Archives mensuelles : juillet 2017

LE NOUVEAU DEFI DE L’IMMIGRATION – LA ROUTE LYBIENNE

Notre vertueuse Europe, donneuse de leçons démocratiques, s’est émue  et félicitée des ‘’Printemps arabes’’, elle a exalté la victoire de la démocratie sur l’obscurantisme des dictatures exerçant leur pouvoir au Maghreb et au Levant. Que reste-t-il aujourd’hui de l’élan démocratique dans tous ces pays que nous voulions libérer de du joug de l’oppression par l’exceptionnel apport de nos valeurs occidentales, mais qui, contrairement à nos espoirs, d’un ‘’Printemps arabe’’ avorté a succède un ‘’Hiver islamiste’’ bien réel.

Même la Tunisie, montrée en exemple pour son évolution remarquable vers nos admirables principes européens, principes que nous considérons comme universels et assimilables par tous les peuples, toutes les civilisations, la Tunisie elle-même est également sujette à des convulsions postrévolutionnaires.

Le Maroc n’est pas en reste, lui qui n’a pas encore été libéré du joug d’un monarque divin, le Maroc montre les premiers signes de désordres précurseurs d’une révolution certaine.

Nous avons dans certains cas soutenu ces révolutions incertaines et participé (souvent à tort) au soutien militaire de ces soulèvements pour éliminer ces potentats qui régnaient sur les berges de l’autre côté de ‘’notre Mare Nostrum’’, honte insupportable pour nos principes démocratiques.  C’était un devoir impérieux pour notre Europe exemplaire, digne du Prix Nobel de la Paix, il relevait d’une tâche impérieuse de leur imposer nos valeurs exaltantes à l’image de celles de ‘’l’impérialisme angélique’’ des Américains qui ont pratiqué la même politique dans le passé avec tous les échecs dont nos gouvernements européens, donneurs de leçons, se sont tellement gaussés et nous devons en convenir, avec le même résultat décevant en ce qui nous concerne ; nos gouvernants auraient dû  tirer les leçons de la déroute américaine plutôt que de s’en réjouir !

Première vague d’immigration – La Syrie – l’Irak – la Route des Balkans

Nous ne connaissons pas encore le prix définitif à payer pour cette hospitalité admirable, cette magnanimité sans limite que prônent nos gouvernants alors que nous ne vivons que la première vague de migration, hier, principalement syrienne, aujourd’hui et demain irakienne, marée humaine que nous tentons par tous les moyens de contenir en Turquie, même au prix de reniements et de soumission honteuse aux diktats imposés par un dictateur dont nous soulignons par ailleurs, les entorses à la démocratie et dont nous fixons les limites rouges à ne pas franchir mais que nous franchissons allègrement tant notre incapacité d’agir est flagrante et notre dépendance à la dictature en place totale pour héberger les réfugiés qui s’y amassent. Quand allons-nous délivrer la Turquie de ce régime dictatorial qui nous fait honte mais que nous devons courtiser afin qu’il n’ouvre pas les vannes de l’exode aux réfugiés dont quelques millions viendraient s’ajouter à quelques centaines de milliers que nous avons déjà accueilli sans pouvoir leur assurer un destin à la mesure leur espoir dans un monde meilleur. L’Europe est-elle bien le flambeau de la démocratie ?

Deuxième vague d’immigration – L’Adriaroute

Deuxième vague ensuite de réfugiés dont ceux qui tentent une nouvelle fois de gagner l’Europe par une autre route après avoir été refoulés en Turquie par un calcul arithmétique impitoyable sans état d’âme de nos Ediles européens, migrants auxquels s’ajouteront ceux en provenance des camps de réfugiés du Liban et de la Jordanie par la voie de l’Adriaroute, nouvel exode dont la facture nous sera présentée le moment venu par ces pays de transit lorsqu’ils seront saturés et confrontés à des conflits ethniques et religieux entre leur autochtones et les migrants.

