LE RANÇONNEMENT FRANÇAIS DES PAYS-MEMBRES DE L’UNION EUROPEENNE

La France est un pays membre de l’Union européenne qui reste, malgré son présomptueux Président jupitérien donneur de leçons, un pays impécunieux qui se veut grand par son importance sur la scène politique internationale déjà fort écornée mais plus proche des pays du ‘’Club Med’’ par l’état de ses finances.
Le fameux ratio « déficit structurel/PIB» passera en France sous la barre des 3%  pour cette année 2017. Alléluia ! , Inch Allah !, gloire au dieu Macron et à tous ses disciples ministériels ! C’est la première fois depuis 2007 que le pays repasse sous la fameuse barre des 3 % de déficit exigé par les traités européens.  Quelles magouilles internes à Bercy  et quels artifices de la Commission européenne dont le Commissaire en charge de L’Economie, qui est français lui aussi, et se montre toujours particulièrement magnanime pour son pays d’origine, ont-ils pu imaginer pour parvenir à ce déficit !  Deogratias, ديوغراتيس  !
Cependant, la dette publique française est abyssale, 2.300 milliards €  ( près de 100% du P.I.B ) à laquelle s’ajoutent des dettes n’apparaissant pas dans le budget public mais qui sont affectées à des sociétés publiques (SNCF : 50 millards €) ou à des collectivités locales auxquelles l’Etat a transféré une partie non négligeables de missions (au titre de la décentralisation ? ) qui génèrent autant de dettes et de déficits, sinon plus que l’Etat, mais qui, eux, sont à charge des Collectivités, dettes dissimulées ou non comptabilisées qui n’apparaissent pas dans le dette publique française. Malgré cette dette démesurée, la France continue à emprunter sur les marchés, encore près de 7 milliards tout récemment. ! Dans des perspectives moins favorables pour les niveaux des taux, Macron plaide et insiste après de Madame Merkel pour l’introduction d’une solidarité financière entre pays de la zone Euro. Il est d’usage constant que ce sont toujours les pays du Nord de l’Europe qui ont fait preuve de solidarité vis-vis-vis des pays du sud ; Macron préfère devancer une situation qui pourrait de venir catastrophique pour la France dès 2019, ayant repoussé le maximum de dépenses électorales pour les années à venir.
Néanmoins, comme la France de Macron n’est pas en mesure de réduire ses dépenses en raison de promesses qui doivent être tenues, à l’intérieur pour des raisons électorales, et à l’extérieur sous peine de se voir  considérer comme un pays de ‘’Club Med’’, elle veut collecter à l’extérieur de ses frontières les finances qui lui font si cruellement défaut pour rembourser sa dette publique !
france_mendiante_A_18_04Une recette très simple est de pomper le fric dans les poches des petits voisins qui sont, eux, économes et laborieux mais inaudibles à la Commission européenne. Proies faciles, ils ne diront rien, ils ne se révolteront pas, ils subiront comme toujours !
Le ministre de l’Action ( !) et des comptes publics français, Gérald Darmanin, était auditionné en ce début de mois par les parlementaires sur le projet de loi contre la fraude fiscale. A cette occasion, la France a affiché sa volonté de s’attaquer plus fermement à la fraude fiscale ou à «l’évitement fiscal» (référence aux montages légaux ! ) ; l’évitement fiscal est une nouvelle appellation pour dénommer en franglais les rulings, procédure que même la France doit considérer comme légale donc inattaquable juridiquement, mais inapplicable en France en raison des taux fiscaux exorbitants qui sont dissuasifs pour les investisseurs.
