarité est évidente et nous fait accéder à un monde nouveau multiculturaliste et pluriel. C’est beau, c’est incantatoire, mais tant le pouvoir religieux, claustré dans les murs du Palais du Vatican, que le pouvoir politique européen dont les Eminences sont retranchées dans leurs tours d’ivoire européennes, nient la réalité de ce nouvel exode ; cette migration (musulmane) non contenue et non choisie est l’importation d’une civilisation qui n’est pas la nôtre et dont la religion islamiste prosélytique est le vecteur du dépérissement, sinon de la disparition à terme de notre civilisation judéo-chrétienne ; de notre culture gréco-latine et de notre religion chrétienne. Ne devons-nous pas, au contraire, endiguer ce flot d’immigration musulmane qui, à travers son bras armé islamiste, se répand et s’infiltre comme des métastases partout à travers toute l’Europe. Ce flux migratoire d’étrangers, ces réfugiés que nous devrions accueillir avec allégresse, sont issus d’une civilisation et d’une culture qui n’est pas la nôtre. Nous devons redouter au contraire que notre participation forcée à cette vague migratoire encouragée par la magnanimité de nos élites nous fasse perdre les valeurs qui sont les nôtres et que nous soyons soumis, soit de facto, soit plus sournoisement, à renoncer à notre civilisation et forcés de devoir accepter de nous intégrer dans une société multi-culturaliste qu’ils appellent de leur vœux.

 

COP21- COP22 … – ONE PLANET SUMMIT -…… ’’MAKE OUR PLANET GREAT AGAIN’’

COP21 – COP22 – ONE PLANET SUMMIT……
’’MAKE OUR PLANET GREAT AGAIN’’

TOUTES CES CEREMONIES CLIMATIQUES SONT-ELLE INDISPENSABLES ?
Vous tous, les fanatiques du réchauffement climatiques, vous qui êtes si prompts à prêcher la bonne parole et à nous culpabiliser de notre consommation irresponsable d’énergies de par nos activités productrices et créatrices, avez-vous déjà réfléchi à la quantité de CO2 que vous consommez par le nombre de vos déplacements, vos séjours, vos activités à travers le monde pour défendre la cause du climat. Ces ‘’grands messes’’ répétées sont-elles indispensables à la survie future du globe ? Ne pouvez-vous pas vous déplacer moins fréquemment et moins nombreux en organisant des réunions sur des thèmes bien précis et en renonçant à des barnums planétaires rassemblant plusieurs milliers de personnes, personnalités de tous bords, gourous, manifestants, etc…. Quelle est l’empreinte écologique que vous imprimez par ses déplacements inutiles au détriment d’activités productives. Le Sommet climatique de Paris, dénommé en franglais ‘’One Planet Summit’’ pour lequel le Président français a mobilisé des dirigeants d’organismes internationaux , à séduit 60 chefs d’Etat et de gouvernement, des dizaines d’acteurs mondiaux de la finance publique et privée sous le regard vigilant de quelques ONG bien décidées à mettre sous pression les récalcitrants et à surveiller tout ce beau monde pour qu’il soit bien avisé d’adopter de bonnes décisions, les leurs, et à s’engager à mettre en œuvre toutes sortes de promesses, le plus souvent inconsidérées. Tous les ors de Paris et de la République avaient été déployés pour ce spectacle éblouissant afin de démontrer la grandeur de la France et assurer la communication ainsi que la publicité de son Président ! Une promenade en bateau, un éclairage éclatant, des fastes majestueux organisés pour admirer le renouvellement architectural et écologique de l’Ile Seguin. Merci pour cette initiative, contribution indispensable à stopper le réchauffement climatique actuel et tenter de restreindre dès maintenant la lente disparition de la planète qui est nous est indubitablement garantie dans le futur !

Tous ces sommets, ces réunions, ces conférences sur le réchauffement climatique sont devenus des thèmes ‘’à la mode’’ qui ont mobilisé l’opinion et qui ont induit une sorte de frénésie climatique collective; malheur à celui ou à celle ou à ceux qui voudraient mettre quelque peu en veilleuse cette tragédie qui nous est promise pour le futur et plutôt se préoccuper de nos problèmes actuels.

Pour certaines ONG, grands prêtres du réchauffement climatique et leurs gourous, secte à laquelle nous devons tous adhérer et faire notre sacrifice individuel et collectif aujourd’hui pour survivre demain, menace importante certes, mais dont l’urgence et les moyens financiers nécessaires pour y faire face restent à démontrer. Ces ONG climatiques et leurs acolytes parviennent à sensibiliser et même plus, à envouter le bon peuple aux abois pour les convaincre de leurs mesures incantatoires auxquelles nous devrons nous soumettre pour, peut-être un jour, parvenir à sauver la planète, pour le persuader de l’urgence des mesures à prendre et des montants astronomiques qu’il nous faut et nous faudra débourser, dont une part du gâteau leur est acquise bien entendu. Afin de démontrer le bien-fondé de leurs théories, on nous fait fondre de remords en nous montrant la banquise qui fond inexorablement et des ours blancs dont une photo d’un animal famélique a fait le tour du monde sur les réseaux sociaux !