Troisième vague d’immigration – la Lybie

Déjà, depuis le tarissement de la ‘’Route des Balkans’’,  et de la difficulté d’emprunter l’Adriaroute, les réfugiés en provenance des pays du Moyen-Orient ont modifié leur cheminement vers la Lybie avec l’espoir de franchir la Méditerranée pour rejoindre l’Europe, flots de pauvres ères chassés par des luttes ethniques et tribales auxquels viennent s’ajouter des migrants économiques venant de la Corne de l’Afrique et de l’Afrique sub-saharienne ; plusieurs centaines de milliers de réfugiés sont déjà arrivés en Lybie véritable camp de concentration où se retrouvent toutes les mafias de passeurs avec la complaisance, sinon le soutien rémunéré des potentats locaux qui en font souvent partie; des centaines de milliers d’autres seraient en attente de traverser  la Méditerranée pour gagner l’Italie…et toute l’Europe. Nouveaux arrivages, nouvelles répartitions de l’UE entre pays-membres, nouvelles pressions pour les accueillir et gare aux me mbres récalcitrants !, Une autre route encore est celle du Maroc par la côte espagnole dont nous connaissons seulement les premières intrusions avant une prochaine ‘’libération’’ démocratique du Maroc à laquelle nous participerons en vertu de la propagation de nos valeurs européennes envers les peuples opprimés.

Par volonté d’ignorance ou irresponsabilité, cette troisième vague à laquelle nous sommes déjà et serons encore davantage confrontés, vient s’ajouter aux deux autres ; il ne s’agira pas d’une vague dans ce cas, mais d’un tsunami dont les populations qui seront emportées par ce flot, sont issues du Maghreb et de l’Afrique sub-saharienne, Corne de l’Afrique, des peuples entraînes de force par les passeurs depuis les goulags libyens vers la côte méditerranéenne avec la cécité bienveillante des autorités, sinon leur collaboration rétribuée, migration forcée en amont par l’insécurité des pays de provenance et encouragée en aval par l’appel d’air de notre magnanimité sans frontières.

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Nous feignons d’ignorer que dans l’espace libyen, les terroristes islamistes de Daech et leurs affidés s’enfoncent comme un coin dans le bois pourri des gouvernements tribaux, des soi-disantes autorités que nous ne parviendrons pas à  mettre à table pour négocier la paix et encore moins à s’allier entre eux ; en effet, ces potentats locaux sont bien plus préoccupés par leurs luttes intestines que par un ennemi commun, mais est-ce bien sûr que l’Etat islamique soit un ennemi pour ces ‘’Chefs de guerre’’?

Nous invoquons l’impossibilité d’intervenir en Lybie dans l’attente de la légitimation non seulement par la communauté internationale, mais aussi par le gouvernement libyen d’une intervention à vocation humanitaire alors que l’obstruction de milices à un gouvernement de salut national  retarde la mise en œuvre d’une quelconque opération de sauvetage. Nous restons les bras croisés et ne tentons même pas une action humanitaire en attendant le feu vert de l’ONU dont nous n’avons pas demandé l’implication pour mettre fin au chaos par la mise sur pied d’une force internationale pourquoi pas européenne qui pourrait être notre future ‘’Europe de la Défense !’’ et ne pourrait donc être taxée de colonialiste. La Lybie est un pays que nous avons rendu libre et souverain mais surtout ingouvernable par notre peu glorieuse mise à mort d’un dictateur. Vive la fin d’un régime autocratique vive la démocratie, vive la paix, vive l’Europe de la défense …..des valeurs ! Pour revenir à la politique menée par l’Union européenne en Lybie, nos Ediles européens attendent l’invitation d’un gouvernement légitime, lequel ? celui en place contesté de toutes parts ou l’autre qui lui succédera avec la même légitimité tout aussi inexistante.  ….. En ‘’attendant Godot’’, viendra-t-il, Godot ne viendra pas ce soir, mais sûrement le jour suivant.…..(Samuel Becket 1948) ; notre future ‘’Europe de la Défense’’ attend patiemment, l’arme au pied, que les chefs de guerre que nous avons démocratiquement libérés fassent la paix pour ne pas heurter  la ou plutôt les souverainetés claniques de ce pays en décomposition. Alors que nous nous sommes précipités comme un seul homme pour nous offrir la tête de  Kadhafi, qui lui ne partageait pas, ni nos principes, ni nos valeurs comme si les groupes armés qui lui ont succédé et qui se combattent sans merci, eux, les défendaient !

