Archives mensuelles : avril 2018

LE RANÇONNEMENT FRANÇAIS DES PAYS-MEMBRES DE L’UNION EUROPEENNE

La France est un pays membre de l’Union européenne qui reste, malgré son présomptueux Président jupitérien donneur de leçons, un pays impécunieux qui se veut grand par son importance sur la scène politique internationale déjà fort écornée mais plus proche des pays du ‘’Club Med’’ par l’état de ses finances.
Le fameux ratio « déficit structurel/PIB» passera en France sous la barre des 3%  pour cette année 2017. Alléluia ! , Inch Allah !, gloire au dieu Macron et à tous ses disciples ministériels ! C’est la première fois depuis 2007 que le pays repasse sous la fameuse barre des 3 % de déficit exigé par les traités européens.  Quelles magouilles internes à Bercy  et quels artifices de la Commission européenne dont le Commissaire en charge de L’Economie, qui est français lui aussi, et se montre toujours particulièrement magnanime pour son pays d’origine, ont-ils pu imaginer pour parvenir à ce déficit !  Deogratias, ديوغراتيس  !
Cependant, la dette publique française est abyssale, 2.300 milliards €  ( près de 100% du P.I.B ) à laquelle s’ajoutent des dettes n’apparaissant pas dans le budget public mais qui sont affectées à des sociétés publiques (SNCF : 50 millards €) ou à des collectivités locales auxquelles l’Etat a transféré une partie non négligeables de missions (au titre de la décentralisation ? ) qui génèrent autant de dettes et de déficits, sinon plus que l’Etat, mais qui, eux, sont à charge des Collectivités, dettes dissimulées ou non comptabilisées qui n’apparaissent pas dans le dette publique française. Malgré cette dette démesurée, la France continue à emprunter sur les marchés, encore près de 7 milliards tout récemment. ! Dans des perspectives moins favorables pour les niveaux des taux, Macron plaide et insiste après de Madame Merkel pour l’introduction d’une solidarité financière entre pays de la zone Euro. Il est d’usage constant que ce sont toujours les pays du Nord de l’Europe qui ont fait preuve de solidarité vis-vis-vis des pays du sud ; Macron préfère devancer une situation qui pourrait de venir catastrophique pour la France dès 2019, ayant repoussé le maximum de dépenses électorales pour les années à venir.
Néanmoins, comme la France de Macron n’est pas en mesure de réduire ses dépenses en raison de promesses qui doivent être tenues, à l’intérieur pour des raisons électorales, et à l’extérieur sous peine de se voir  considérer comme un pays de ‘’Club Med’’, elle veut collecter à l’extérieur de ses frontières les finances qui lui font si cruellement défaut pour rembourser sa dette publique !
france_mendiante_A_18_04Une recette très simple est de pomper le fric dans les poches des petits voisins qui sont, eux, économes et laborieux mais inaudibles à la Commission européenne. Proies faciles, ils ne diront rien, ils ne se révolteront pas, ils subiront comme toujours !
Le ministre de l’Action ( !) et des comptes publics français, Gérald Darmanin, était auditionné en ce début de mois par les parlementaires sur le projet de loi contre la fraude fiscale. A cette occasion, la France a affiché sa volonté de s’attaquer plus fermement à la fraude fiscale ou à «l’évitement fiscal» (référence aux montages légaux ! ) ; l’évitement fiscal est une nouvelle appellation pour dénommer en franglais les rulings, procédure que même la France doit considérer comme légale donc inattaquable juridiquement, mais inapplicable en France en raison des taux fiscaux exorbitants qui sont dissuasifs pour les investisseurs.
Un texte de loi est en cours de préparation à Bercy ; Il se décompose en une dizaine d’articles, dont une majorité concerne la poursuite au niveau national des fraudeurs à l’impôt. Mais un article (l’article 11) fait explicitement référence aux relations entre la France et les pays tiers à l’effet de tenter de donner une forme légale (en France) à cette agression extraterritoriale. Cet article 11 fait référence notamment aux paradis fiscaux au niveau mondial, ceux avec lesquels la France entend afficher une fermeté nette (pas de coopération !), de concert avec l’Union Européenne. Encore faudrait-il dégager un accord au niveau européen pour ce faire ! Outre les paradis fiscaux, Le ministre fait mention également de «TROUS NOIRS» ou encore de pays à «petite vertu fiscale au cœur de l’Europe»  (la langue française est particulièrement féconde l’utilisation de ces métaphores !) , «Il s’agit de partenaires à la fois très proches mais en même temps très peu coopératifs», a décrit le rapporteur général du projet. Il ne faut pas être grand clerc pour deviner qu’il s’agit notamment du Luxembourg, de Malte ou de l’Irlande, puisque le Commissaire européen Pierre Moscovici y a fait explicitement référence en janvier dernier.
Le ministre de l’Action ( !) et des comptes publics français, Gérald Darmanin a donné sa ligne de conduite par rapport à ces «TROUS NOIRS» au cœur de l’Europe : «on ne parle pas ici de différence de fiscalité, puisque la fiscalité est la souveraineté de chaque état. En revanche, chaque état n’a pas toujours la même façon vertueuse (décidément la vertu est une notion bien franchouillarde ) de considérer l’évasion fiscale  ». Il poursuivait : « Ces pays nous les connaissons : nous allons faire un travail important pour les amener à la « raison ».  C’est un discours sinon belliqueux,  du moins martial vis-à-vis de pays-membres qui restent souverains, n’en déplaise à la France. On sait que le Luxembourg ou l’Irlande sont pour le coup visés par les propos qui suivent : «Il y a d’autres pays européens où les politiques fiscales sont moins évidentes». D’ici la fin de l’adoption de ce texte, je me rendrai dans ces pays pour en discuter […] Soit on aura à faire à des gens ( !) qui souhaitent avancer vers la même harmonisation fiscale ou de lutte contre l’évasion fiscale, soit ils considéreront que c’est un avantage comparatif [en leur faveur] et dans ce cas-là, je crois que nous prendrons des mesures qui seront des mesures différentes que de simples déclarations.» A bonne entendeur européenne, Etats européens, salut !
Le Ministre français ministre de l’Action ( !)  et des Comptes publics , Gérald Darmanin a donc programmé une visite dans les pays qualifiés de « TROUS NOIR FISCAUX » mais pays  pour lesquels, il a déclaré  et c’est rassurant, «  ON A TOUS INTERET ENTRE PAYS AMIS A DISCUTER QUITTE A DIRE DES CHOSES QUI NE SONT PAS TOUT A FAIT PLAISANTES ! ». Les modalités de ces déplacements seront précisées avec son Ministre des Finances, Bruno Le Maire en charge des dossiers internationaux  pour  parvenir à des investigations (légitimes ?) dans des pays souverains. Comme il n’a pas reçu d’invitation de devoir d’enquête de ces pays, amis, mais néanmoins étrangers, le Ministre français des Comptes publics, a pris soin de préciser . « JE ME CALE AUSSI SUR CE QU’A DIT LE COMMISSAIRE EUROPEEN Pierre Moscovici »; c’est ce Commissaire (Français)  en charge  des Affaires Economiques et financières qui avait accusé plusieurs pays européens d’être des « TROUS NOIRS FISCAUX », formulation qui a le vent en poupe tant à la Commission européenne que dans les pays-membres impécunieux. Le Ministre des Comptes publics de l’Etat dont la nationalité est celle  du Commissaire responsable en ces délicates matières aurait-il reçu mission de la Commission européenne de mettre au grand jour ces « TROUS NOIRS » mais que, devant la réticence de plusieurs Etats-membres, le Commissaire en charge de cette mission peu exaltante de terrassier, aurait-il donc fait appel à un compatriote pour remplir cette mission ardue ?