Un texte de loi est en cours de préparation à Bercy ; Il se décompose en une dizaine d’articles, dont une majorité concerne la poursuite au niveau national des fraudeurs à l’impôt. Mais un article (l’article 11) fait explicitement référence aux relations entre la France et les pays tiers à l’effet de tenter de donner une forme légale (en France) à cette agression extraterritoriale. Cet article 11 fait référence notamment aux paradis fiscaux au niveau mondial, ceux avec lesquels la France entend afficher une fermeté nette (pas de coopération !), de concert avec l’Union Européenne. Encore faudrait-il dégager un accord au niveau européen pour ce faire ! Outre les paradis fiscaux, Le ministre fait mention également de «TROUS NOIRS» ou encore de pays à «petite vertu fiscale au cœur de l’Europe»  (la langue française est particulièrement féconde l’utilisation de ces métaphores !) , «Il s’agit de partenaires à la fois très proches mais en même temps très peu coopératifs», a décrit le rapporteur général du projet. Il ne faut pas être grand clerc pour deviner qu’il s’agit notamment du Luxembourg, de Malte ou de l’Irlande, puisque le Commissaire européen Pierre Moscovici y a fait explicitement référence en janvier dernier.
Le ministre de l’Action ( !) et des comptes publics français, Gérald Darmanin a donné sa ligne de conduite par rapport à ces «TROUS NOIRS» au cœur de l’Europe : «on ne parle pas ici de différence de fiscalité, puisque la fiscalité est la souveraineté de chaque état. En revanche, chaque état n’a pas toujours la même façon vertueuse (décidément la vertu est une notion bien franchouillarde ) de considérer l’évasion fiscale  ». Il poursuivait : « Ces pays nous les connaissons : nous allons faire un travail important pour les amener à la « raison ».  C’est un discours sinon belliqueux,  du moins martial vis-à-vis de pays-membres qui restent souverains, n’en déplaise à la France. On sait que le Luxembourg ou l’Irlande sont pour le coup visés par les propos qui suivent : «Il y a d’autres pays européens où les politiques fiscales sont moins évidentes». D’ici la fin de l’adoption de ce texte, je me rendrai dans ces pays pour en discuter […] Soit on aura à faire à des gens ( !) qui souhaitent avancer vers la même harmonisation fiscale ou de lutte contre l’évasion fiscale, soit ils considéreront que c’est un avantage comparatif [en leur faveur] et dans ce cas-là, je crois que nous prendrons des mesures qui seront des mesures différentes que de simples déclarations.» A bonne entendeur européenne, Etats européens, salut !
Le Ministre français ministre de l’Action ( !)  et des Comptes publics , Gérald Darmanin a donc programmé une visite dans les pays qualifiés de « TROUS NOIR FISCAUX » mais pays  pour lesquels, il a déclaré  et c’est rassurant, «  ON A TOUS INTERET ENTRE PAYS AMIS A DISCUTER QUITTE A DIRE DES CHOSES QUI NE SONT PAS TOUT A FAIT PLAISANTES ! ». Les modalités de ces déplacements seront précisées avec son Ministre des Finances, Bruno Le Maire en charge des dossiers internationaux  pour  parvenir à des investigations (légitimes ?) dans des pays souverains. Comme il n’a pas reçu d’invitation de devoir d’enquête de ces pays, amis, mais néanmoins étrangers, le Ministre français des Comptes publics, a pris soin de préciser . « JE ME CALE AUSSI SUR CE QU’A DIT LE COMMISSAIRE EUROPEEN Pierre Moscovici »; c’est ce Commissaire (Français)  en charge  des Affaires Economiques et financières qui avait accusé plusieurs pays européens d’être des « TROUS NOIRS FISCAUX », formulation qui a le vent en poupe tant à la Commission européenne que dans les pays-membres impécunieux. Le Ministre des Comptes publics de l’Etat dont la nationalité est celle  du Commissaire responsable en ces délicates matières aurait-il reçu mission de la Commission européenne de mettre au grand jour ces « TROUS NOIRS » mais que, devant la réticence de plusieurs Etats-membres, le Commissaire en charge de cette mission peu exaltante de terrassier, aurait-il donc fait appel à un compatriote pour remplir cette mission ardue ?

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