L’opération de contrôle actuellement exercée actuellement par nos navires, ne peut intervenir pour des secours humanitaires qu’à l’extérieur des eaux territoriales; nos forces navales de l’opération ‘’Sophia’’ pourraient étendre leurs incursions jusqu’aux cotes libyennes, mais ce déploiement devrait être dûment autorisé par une sollicitation en bonne et due forme qui devrait émaner d’une autorité légitime autochtone,… sous forme d’un bristol d’invitation peut-être ? Quelle audace, quelle hardiesse de nos Ediles européens ….. L’Europe a pudiquement oublié les revendications morales d’un ancien Ministre français, Bernard Kouchner qui préconisait la justification d’une intervention humanitaire dans certaines situations hors de contrôle, ingérables par les pouvoirs politiques en place. L’Europe s’est-elle éloignée de ces beaux principes ; est-elle devenue sourde, aveugle, et insensible au sort de populations qui semblent encore ne pas la concerner tant qu’elles n’affluent pas dans les Etats-membres. Non, la ‘’Realpolitik’’ n’est pas encore devenue réalité parmi nos décideurs…..qui ne décident pas mais subissent !

Ces migrants africains, nous les recevons par bateaux entiers surchargés ou le plus souvent allégés par des naufragés qui n’atteindront jamais la côte. La mort est peut-être la délivrance ; ils n’auront pas à désespérer en Europe d’un rêve de bonheur chimérique et d’un Eldorado qu’ils n’auraient pas de toutes façons pas trouvé chez nous.

Ce n’est plus notre déploiement de bateaux de l’’UE Navfor’’ qui sera appelée pour venir à leur secours et masquer notre impuissance de lutter contre les passeurs mafieux afin de protéger les frêles embarcations qui franchissent les quelques encablures entre la Lybie et l’Italie.

Dans cet exode, les ONG tentent de sauver des vies humaines du naufrage, est-ce bien leur mission de se substituer à nos autorités européennes et gouvernementales ? Ces ONG sont-elles coordonnées ou sont-elles concurrentes pour organiser un sauvetage en mer que nous ne pouvons assurer  officiellement ? Pourquoi au nom de nos principes humanitaires maintes fois invoqués mais jamais exercés ne pouvons-nous pas nous substituer à ces organisations en franchissant les limites des eaux territoriales libyennes ? Avons-nous été aussi prudents et versatiles lorsqu’il s’agissait d’aller régler son compte à Kadhafi ? Quoiqu’il en soit ces sauvetages en mer officieux des ONG ( organisés en coordination avec les passeurs ?) constituent un appel d’air dramatique pour les migrants à fuir leur triste sort et une manne intarissable pour les passeurs de bâtir des fortunes grâce à l’infortune de leurs victimes. Ce n’est pas loin des côtes mais à l’intérieur et aux frontières de l’espace Libyen que nous devons intervenir pour éliminer les camps de concentration des migrants sujets aux exactions de toutes sortes et empêcher la dangereuse traversée qui y fait suite !

Vous, Autorités européennes, nous revivons une fois de plus vos atermoiements, votre incapacité à faire preuve d’une politique qui réparerait en partie celle qui a conduit nos erreurs passées par une invasion de la Lybie, triomphe facile mais laissant ce pays dont vous connaissiez les luttes ethniques et tribales dans un chaos indescriptible.  Vous devez intervenir au nom du droit et du devoir d’ingérence prôné par Jean-François Revel qui autorise la violation de la souveraineté nationale pour le respect des droits humanitaires. Votre incapacité d’agir est flagrante et nous devrons en supporter, une fois de plus, les conséquences. Jusques à quand ?

