Archives mensuelles : août 2017

JUPITER CHEZ LES PLOMBIERS POLONAIS ET LES ROUTIERS ROMAINS

Le Jupiter français accompagné de sa charmante épouse, la toute nouvelle ‘’First French Lady ‘’ s’en sont allés donner des leçons aux pays-membres de l’Europe de l’Est, des leçons de morale européenne les accusant de « trahison de l’esprit européen dans ses fondamentaux », rien moins que cela !
Comme, il n’est pas d’usage de considérer l’Autriche comme un pays des Balkans, on peut donc imaginer que le Président élu s’est rendu à Salzburg dans le but de montrer au Chancelier autrichien comment il suffit par son seul magnétisme personnel d’éliminer l’extrême-droite de l’échiquier politique. Par ce déplacement dans la ville de Mozart, il permettait à sa charmante jeune épouse, outre de la bercer par le charme de la musique du compositeur salzbourgeois, d’inaugurer, à défaut d’un statut, sa toute nouvelle ‘’charte de transparence’’ comme si l’on considérait en France qu’il fallait même à ce niveau de pouvoir éditer des chartes de déontologie à défaut d’éthique personnelle !
La question est de savoir si Monsieur le Président français effectuait une visite protocolaire accompagné de ‘’la Présidente consort’’ au titre de la représentation de la République française ou s’il représentait en l’occurrence, le Conseil européen, voire la Commission européenne  comme on pourrait le penser par son ingérence (peu) diplomatique dans une question relevant de la réglementation communautaire. A-t-il agit de sa propre autorité dans une question européenne s’agissant d’une admonestation adressée à des pays-membres de la CE en dehors de la République ou d’un siège de la CE ou avait-il le blanc-seing communautaire pour s’exprimer au nom de l’Europe ?

Le Président français a voulu imposer une charte  de bonne conduite en matière de sécurité sociale à la Bulgarie, à la Slovaquie, à la Roumanie et à la Tchéquie ; il a reçu un accueil mitigé mais traduits en termes macronniens, réussite d’un homme qui n’échoue jamais, il a conquis de haute lutte un accord verbal pour une modification de la directive européenne de 1996 alors que dans le même temps, les pays de l’Est européen sont accusés de « trahison de l’esprit européen dans ses fondamentaux » par leur stricte conformité à cette directive, rien moins que cela ! Par contre, cette personnalité téméraire a soigneusement évité de se rendre en Pologne (pour entretenir les autorités du problème du plombier polonais ) et en Hongrie (à défaut d’un camionneur au rabais pour l’y conduire) et ce, afin d’éviter de devoir prendre position sur les questions qui fâchent mais qui n’ont trait qu’à des sujets mineurs tels les entorses graves, suivant nos édiles européennes, aux fameux principes de démocratie bafoués par ces pays… autre « trahison de l’esprit européen dans ses fondamentaux »

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Dans les pays de l’Est européen, pourvoyeurs de main d’œuvre a bas prix mais aussi de qualifications techniques dont la France a un cruel besoin, notamment pour ses chantiers de l’ EPR nucléaire de Flamanville et de STX à Saint Nazaire (dont un candidat européen à la reprise est exclu !), la France ne voit pas de problème à ce dumping social puisqu’il s’agit de projets pilotés par des entreprises publiques sans objectif de rentabilité. Par contre lorsqu’il s’agit de concurrence que les entreprises françaises ne peuvent pas soutenir en raison du fardeau du coût de leur sécurité sociale qui handicape partiellement leur rentabilité et dont leur manque évident de productivité obère en grande partie le prix de revient; à ce moment, la France s’émeut et accuse tous les pays de concurrence déloyale, elle fait alors le siège de la CE pour que les fondements de la concurrence changent mais pas en France, car Macron l’a souligné lui-même : « Les Français détestent les réformes….c’est un peuple qui déteste ça » (sic) !
Puisque la France n’est pas prête au changement, ce sont les autres pays européens qui doivent s’aligner sur sa politique ; il faut convenir que la France est un pays exemplaire, en matière de déficit public excessif qui dépasse les 3% de façon endémique, en matière de dette publique dont le pourcentage atteint 96,0 % du PIB, en matière du coût de la Sécurité sociale, qui a défaut d’être réformée : « Les Français sont réticents au
changement »
 ! devient un abîme financier alors que certains prétendent que le monde entier envie le système de sécurité sociale français, système trop généreux qui favorise le chômage, système trop coûteux puisqu’il doit être de plus, financé par le recours à la dette extérieure. Il faudrait donc que par une solidarité bien comprise que les pays de l’Europe de l’est augmentent les cotisations sociales de leur main d’œuvre, non pas pour parvenir à la moyenne européenne mais pour atteindre le sommet français ! Afin de faire preuve d’un européanisme de bon aloi, nous devrions nous mettre au diapason de la France nous devrions subir un suicide européen collectif.