L’UNION EUROPÉENNE A FAVORISÉ L’INSURRECTION EN CATALOGNE

 

Le 26 mars dernier un Europarlementaire stupide, aveugle et inconscient de surcroît, le dénommé Guy Verhofstadt a écrit sur sa page FACEBOOK :

‘’ Guy Verhofstadt  18/26/03·

People ask what my reaction is on the latest developments in the Catalan crisis which is escalating again. I post here my statement of 5 November 2017. I think it remains as valid today as it was last year. ‘’ »It’s time for de-escalation now. Urgent measures need to be taken to end the social and political conflict in Catalonia. These go beyond the decisions taken by the judiciary […]. Our hope is that […] the Catalan legitimate representatives […] go beyond legal arguments, although fully respecting the rule of law which is one of the EU fundamental values, and find genuine dialogue and compromise »

Aveugle, oui, car il n’a pas compris, à l’instar des autres dignitaires de l’Union européenne et au même titre de nos Eminences des pays-membres qui ont ignoré ou plutôt n’ont pas voulu comprendre que la situation en catalogne avait évolué depuis près de 5 mois ! Elle s’est radicalisée du côté des autorités de Madrid, au niveau politique et s’est manifestée par une rigueur injustifiée des autorités judiciaires aux ordres du pouvoir politique. Le gouvernement de Madrid s’est ridiculisé par des mesures excessives, vexatoires et parfois burlesques à l’encontre des Indépendantistes dont certaines sont issues d’une haine féroce de Mariano Rajoy à l’encontre de Puigdemont. Rajoy a perdu toute autorité, tout crédit au niveau national et a tenté de se ressaisir en prenant des mesures disproportionnées et violentes à l’encontre de la Catalogne afin de ressouder son pays autour de sa personne. En fait, il a échoué à titre personnel et risque un échec plus cuisant encore pour entraver la volonté d’autonomie de la Catalogne.