 

Pendant que nous dépensons actuellement des sommes considérables, que nous engageons des montants futurs astronomiques pour sauver la planète, pendant ce temps, des enfants meurent d’épidémies, de la guerre, du terrorisme, en résumé, des d’atrocités, thèmes qui ne sont pas fédérateurs pour nos Excellences et leurs aréopages comme celui qui prévaut pour le sauvetage de la planète.

Pas de conférences annuelles, pas de sommets, pas de réunions pour mettre fin à cette responsabilité collective qui est une infamie déshonorante, non pas pour notre planète, mais pour le genre humain. Sauver des enfants de la misère et de la faim est une mission actuelle qui nous incombe à tous, non pas pour le futur, non pas pour demain, mais pour aujourd’hui et dans l’urgence.

Des organismes, tels l’UNICEF et autres ONG, Action contre la Faim MSF, SOS Faim, plus crédibles car elles prennent en charge les problèmes humains sur le terrain, tentent de mobiliser l’opinion pour attirer notre attention sur un problème plus proche de nous et plus urgent à maîtriser, celui de génocides qui se déroulent un peu partout dans le monde, évènements qui ne nous laissent pas indifférents certes, mais qui ne mobilisent pas les foules. Pourquoi ? Est-ce parce que nous sommes plus sensibles à un animal affamé qu’à des milliers d’enfants qui meurent sous les balles, les bombardements, les machettes ou sont tout simplement brûlés vifs en familles dans leurs masures. N’avons-nous pas honte de notre manque d’attention apporté à ces drames actuels et quotidiens alors que nous sommes envoûtés par un hypothétique réchauffement qui surviendra quand ?….. Demain.

Politiquement, il est nettement plus facile de réunir les Eminences de l’ONU, la gouvernance de Banque mondiale, des centaines de chefs d’Etat et de gouvernements à Paris pour palabrer sur le réchauffement climatique et attirer des fonds ‘’verts’’ de préférence que pour faire cesser ces atrocités que nous nous empressons, ceux qui nous gouvernent, d’ignorer et nous tous, de ne pas voir !

En Birmanie, L’ONG MSF estime ‘’que la violence était la cause de 71,7 % des décès déclarés de 6.700 Rohingyas, suivant des estimations les plus prudentes, dont au moins 730 enfants âgés de moins de cinq ans », précise MSF.

L’Unicef a lancé un cri d’alarme mardi sur la situation en République démocratique du Congo où 400.000 enfants sévèrement malnutris risquent de mourir dans la région du Kasaï (centre) qui subit des violences depuis septembre 2016. Le Fonds des Nations Unies n’a obtenu en 2017 que 15% du financement nécessaire pour fournir nourriture et soins à la population !

COP21 COP22 – COP23 – COP 24 – COP25 – ONE PLANET SUMMIT…… ’’MAKE OUR PLANET GREAT AGAIN’’ TOUTES Ces cérémonies climatiques A repetition sont-elles BIEN INDISPENDABLES ?

Vous tous, les fanatiques du réchauffement climatiques, vous qui êtes si prompts à prêcher la bonne parole et à nous culpabiliser de notre consommation irresponsable d’énergies de par nos activités productrices et créatrices, avez-vous déjà réfléchi à la quantité de CO2 que vous consommez par le nombre de vos déplacements, vos séjours, vos activités à travers le monde pour défendre la cause du climat. Ces ‘’grands messes’’ répétées sont-elles indispensables à la survie future du globe ? Ne pouvez-vous pas vous déplacer moins fréquemment et moins nombreux en organisant des réunions sur des thèmes bien précis et en renonçant à des barnums planétaires rassemblant plusieurs milliers de personnes, personnalités de tous bords, gourous, manifestants, etc…. Quelle est l’empreinte écologique que vous imprimez par ses déplacements inutiles au détriment d’activités productives. Le Sommet climatique de Paris, dénommé en franglais ‘’One Planet Summit’’ pour lequel le Président français a mobilisé des dirigeants d’organismes internationaux , à séduit 60 chefs d’Etat et de gouvernement, des dizaines d’acteurs mondiaux de la finance publique et privée sous le regard vigilant de quelques ONG bien décidées à mettre sous pression les récalcitrants et à surveiller tout ce beau monde pour qu’il soit bien avisé d’adopter de bonnes décisions, les leurs, et à s’engager à mettre en œuvre toutes sortes de promesses, le plus souvent inconsidérées. Tous les ors de Paris et de la République avaient été déployés pour ce spectacle éblouissant afin de démontrer la grandeur de la France et assurer la communication ainsi que la publicité de son Président ! Une promenade en bateau, un éclairage éclatant, des fastes majestueux organisés pour admirer le renouvellement écologique de l’Ile Seguin. Merci pour cette initiative, contribution indispensable à stopper le réchauffement climatique actuel et tenter de restreindre dès maintenant la lente disparition de la planète qui est nous est indubitablement garantie dans le futur !

