L’UNION EUROPÉENNE A FAVORISÉ L’INSURRECTION EN CATALOGNE

 

Le 26 mars dernier un Europarlementaire stupide, aveugle et inconscient de surcroît, le dénommé Guy Verhofstadt a écrit sur sa page FACEBOOK :

‘’ Guy Verhofstadt  18/26/03·

People ask what my reaction is on the latest developments in the Catalan crisis which is escalating again. I post here my statement of 5 November 2017. I think it remains as valid today as it was last year. ‘’ »It’s time for de-escalation now. Urgent measures need to be taken to end the social and political conflict in Catalonia. These go beyond the decisions taken by the judiciary […]. Our hope is that […] the Catalan legitimate representatives […] go beyond legal arguments, although fully respecting the rule of law which is one of the EU fundamental values, and find genuine dialogue and compromise »

Aveugle, oui, car il n’a pas compris, à l’instar des autres dignitaires de l’Union européenne et au même titre de nos Eminences des pays-membres qui ont ignoré ou plutôt n’ont pas voulu comprendre que la situation en catalogne avait évolué depuis près de 5 mois ! Elle s’est radicalisée du côté des autorités de Madrid, au niveau politique et s’est manifestée par une rigueur injustifiée des autorités judiciaires aux ordres du pouvoir politique. Le gouvernement de Madrid s’est ridiculisé par des mesures excessives, vexatoires et parfois burlesques à l’encontre des Indépendantistes dont certaines sont issues d’une haine féroce de Mariano Rajoy à l’encontre de Puigdemont. Rajoy a perdu toute autorité, tout crédit au niveau national et a tenté de se ressaisir en prenant des mesures disproportionnées et violentes à l’encontre de la Catalogne afin de ressouder son pays autour de sa personne. En fait, il a échoué à titre personnel et risque un échec plus cuisant encore pour entraver la volonté d’autonomie de la Catalogne.

Après une manifestation pacifique le 1er novembre 2017 sauvagement réprimée par  les Mossos d’Esquadra,  police ou plutôt sbires du pouvoir central honnis des Catalans, ce peuple fier et indépendant est resté étonnement calme malgré toutes les injustices, l’oppression du pouvoir à travers l’emprisonnement de prisonniers politiques et des exilés voulant échapper à la vindicte de Mariano Rajoy, Premier ministre et de sa déléguée en Catalogne, vice-présidente du gouvernement espagnol Soraya Saenz de Santamaria connue pour sa brutalité, son intransigeance dans l’application sans ménagement de l’article 155 de la Constitution et mettre la Catalogne à sa botte ; elle s’est vantée d’avoir ‘’décapité’’ le mouvement indépendantiste ! Cette démonstration de force démontre à souhait le rejet de Madrid de négocier comme le suggère le naïf Verhofstadt. Ce rejet s’est exprimé depuis le début des velléités d’indépendance, c’est amplifié depuis les échecs successifs de Rajoy qui n’a jamais montré le moindre souhait de dialogue, au contraire, il a durci son attitude qui a exacerbé le peuple catalan.

Alors que les premières manifestations viennent de commencer après 5 mois d’une attitude pacifique exemplaire, cet imbécile de Verhofstadt, qui ne fait qu’être le porte-voix de votre silence assourdissant à tous, Vous, dignitaires européens, planqués derrière les portes capitonnées dans vos bureaux confortables de Bruxelles et de vos assemblées de représentations de marionnettes de Strasbourg. Non, à vos yeux rien n’a changé mais surtout il faut que rien ne change pour éviter toute velléité d’autonomie qui pourrait se répandre comme une trainée de poudre à travers ‘’Votre Europe’’. La démocratie pour vous n’est qu’un vain mot et son interprétation est sujette à vos fantasmes et à vos intérêts propres.

Non, rien n’a changé alors que 22 leaders sont poursuivis par le Tribunal suprême, soit par un emprisonnement de prisonniers politiques, soit laissés en liberté conditionnelle ou en détention préventive et dont 7 se trouvent réfugiés à l’étranger. Selon Madrid, M. Puigdemont et ses camarades ne sont pas poursuivis pour des idées politiques, des idées d’indépendance mais en raison d’infractions bien concrètes, poursuites pour rébellion et sédition qui sont éminemment controversées, car elles supposent « un soulèvement violent » qui, selon des juristes (indépendants, eux), ne s’est jamais produit, soulignons que ces chefs d’accusation sont passibles de 30 ans de prison ! peines encourues par des criminels de droit commun ou des terroristes islamistes (avec plus d’indulgence  peut-être)!

En raison de leur statut de prisonnier politique ou du risque d’être emprisonné, aucun candidat à la présidence n’a pu être élu… Est-ce votre conception de l’application de  la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne de laisser une soi-disant démocratie européenne le pouvoir d’incarcérer des candidats afin qu’ils ne puissent être élus ?