Le Président français qui veut prétendre au leadership européen ferait mieux d’assainir les finances de son pays avant de donner des leçons aux autres pays membres, il devrait éviter de proférer des diktats et de prédire la fin de l’Europe si, par malheur, l’on ne se soumet pas à ses injonctions autocratiques.

Le Jupiter français ferait bien de balayer devant la porte de l’Elysée, éventuellement par la prestation d’un travailleur détaché, afin d’éviter de se rendre ridicule par ses déclarations intempestives. Quel est la voix de l’Europe dans cette expression française incontrôlée, elle reste inaudible comme d’habitude ; les édiles européennes sont muettes lorsque l’excès provient d’un ‘’Grand pays’’ ; elles comptent les coups, elles sont aux abonnés absents ou en vacances. Ainsi, Ils n’auront pas d’avis à donner sur les incartades, les écarts diplomatiques et encore moins sur la nécessité de remettre un Président à sa place, surtout si il est Français !

L’AVENIR DE NOS PARTIS POLITIQUES – SURVIVRONT-ILS ?

Vivons-nous les dernières années de la vie politique telle que nous l’avons vécue depuis l’avènement de nos démocraties modernes ou sommes-nous à l’aube d’une nouvelle ère de l’exercice du pouvoir politique.

Les élections présidentielle et législative en France ont été un échec sévère, sinon une voie de non retour pour les partis politiques de droite comme de gauche sous l’impulsion d’une personnalité charismatique, homme providentiel pour la refondation de la vie politique pour les uns, Jupiter sans avenir pour les autres. Il est néanmoins évident que son message a pu galvaniser sinon les le corps électoral, en raison d’un taux abstention considérable, du moins une majorité d’électeurs qu’ils soient de droite, du centre ou de gauche séduits par un homme nouveau; cet homme providentiel est parvenu à ‘’débaucher’’ nombre de personnalités politiques, ‘’barons’’ et dignitaires fidèles parmi les fidèles à leur parti qui ont saisi l’opportunité de suivre la ‘’bonne étoile’’  sensée les conduire vers le ‘’Messie’’.

  1. L’Avenir de nos partis politiques

Devant l’échec des partis ‘’traditionnels’’ dans plusieurs de nos pays occidentaux, la montées des extrêmes, qu’ils soient de droite ou de gauche, la mise en cause de la classe politique ou l’indifférence ou plutôt le désintérêt des citoyens face à la politique, la question peut-être posée de savoir quel est l’avenir des partis qui nous sont coutumiers et semblent incontournables dans l’offre politique.

Les partis étaient traditionnellement contestés par leurs électeurs en période électorale souvent sans autre intention que de les rappeler à leurs promesses non tenues, mais ils leur restaient fidèles dans les urnes bien que leurs dirigeants aient été fréquemment désavoués par leurs partisans qui leur étaient acquis par tradition ou par principe.
Fi de l’électeur, c’est dans notre démocratie les partis qui détiennent le pouvoir et qui l’exercent à leur gré sans tenir compte de la volonté des leurs électeurs et le cas échéant, ignorent superbement la sanction des citoyens sortie des urnes. Ces citoyens conscients de l’importance de leur participation active à la démocratie mais déçus de la politique politicienne des partis politiques se tournent maintenant vers d’autres formes de pouvoirs, actions citoyennes, organes syndicaux, milieux associatifs, qui prennent davantage en compte leurs intérêts.

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