Tous ces sommets, ces réunions, ces conférences sur le réchauffement climatique sont devenus des thèmes ‘’à la mode’’ qui ont mobilisé l’opinion et qui ont induit une sorte de frénésie climatique collective; malheur à celui ou à celle ou à ceux qui voudraient mettre quelque peu en veilleuse cette tragédie qui nous est promise pour le futur et plutôt se préoccuper de nos problèmes actuels.

Pour certaines ONG, grands prêtres du réchauffement climatique et leurs gourous, secte à laquelle nous devons tous adhérer et faire notre sacrifice individuel et collectif aujourd’hui pour survivre demain, menace importante certes, mais dont l’urgence et les moyens financiers nécessaires pour y faire face restent à démontrer. Ces ONG climatiques et leurs acolytes parviennent à sensibiliser et même plus, à envouter le bon peuple aux abois pour les convaincre de leurs mesures incantatoires auxquelles nous devrons nous soumettre pour, peut-être un jour, parvenir à sauver la planète, pour le persuader de l’urgence des mesures à prendre et des montants astronomiques qu’il nous faut et nous faudra débourser, dont une part du gâteau leur est acquise bien entendu. Afin de démontrer le bien-fondé de leurs théories, on nous fait fondre de remords en nous montrant la banquise qui fond inexorablement et des ours blancs dont une photo d’un animal famélique a fait le tour du monde sur les réseaux sociaux !

Pendant que nous dépensons actuellement des sommes considérables, que nous engageons des montants futurs astronomiques pour sauver la planète, pendant ce temps, des enfants meurent d’épidémies, de la guerre, du terrorisme, en résumé, des d’atrocités, thèmes qui ne sont pas fédérateurs pour nos Excellences et leurs aréopages comme celui qui prévaut pour le sauvetage de la planète.

Pas de conférences annuelles, pas de sommets, pas de réunions pour mettre fin à cette responsabilité collective qui est une infamie déshonorante, non pas pour notre planète, mais pour le genre humain. Sauver des enfants de la misère et de la faim est une mission actuelle qui nous incombe à tous, non pas pour le futur, non pas pour demain, mais pour aujourd’hui et dans l’urgence.

Des organismes, tels l’UNICEF et autres ONG, Action contre la Faim MSF, SOS Faim, plus crédibles car elles prennent en charge les problèmes humains sur le terrain, tentent de mobiliser l’opinion pour attirer notre attention sur un problème plus proche de nous et plus urgent à maîtriser, celui de génocides qui se déroulent un peu partout dans le monde, évènements qui ne nous laissent pas indifférents certes, mais qui ne mobilisent pas les foules. Pourquoi ? Est-ce parce que nous sommes plus sensibles à un animal affamé qu’à des milliers d’enfants qui meurent sous les balles, les bombardements, les machettes ou sont tout simplement brûlés vifs en familles dans leurs masures. N’avons-nous pas honte de notre manque d’attention apporté à ces drames actuels et quotidiens alors que nous sommes envoûtés par un hypothétique réchauffement qui surviendra quand ?….. Demain.

Politiquement, il est nettement plus facile de réunir les Eminences de l’ONU, la gouvernance de Banque mondiale, des centaines de chefs d’Etat et de gouvernements à Paris pour palabrer sur le réchauffement climatique et attirer des fonds ‘’verts’’ de préférence que pour faire cesser ces atrocités que nous nous empressons, ceux qui nous gouvernent, d’ignorer et nous tous, de ne pas voir !

En Birmanie, L’ONG MSF estime ‘’que la violence était la cause de 71,7 % des décès déclarés de 6.700 Rohingyas, suivant des estimations les plus prudentes, dont au moins 730 enfants âgés de moins de cinq ans », précise MSF.

L’Unicef a lancé un cri d’alarme mardi sur la situation en République démocratique du Congo où 400.000 enfants sévèrement malnutris risquent de mourir dans la région du Kasaï (centre) qui subit des violences depuis septembre 2016. Le Fonds des Nations Unies n’a obtenu en 2017 que 15% du financement nécessaire pour fournir nourriture et soins à la population !
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