Quand pourrons-nous contenir ces peuples dans leur pays d’origine, populations qui migrent pour leur survie vers nos pays pour des raisons d’insécurité due aux guerres, aux troubles ,pays dans lesquels nous sommes incapables de faire régner la paix et participer au développement ; c’est chez eux qu’il faut intervenir si nous voulons endiguer ces migrations qui risquent par un afflux insupportable de créer des difficultés d’intégration, du vivre ensemble et du rejet de l’autre dans nos pays . La France, ‘’patrie des droits de l’Homme’’ a pour projet de constituer des ‘’hots spots’’ afin d’établir sur le sol libyen une sélection de réfugiés et en accélérer les formalités administratives d’accès à l’espace européen, intention louable mais qui se heurtera à la réalité des faits sur le terrain et aux interventions des milices libyennes qui n’accepteront pas le tarissement de leurs ressources lucratives. Non, ce sont les pays d’origine qu’il faut pacifier et aider pour retenir les populations dans leurs milieux naturels et non les contenir par la force ou par la dissuasion sur la route de l’exode

Ce n’est pas uniquement le sort des migrants et leur répartition minutieusement calculée dans les Pays membres de la Communauté européenne qui doivent préoccuper nos Ediles dans leurs ‘’tours d’Ivoire’’. C’est l’affluence démesurée de populations qu’il nous faut déjà et qu’il nous faudra encore intégrer et l’adapter à nos principes, à nos traditions, à nos valeurs dont il est question, tâche impossible pour nos possibilités d’intégration. N’est-ce pas plutôt notre assimilation à leur civilisation qu’il faut craindre, résultat de notre politique d’accueil insoutenable ? Cette migration (musulmane) non contenue et non choisie est l’importation d’une civilisation qui n’est pas la nôtre et dont la religion islamiste prosélytique est le vecteur du déclin, sinon de la disparition à terme de notre société judéo-chrétienne ; de notre culture gréco-latine et de notre religion chrétienne.

 

 

Le naufrage de la crédibilité des Institutions européennes

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Le Parlement européen et ses Membres qui se prévalent d’être la seule institution européenne démocratiquement élue est en passe de perdre tout crédit. Le manque d’assiduité d’un grand nombre de ses Membres est flagrant et la gestion douteuse des tâches assumées pour effectuer leur mission par eux-mêmes et par leurs assistants parlementaires est plus que déplorable. Le bateau coule, l’hémicycle de Strasbourg est en train de sombrer dans le Rhin !

La passe d’armes toute récente entre les Présidents de deux institutions, l’un de la Commission, l’autre du Parlement européen restera gravée négativement dans les annales de notre Europe exemplaire que le monde entier nous envie !

Le Président de la Commission s’est ému à juste titre de l’absence de 95% des 751 Eurodéputés en séance plénière convoquée pour tirer le bilan de la présidence de la minuscule république de Malte mais qui fait tout de même partie intégrante de l’Europe au même titre que les grands pays. Que sont devenus les principes et l’esprit des ‘’Pères Fondateurs’’ pour créer une Europe de pays égaux entre eux et solidaires ? Le Président Juncker a très justement rappelé que les petits pays sont traités comme quantités négligeables et qu’ils n’ont, de plus en plus, qu’à suivre les diktats qui leur sont imposés, souvent sans consultation par les ‘’Grands pays ‘’, grands pour certains d’entre eux par la superficie de leur territoire mais petits notamment par la gestion de leurs finances publiques. La Commission a trop souvent fait preuve de mansuétude pour les ‘’Grands pays ‘’ et même la Président de la Commission déclarait en juin 2016 en ce qui concerne le déficit français, maintes fois en dehors des critères de Maastricht, mais maintes fois pardonné : « La France devrait échapper aux sanctions parce que c’est la France…»

Le Président Juncker a utilisé le terme de ‘’ridicule’’,terme qui manifestement n’était pas opportun pour qualifier l’absence de 720 Eurodéputés, la qualification ‘’d’irresponsable’’ eut été plus adéquate car oui, les Membres du Parlement européen ont été non seulement irresponsables vis-à-vis du président d’un pays-membre, irresponsables vis-à vis du Président de la Commission pour lesquels cette absence représente un véritable camouflet mais irresponsables également vis-à vis des citoyens européens qui ne peuvent que constater la manque d’assiduité de leurs élus, eux qui se retranchent derrière leur devoir de présence dans les commissions parlementaires, leur obligation de participation à des missions dans tous les coins du monde aussi coûteuses qu’inutiles pour justifier les bancs vides dans l’hémicycle strasbourgeois.