Après une manifestation pacifique le 1er novembre 2017 sauvagement réprimée par  les Mossos d’Esquadra,  police ou plutôt sbires du pouvoir central honnis des Catalans, ce peuple fier et indépendant est resté étonnement calme malgré toutes les injustices, l’oppression du pouvoir à travers l’emprisonnement de prisonniers politiques et des exilés voulant échapper à la vindicte de Mariano Rajoy, Premier ministre et de sa déléguée en Catalogne, vice-présidente du gouvernement espagnol Soraya Saenz de Santamaria connue pour sa brutalité, son intransigeance dans l’application sans ménagement de l’article 155 de la Constitution et mettre la Catalogne à sa botte ; elle s’est vantée d’avoir ‘’décapité’’ le mouvement indépendantiste ! Cette démonstration de force démontre à souhait le rejet de Madrid de négocier comme le suggère le naïf Verhofstadt. Ce rejet s’est exprimé depuis le début des velléités d’indépendance, c’est amplifié depuis les échecs successifs de Rajoy qui n’a jamais montré le moindre souhait de dialogue, au contraire, il a durci son attitude qui a exacerbé le peuple catalan.

Alors que les premières manifestations viennent de commencer après 5 mois d’une attitude pacifique exemplaire, cet imbécile de Verhofstadt, qui ne fait qu’être le porte-voix de votre silence assourdissant à tous, Vous, dignitaires européens, planqués derrière les portes capitonnées dans vos bureaux confortables de Bruxelles et de vos assemblées de représentations de marionnettes de Strasbourg. Non, à vos yeux rien n’a changé mais surtout il faut que rien ne change pour éviter toute velléité d’autonomie qui pourrait se répandre comme une trainée de poudre à travers ‘’Votre Europe’’. La démocratie pour vous n’est qu’un vain mot et son interprétation est sujette à vos fantasmes et à vos intérêts propres.

Non, rien n’a changé alors que 22 leaders sont poursuivis par le Tribunal suprême, soit par un emprisonnement de prisonniers politiques, soit laissés en liberté conditionnelle ou en détention préventive et dont 7 se trouvent réfugiés à l’étranger. Selon Madrid, M. Puigdemont et ses camarades ne sont pas poursuivis pour des idées politiques, des idées d’indépendance mais en raison d’infractions bien concrètes, poursuites pour rébellion et sédition qui sont éminemment controversées, car elles supposent « un soulèvement violent » qui, selon des juristes (indépendants, eux), ne s’est jamais produit, soulignons que ces chefs d’accusation sont passibles de 30 ans de prison ! peines encourues par des criminels de droit commun ou des terroristes islamistes (avec plus d’indulgence  peut-être)!

En raison de leur statut de prisonnier politique ou du risque d’être emprisonné, aucun candidat à la présidence n’a pu être élu… Est-ce votre conception de l’application de  la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne de laisser une soi-disant démocratie européenne le pouvoir d’incarcérer des candidats afin qu’ils ne puissent être élus ?

Alors que les chantres des ‘’valeurs européennes’’ de l’UE  dont la démocratie ne fait manifestement pas partie, restent passifs devant la situation  en Espagne  ‘’The Economist Intelligence Unit’’ a dégradé un pays membre du statut de « démocratie pleine » à celui de « démocratie imparfaite » face aux violences qui ont émaillé le référendum du 1er octobre et le traitement réservé aux personnalités indépendantistes. Pour l’EIU,  l’Espagne a vécu à l’automne le paroxysme de sa pire crise politique en 40 ans de démocratie. Le gouvernement central dirigé par le conservateur Mariano Rajoy,  assuré de l’impunité grâce au soutien du PPE de Juncker et de sa clique, a toujours assuré agir simplement pour faire respecter la loi et la constitution.

