Archives mensuelles : février 2018

L’EUROPE EN ROUTE VERS L’OURAL…..DRANG NACH OSTEN…

 

’L’Europe de l’Atlantique à l’Oural ’’, citation attribuée au Général de Gaulle qui la prônait délibérément pour ne pas prendre le risque de la voir se réaliser, était et reste une utopie. C’est sur cette utopie que l’Europe, ou plutôt la Communauté européenne, qui était à l’origine une Union douanière de pays souverains, une Zone de libre-échange par la suite, une Communauté européenne, enfin une Union européenne que nos politiciens ont accepté de transformer, d’agrandir, délibérément alourdie par des institutions aussi nombreuses qu’inutiles, aussi transparentes qu’illisibles et pour paraphraser les paroles de Charles de Gaulle sur l’O.N.U., cette Union est devenue ‘’un Grand machin’’ dirigée par des technocrates, démocratiquement nommés (?), qui prétendent agir d’autorité et sans discernement dans leur interprétation de l’intérêt uniforme des Etats-membres et de leurs peuples.

Dans cette nouvelle création politique, on a jeté pêle-mêle en pâture aux (Euro)citoyens, des idéaux communs, des principes communs, des valeurs communes, une monnaie commune, des frontières communes, bref, tout ce qu’il y avait de plus commun au sens le plus commun du terme et ce, tout en y introduisant progressivement de nouveaux adhérents qui étaient eux aussi sensés respecter les idéaux altruistes d’adhésion qui constituent la pierre angulaire de l’Europe. Europe des six pour initier la Communauté, Europe des neuf, Europe des dix, Europe des douze, Europe des quinze, Europe des vingt-sept et enfin Europe des vingt-huit et maintenant par la grâce du Brexit retour à 27…..

A l’est, les pays d’Europe orientale sont en Europe, ils ne sont pas dans l’Europe….

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Cette extension s’est développée à une partie de l’Europe de l’Est dans l’euphorie des milieux européens qui voyaient leur Europe se forger une assise plus large mais qui n’avaient pas pris en compte ou plutôt n’avaient pas voulu voir les différences de mentalité, de culture et d’indépendance nationale de ces pays à moins d’une génération de la chape de plomb qui avait recouvert ces nation durant l’hégémonie soviétique. Il fallait les délivrer de cette emprise en leur imposant, par l’afflux de fonds et subsides de toute nature, la substitution de cette domination par celle de l’union européenne, porteuse de toutes les vertus.

De plus, et sans tenir aucun compte de l’expérience vécue et encore moins des problèmes posés par les pays du Višegrad, ces pays rebelles qui font l’objet de procédures pour non respect des critères de justice et des valeurs définies par le pouvoir centralisateur de Bruxelles qui considère celles-ci comme la pierre angulaire de L’Union européenne, valeurs universelles applicables dans tous les pays membres sans tenir compte de leur histoire, de leurs identités, de leurs convictions philosophiques, ni de leurs traditions.

L’UE a entamé des pourparlers d’adhésion avec la Serbie début 2014 et avec le Monténégro en 2012 afin que ces pays deviennent membres à part entière avant 2025 ?. Quatre autres pays des Balkans: l’Albanie, la Macédoine (FYROM), la Bosnie-Herzégovine et le Kosovo entreraient dans ce nouvel élan stratégique concocté par la Commission. Ce n’est pas une stratégie, c’est une nouvelle déchirure annoncée de l’Europe à l’image des prémisses qui ont conduit à la première guerre mondiale, il n’y a pas que nos stratèges de Bruxelles qui manifestement ne connaissent pas l’histoire pour ne pas se souvenir de ces guerres de Balkans, non il y aussi l’ineffable Eurodéputé Guy Vehofstadt pour écrire : « Ohne EU-Beitritt, drohen NationalIsmus und gewaltsame KonflIkte », ce n’est pas une méconnaissance de l’histoire mais de l’hystérie.

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, lui, a prévenu les pays des Balkans qu’ils ne pourront pas rejoindre l’UE avant d’avoir réglé leurs querelles frontalières, « Je voudrais que les pays des Balkans puissent adhérer quand les conditions seront remplies. Ce n’est pas encore le cas pour l’instant, ces pays sont encore loin de remplir les conditions pour adhérer à l’UE, mais nous devons les aider à emprunter cette voie », a estimé Jean-Claude Juncker.