Alors que sous l’emprise d’une juste colère, le Président Juncker a déclaré qu’il boycotterait les séances du PE, déclaration qu’un député, qui voulait manifester sa présence par des propos outranciers, a prétendu que son attitude assombrirait la démocratie, qu’il avait le devoir de s’adresser au Parlement et que son refus était prétentieux et arrogant ; propos d’un donneur de leçons sur les devoirs d’un Président et qui sont de surcroît à la limite de l’injure ; en effet, l’exercice de la démocratie relève aussi de la présence des représentants élus, assiduité qui fait partie du mandat qu’ils exercent au nom de leurs électeurs et du respect qu’ils doivent au Président de la Commission. La répartie du Président du Parlement, Monsieur Tajani, à Jean-Claude Juncker venait, elle, très mal à propos en l’occurrence en déclarant : « Ce n’est pas la Commission qui doit contrôler le Parlement, c’est le Parlement qui doit contrôler la Commission » ; il aurait dû ajouter par honnêteté intellectuelle et pour être respectueux de l’exercice de la démocratie européenne que c’est aux citoyens de contrôler leurs parlementaires si éloignés de leurs électeurs que la plupart d’entre eux n’en connaissent même pas leurs élus !

En ce qui concerne l’assiduité des parlementaires et l’exercice de leur mandat dont ils sont sensés y consacrer tout leur temps, est-ce bien le cas et n’effectuent-ils d’autres tâches dans leurs pays d’origine dont ils sont les élus, notamment pour assurer leur élection ou réélection pour un effectuer un mandat plus prestigieux que celui d’Eurodéputé ? Les candidatures pour les élections présidentielles et législatives en France font-elles partie du travail d’un parlementaire européen ou est-ce l’attribution d’un congé sans solde qui les dégagent momentanément de leur obligations du mandat qu’ils ont obtenu par notre volonté pour siéger à Strasbourg ?

Au même titre que leurs Eurodéputés, les assistants parlementaires consacrent-ils leur temps de travail à la seule assistance qu’ils apportent à leurs employeurs ou sont-ils rémunérés pour d’autres tâches qui n’ont rien à voir avec leur mandat ? Les parlementaires français restent sous le feu des projecteurs pour l’accusation d’emplois fictifs exercés illégalement par des membres de leurs familles, et de proches pour effectuer des tâches qui bien que rémunérées par les budgets européens n’ont aucune relation avec le mandat européen exercé par leur employeur. Les premiers visés ont été ceux d’un parti d’extrême droite français qui ont été sujets à l’opprobre de leurs ‘’confrères européens’’, arroseurs arrosés, puisque l’accusation de cette pratique illégale ont forcé d’autres élus français, ministres de surcroît, à démissionner !

Cette pratique est-elle seulement une spécificité française ou touche-t-elle d’autres Europarlementaires ? A cette question, il est permis de répondre positivement car les emplois fictifs, familiaux ou amicaux, parfois réciproques entre membres du Parlement européen ‘’ j’emploie ton fils, tu donnes un boulot à ma fille’’ ne peuvent pas être forcément circonscrits à la seule République française mais cette pratique, illicite pour les un uns, justifiable pour les autres doit être assez répandue car difficile à déceler et encore plus à démontrer. C’est néanmoins une pratique de passe-droits répréhensible qui devrait être bannie au Parlement européen. Le Président de cette assemblée ne devrait-il pas également se préoccuper de cette question qui donne une vue négative des pratiques qui règnent à Strasbourg ? Il y va également de la transparence de la fonction d’Eurodéputé mais aussi de la crédibilité de l’Institution qu’il préside auprès des citoyens européens.