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Ce légalisme exacerbé mis en avant pour répondre à ce qui est essentiellement une question démocratique ou pour refuser un vote démocratique » n’est « pas vraiment la marque d’un gouvernement qui encourage la démocratie et veut la défendre ». Le rapport de l’EIU dénonce également les poursuites pour « rébellion » et « sédition », chefs d’accusation « archaïques » engagés contre des dirigeants indépendantistes. » À notre époque, dans une démocratie moderne, voir des élus être poursuivis pour des chefs d’accusation qui semblent pour le moins archaïques (…) ne semble pas aller dans le sens de classer l’Espagne comme démocratie pleine », ajoute Joan Hoey de l’EIU. Ce n’est manifestement pas la vue de l’Union européenne !

Vous, donneurs de leçons démocratiques et de valeurs humanitaires, vous vous faites le défenseur de Rajoy, digne successeur de Franco. Vous-vous êtes tous déconsidérés, Vous les dignitaires des Institutions européennes, Vous les Chefs des Etats-Membres notamment l’Allemagne, Vous-êtes- vous émus  lors de l’arrestation de Puigdemont en Allemagne  lorsque que le porte-parole de la chancelière Angela Merkel a qualifié l’Espagne d’ « Etat de droit démocratique » et relevé qu’il régnait « une confiance toute particulière entre les autorités judiciaires des pays membres de l’UE ». ! Le gouvernement espagnol est resté, lui, en retrait, se contentant de qualifier de « bonne nouvelle » l’arrestation de l’indépendantiste laissant le soin aux Institutions européennes et aux Etats-membre de se murer dans leur silence, mais à la limite d’emboîter le pas de Raroy en qualifiant l’arrestation du trublion, non plus uniquement catalan, mais européen en qualifiant l’arrestation de Carles Puigdement de ‘’bonne nouvelle’’

A l’exemple de Verhofstadt, ce stupide individu, l’aveuglement des Eminences européennes et de leurs valets des Etats-Membres est total. Exaspérés par des arrestations arbitraires, par la désignation de la Vice-premier Ministre qui est d’une brutalité féroce pour faire appliquer l’Article 155 de la Constitution et par l’impossibilité de désignation d’un Président de l’Assemblée pour des élus empêchés car prisonniers ou en exil, les Catalans, dont le calme a été exemplaire depuis une demi-année se sont révoltés.

En Catalogne, des milliers de militants indépendantistes sont descendus dans la rue ce dimanche 25 mars pour protester contre l’arrestation de l’ex-dirigeant catalan Carles Puigdemont. Des affrontements violents ont rapidement éclatés à Barcelone où des manifestants, à l’appel d’un groupe radical, les Comités de défense de la République (CDR), ont tenté d’approcher de la préfecture. Les   Mossos d’Esquadra, les ont repoussés à coups de matraque et en tirant en l’air ; plus de 100 blessés ont été recensés. Cette manifestation et celles qui suivront, n’en doutons pas, c’est exactement ce que les autocrates espagnols recherchent à provoquer pour tuer la démocratie, poursuivre l’application de l’Article 155de la Constitution et instaurer une dictature de type franquiste en Catalogne. Toutes ces manœuvres sont en  cours avec l’appui bienveillant de l’Union européenne qui prône la démocratie, valeur européenne imprescriptible, mais dont l’interprétation sert les intérêts personnels de ses dignitaires.
Heureusement deux pays-membres ont refusé l’extradition pour des faits non reconnus dans leur droit national mais invoqués sans vergogne par la ‘’Justice’’ espagnole, l’Allemagne dont la justice reste indépendante du pouvoir exécutif a fait un pied de nez à Madame Merkel aux ordres de Bruxelles et de  ses dignitaires qui par contre manquent de la moindre étique  et sont de vulgaires manipulateurs par surcroît. La Belgique qui est un pays souverain et malgré toutes ses vicissitudes veut le rester malgré les diktats de la Communauté envers un petit pays.

Puigdemont n’est pas un exemple, ni de courage, ni de sens politique, ni même de la défense de son peuple ; il est vrai que les peines qu’il encourait, 30 ans de prison celles réservées à un terroriste assassin dans un pays démocratique ne l’ont pas encouragé dans son action. Son exemple néanmoins n’est pas vain, il est le témoin d’une quasi-dictature au sein de l’Union européenne qui prétend se parer de toutes les vertus, il est parvenu à éveiller les consciences de nombreux citoyens européens à défaut de réveillercelles de leurs édiles européennes qui sont sourdes aux aspirations identitaires des peuples et muettes lorsqu’il s’agit non seulement de l’expression de la volonté des peuples à disposer d’eux-mêmes mais encore de défendre le respect des plus élémentaires de la sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales des citoyens.