Alors que les chantres des ‘’valeurs européennes’’ de l’UE  dont la démocratie ne fait manifestement pas partie, restent passifs devant la situation  en Espagne  ‘’The Economist Intelligence Unit’’ a dégradé un pays membre du statut de « démocratie pleine » à celui de « démocratie imparfaite » face aux violences qui ont émaillé le référendum du 1er octobre et le traitement réservé aux personnalités indépendantistes. Pour l’EIU,  l’Espagne a vécu à l’automne le paroxysme de sa pire crise politique en 40 ans de démocratie. Le gouvernement central dirigé par le conservateur Mariano Rajoy,  assuré de l’impunité grâce au soutien du PPE de Juncker et de sa clique, a toujours assuré agir simplement pour faire respecter la loi et la constitution.

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Ce légalisme exacerbé mis en avant pour répondre à ce qui est essentiellement une question démocratique ou pour refuser un vote démocratique » n’est « pas vraiment la marque d’un gouvernement qui encourage la démocratie et veut la défendre ». Le rapport de l’EIU dénonce également les poursuites pour « rébellion » et « sédition », chefs d’accusation « archaïques » engagés contre des dirigeants indépendantistes. » À notre époque, dans une démocratie moderne, voir des élus être poursuivis pour des chefs d’accusation qui semblent pour le moins archaïques (…) ne semble pas aller dans le sens de classer l’Espagne comme démocratie pleine », ajoute Joan Hoey de l’EIU. Ce n’est manifestement pas la vue de l’Union européenne !

Vous, donneurs de leçons démocratiques et de valeurs humanitaires, vous vous faites le défenseur de Rajoy, digne successeur de Franco. Vous-vous êtes tous déconsidérés, Vous les dignitaires des Institutions européennes, Vous les Chefs des Etats-Membres notamment l’Allemagne, Vous-êtes- vous émus  lors de l’arrestation de Puigdemont en Allemagne  lorsque que le porte-parole de la chancelière Angela Merkel a qualifié l’Espagne d’ « Etat de droit démocratique » et relevé qu’il régnait « une confiance toute particulière entre les autorités judiciaires des pays membres de l’UE ». ! Le gouvernement espagnol est resté, lui, en retrait, se contentant de qualifier de « bonne nouvelle » l’arrestation de l’indépendantiste laissant le soin aux Institutions européennes et aux Etats-membre de se murer dans leur silence, mais à la limite d’emboîter le pas de Raroy en qualifiant l’arrestation du trublion, non plus uniquement catalan, mais européen en qualifiant l’arrestation de Carles Puigdement de ‘’bonne nouvelle’’

A l’exemple de Verhofstadt, ce stupide individu, l’aveuglement des Eminences européennes et de leurs valets des Etats-Membres est total. Exaspérés par des arrestations arbitraires, par la désignation de la Vice-premier Ministre qui est d’une brutalité féroce pour faire appliquer l’Article 155 de la Constitution et par l’impossibilité de désignation d’un Président de l’Assemblée pour des élus empêchés car prisonniers ou en exil, les Catalans, dont le calme a été exemplaire depuis une demi-année se sont révoltés.

En Catalogne, des milliers de militants indépendantistes sont descendus dans la rue ce dimanche 25 mars pour protester contre l’arrestation de l’ex-dirigeant catalan Carles Puigdemont. Des affrontements violents ont rapidement éclatés à Barcelone où des manifestants, à l’appel d’un groupe radical, les Comités de défense de la République (CDR), ont tenté d’approcher de la préfecture. Les   Mossos d’Esquadra, les ont repoussés à coups de matraque et en tirant en l’air ; plus de 100 blessés ont été recensés. Cette manifestation et celles qui suivront, n’en doutons pas, c’est exactement ce que les autocrates espagnols recherchent à provoquer pour tuer la démocratie, poursuivre l’application de l’Article 155de la Constitution et instaurer une dictature de type franquiste en Catalogne. Toutes ces manœuvres sont en  cours avec l’appui bienveillant de l’Union européenne qui prône la démocratie, valeur européenne imprescriptible, mais dont l’interprétation sert les intérêts personnels de ses dignitaires.
Heureusement deux pays-membres ont refusé l’extradition pour des faits non reconnus dans leur droit national mais invoqués sans vergogne par la ‘’Justice’’ espagnole, l’Allemagne dont la justice reste indépendante du pouvoir exécutif a fait un pied de nez à Madame Merkel aux ordres de Bruxelles et de  ses dignitaires qui par contre manquent de la moindre étique  et sont de vulgaires manipulateurs par surcroît. La Belgique qui est un pays souverain et malgré toutes ses vicissitudes veut le rester malgré les diktats de la Communauté envers un petit pays.

Puigdemont n’est pas un exemple, ni de courage, ni de sens politique, ni même de la défense de son peuple ; il est vrai que les peines qu’il encourait, 30 ans de prison celles réservées à un terroriste assassin dans un pays démocratique ne l’ont pas encouragé dans son action. Son exemple néanmoins n’est pas vain, il est le témoin d’une quasi-dictature au sein de l’Union européenne qui prétend se parer de toutes les vertus, il est parvenu à éveiller les consciences de nombreux citoyens européens à défaut de réveillercelles de leurs édiles européennes qui sont sourdes aux aspirations identitaires des peuples et muettes lorsqu’il s’agit non seulement de l’expression de la volonté des peuples à disposer d’eux-mêmes mais encore de défendre le respect des plus élémentaires de la sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales des citoyens.

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