LA TASSE DE CAFE DU PRESIDENT DE LA COMMISSION EUROPEENNE

On savait déjà que La présidence de la Commission européenne n’était plus la tasse de Thé de Jean-Claude Juncker, mais maintenant, nous n’ignorons plus que ce n’est pas non plus sa tasse de café, café dont il veut priver ses (cons)citoyens européens. Il préfère la bière et avait déclaré lors d’une conférence en fin d’année dernière pour commenter la suite financière du Brexit : « Si vous êtes dans un bar, que vous commandez 28 bières, soudain, l’un de vos collègues s’en va, ça ne va pas, ce n’est pas faisable, il doit payer ». Ce qui signifie que si Jean-claude ne connaît pas le prix d’une tasse de café, il connaît le prix d’un verre de bière !

Chaque (con)citoyen européen devrait se priver au moins de 2 cafés chaque jour pour compenser la perte de rentrées budgétaires due à la disparition de la source de revenu britannique afin d’alimenter le budget européen à partir de 2020.

Son Commissaire au budget Günther Oetinnger a fait, quant à lui, une démonstration magistrale de ses connaissances arithmétiques pour démontrer que 100 – 50 = 50 – 1 = 49 CQFD. De quoi devrions-nous nous plaindre, nous avons des génies aux commandes de la Commission européenne à Bruxelles !

Au moment du Brexit, nos Eminences (grises) nous avaient annoncé que l’opération serait neutre pour les 27 membres restants et pourrait même être bénéficiaire puisque la ‘’Perfide Albion’’ perdrait des Institutions européennes basées à Londres aussi nombreuses que variées et de plus, le flot des banques, organismes de crédit, en un mot comme en cents, ‘’La place de Londres’’ se déplacerait et se disséminerait dans toute l’Europe, celle-ci en sortirait grandie et gagnante. Patatra, cette certitude de l’époque du Brexit n’est plus la réalité du moment, donc résultat : (cons)citoyens à vos poches ! Maintenant le logiciel mathématique change et le UN (1) % du PIB ne suffit plus à alimenter le budget vorace de l’UE et il faudrait donc qu’en finale, les pauvres moutons contribuables que nous sommes, soient tondus non plus de quelque UN (1) % mais bien de UN, VIRGULE UN, PLUS…. POURCENT (1,1+…% .) Suivant le Commissaire Oettinger : « Insgesamt seien etwas mehr als ein Prozent der europäischen Wirtschaftskraft nötig, Ich rede heute immer von Eins Komma Eins X » – traduction : ‘’Pour l’ensemble, ce serait quelque peu plus que un un pourcent du P.I.B »………« je parle aujourd’hui encore de UN, virgule, UN pourcent plus , (1,1+…) % +…’’, le plus n’étant pas encore défini à ce stade de l’information que nous distille la Commission mais le sera n’en doutons pas après les savants calculs de nos Einstein bruxellois.

Le Président de la Commission demande clairement plus d’argent pour l’Union européenne en ces termes : « Das bisherige Haushaltsvolumen von einem Prozent der Wirtschaftskraft reiche nicht aus, um europäische Politik ANGEMESSEN zu finanzieren », sagte Juncker anfang dieser Woche in Brüssel – traduction : ’’Le volume des ‘’ressources’’ de un pourcent du PIB n’est pas suffisant pour financer la politique budgétaire ‚’raisonnable’’(sic) européenne !’’ Les budgets européens sont incompressibles et devraient même être revus à la hausse ; en clair, cela veut dire que L’union européenne, sans véritable contrôle de ses dépenses, augmenterait celles-ci et profiterait en plus de l’occasion pour s’octroyer des revenus directs par l’impôt ou une autre forme de prélèvement non régalien en passant par-dessus de la tête des Etats souverains ! Ces budgets pourraient être alimentés également en partie par des ressources collectées au titre de la protection de l’environnement (alibi vertueux et très à la mode).

A l’heure à laquelle on demande à la France, à l’Italie et à d’autre Etats-membres, de réduire leurs dépenses publiques, ne serait-ce pas temps pour toutes les Instances européenne ‘’de dégraisser le mammouth’’ européen. Trente mille fonctionnaires pour faire tourner ‘’le Grand Machin’’ ! Un audit indépendant ne serait-il pas nécessaire pour étudier l’étendue du cadre, la répartition, l’utilisation adéquate des fonctionnaires et leurs performances ; d’analyser si les ressources sont bien nécessaires et bien utilisées et si elles correspondent aux besoins ; cette tâche d’audit est requise par toute entreprise responsable d’une certaine taille pour juger également de la bonne gouvernance interne – l’emploi de 30.000 fonctionnaires doit représenter une taille suffisante pour être auditée et se remettre en question le cas échéant. Une autre piste intéressante d’économie serait de ne pas compenser le nombre d’Eurodéputés qui étaient attribués au Royaume-Uni plutôt que de faire élire les remplaçants sur une liste commune à tous les pays – à cet égard, il faut souligner que nombre de citoyens ne connaissent même pas les Eurodéputés qu’ils ont élus !

Messieurs les Commissaires, Messieurs les Eurodéputés, Messieurs les Directeurs, soyez innovants, ne cherchez à l’instar de nombre de pays-membres d’augmenter les recettes avant d’avoir soigneusement analysé les dépenses et leurs réductions possibles !

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