Propos sitôt démentis par la Cheffe de la diplomatie européenne, Madame Federica Mogherini. Celle-ci a en effet déclaré : « La Commission est consciente des réticences exprimées au sein de l’Union à l’idée de nouvelles adhésions. Les citoyens européens doivent comprendre que l’ancrage de ces pays est « dans leur intérêt ».  Les pays des Balkans occidentaux sont en Europe et sont entourés de pays membres de l’UE. Un problème dans un de ces pays est un problème pour l’Union », a-t-elle souligné. « La seule garantie en matière de sécurité est d’ancrer solidement ces pays grâce à la perspective d’une intégration. » Federica Mogherini a rappelé les menaces de conflits que font peser dans ces pays les tensions religieuses et politiques, le crime organisé et la corruption. « Je ne voudrais pas ‘’disait-elle’’ que dans 5 ans, 10 ans, 20 ans, nous nous mordions les doigts de ne pas avoir utilisé le potentiel de l’intégration »,….. Monsieur le Président, de grâce, ne laissez pas votre égérie, la Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité !)……débiter des stupidités et proférer des contre-vérités sur notre intérêt supposé de l’ancrage de ces pays à l’Union européenne tout en présumant que nous sommes ignares car réticents à de nouvelles adhésions de pays dangereux pour notre sécurité ! Ce n’est heureusement pas demain la veille ! Si ces pays rejoignaient l’Union européenne, ce n’est pas un règlement de leurs ‘’quelles frontalières ‘’ qui résoudrait leur haine ethnique ancestrale et viscérale ; leur participation à l’union européenne risquerait de nous embarquer dans une confrontation entre pays membres Ouest-européens à l’exemple des alliances survenues durant la seconde guerre mondiale quand la France soutenait la Serbie alors que la Croatie s’était rangée au côté de l’Allemagne.

En attendant cette très lointaine échéance, Ces pays réclament des fonds et comme tous les autres pays du centre-est européen qui en ont profité en leur temps et eux-aussi, sans contrepartie, prétendent à leur tour de bénéficier de nos transferts Ouest → Est.

C’est bien ce que la Commission européenne veut élaborer avec beaucoup d’humour : une stratégie politico-économique pour les aider, stratégie appuyée sur des financements ciblés. Six initiatives sont identifiées: sécurité et migrations, réconciliation, État de droit, transports et énergie, numérique et relations de bon voisinage ! Des financements pour promouvoir la réconciliation et des relations de bon voisinage est une plaisanterie mais qui, une fois encore, serait financée par des budgets, c’est-à-dire par notre argent – à vos poches (Euro)citoyens. Une fois de plus, nos dieux de Bruxelles sont tombés sur la tête !

Ce crédo de technocrates au grand cœur est un leurre dans des pays où le pouvoir est détenu par des fantoches, où la corruption règne en maître, où les mafias sont légions, mafias organisées qui favorisent le passage des migrants, quand elles ne viennent pas nous voler nos ‘’poules dans nos poulaillers’’ d’Europe occidentale ; ces groupes de mafieux constituent la seule autorité, sinon reconnue, du moins réelle car en fait, c’est eux qui détiennent le pouvoir dans les Balkans qu’ils soient à l’intérieur, en instance d’adhésion, ou encore, prédestinés candidats à l’adhésion . Monsieur le Président, retardez le processus d’adhésion avec l’espoir qu’à l’exemple de la Turquie, ces pays se décourageront de vos bonnes paroles sans actes et resteront à nos portes et pour longtemps encore.

Non, notre esprit généreusement paneuropéen ne doit pas nous exalter et doit s’arrêter à la limite de nos frontières extérieures actuelles qui sont déjà très difficiles à gérer et à protéger ; les accords avec ces pays doivent se limiter à leur consentir des fonds de développement mesurés, soumis à la réalisation de projets viables et contrôlés avec comme devoir de réciprocité, d’améliorer leurs gouvernances leurs économies, leurs finances, leurs niveaux sociaux et culturels sans gaspillage, ni corruption.

Vous voulez contre vents et marées, déplacer le centre de gravité de l’Europe vers l’Est avec l’ambition non avouée mais bien réelle d’accueillir des pays dont les principes et les valeurs sont de plus en plus éloignés de ceux prônés par notre civilisation, notre culture et nos traditions. Aux problèmes moraux soulevés par les bonnes âmes de vos Institutions européenne vis-à-vis du manque de solidarité des pays du centre-est européen, s’ajouteront ceux d’une instabilité récurrente, de haine vivace et séculaire entre ethnies et ‘’last but not least, d’une corruption endémique qui touche tous les niveaux des pouvoirs en place.

Après réflexion et considérant notre intérêt à long terme, l’adhésion de ces pays des Balkans offrirait néanmoins l’immense avantage de constituer avec l’Autriche, le République tchèque, la Hongrie et la Pologne un cordon sanitaire pour éviter une émigration massive d’une population musulmane. Cette pression non contenue et non choisie est l’importation d’une civilisation qui n’est pas la nôtre et dont la religion islamiste prosélytique est le vecteur du dépérissement, sinon de la disparition à terme de notre civilisation judéo-chrétienne, de notre culture gréco-latine et de notre religion chrétienne, forcés de devoir accepter de nous intégrer dans une société multi-culturaliste que vous appelez tacitement de vos vœux.