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CREDIBILITE DES BUDGETS EUROPEENS – LA REGLE D’OR – LE PACTE DE STABILITÉ

POSTULAT :

Les critères de Maastricht sont l’alpha et l’oméga de la garantie d’une saine gestion des finances dans les pays de la Communauté européenne ; ils ont généré une ‘’REGLE D’OR’’ CONSTITUTIONNELLE qui s’impose à tous les pays membres et dans l’enthousiasme délirant de l’époque pour l’avenir de l’Europe, certains pays, dont la France, se devaient la transcrire dans leurs Constitutions nationales.

QUESTIONNEMENT :

Quelle est la crédibilité de l’exercice d’élaboration des budgets par les pays membres et de la vérification par la Commission à laquelle la France n’a pas voulu se soumettre et fut en raison de ce refus, sitôt remplacée par une évaluation par la même Commission !

Les projets de budgets pour l’exercice 2018 ont été tous jugés conformes au cadre du pacte de stabilité et de croissance mais avec des réserves d’usage et pour ne froisser aucun des pays-membres, mention de risques de non-conformité pour certains pays, menace de l’application de la procédure de déficit excessif pour d’autres, procédure susceptible d’aboutir a des sanctions et des amendes. Cette pénalisation n’a jamais été pratiquée et ne le sera jamais n’en doutons pas, d’autant que cette année, il s’agit de l’Espagne et de la France ! Toutes les précautions d’usage sont prises afin de ménager l’Espagne confrontée à la crise catalane et la France, malgré les divergences entre Bercy et la Commission qui sont importantes mais n’apparaissent pas sur la place publique par la collusion du Commissaire européen (d’origine française) et du Ministre français de l’Economie Monsieur Bruno Le Maire. Toutes les précautions d’usage sont prises éviter de pénaliser deux Etats membres par des mesures qui pourraient être considérées comme vexatoires pour ces deux ‘’Grands pays’’. La Grèce ne figure pas au palmarès car ce pays se trouve toujours ‘’sous perfusion’’ !

Les déficits
En ce qui concerne le budget 2018, le projet français présente un risque de non-conformité mais la Commission ne se prononcera qu’au printemps de l’année prochaine ! Cette annonce prématurée, mais qui doit pour l’heure réconforter les milieux politiques et financiers, avec toute la probabilité de lever ce risque de non-conformité par une nouvelle trituration des chiffres dès le début de l’année prochaine. En fait, on est déjà entré dans le la réalité de cette divergence car, actuellement, Bercy table sur un ‘’effort structurel’’ de 0.1 point de PIB alors que la Commission anticipe un relâchement budgétaire de -0.4%. Que ne faudra-t-il pas inventer pour éviter à la Commission de sombrer dans le ridicule au printemps 2018. L’Allemagne, elle, devrait sévèrement sanctionnée car l’excédent de ses comptes courants est supérieur au plafond théorique des 6%, quel scandale, quel mauvais exemple pour les autres pays-membres les plus impécunieux que ce pays prospère mais arrogant !

Mais revenons à la situation actuelle de la situation budgétaire de la France. En ce qui concerne le déficit annoncé pour l’année 2017, il devait être de 2.7%, il se situe, après ajustements, tripatouillages et aveuglement complice de la Commission sur ces manipulations à…… 2.9% (2.91 ou 2.99% – ce qu’il fallait démontrer CQFD – ouf !sauvés ), c’est l’essentiel car la vérité des chiffres importe peu pour passer tout juste en dessous de la barre des 3%. Il faudrait être mesquin pour mettre en doute un résultat aussi probant au dixième de pourcent près !

Pour 2018, le déficit serait ramené à 2.6%, – les promesses, c’est bien connu, n’engagent que ceux qui les énoncent – alors que la Commission qui ne souhaite pas être (trop) ridicule, anticipe un déficit de 2.9% (2.91 ou 2.99% ?). Encore un écran de fumée dégagé par des experts en fumisterie qui hantent les cabinets français et les collaborateurs avertis qui peuplent la Commission. Les économies budgétaires promises, elles, ne sont pas au rendez-vous ; la réduction de 20 milliards d’Euros annoncée en début de mandat ne devrait être que de 16 milliards et si l’on prend en considération une facture de 10 milliards entraînée par le rectificatif du remboursement d’une taxe sur les dividendes de 3% invalidée par Le Conseil d’Etat, on devrait avoisiner, sinon dépasser les 25 milliards ! La Commission a pudiquement fermé les yeux sur un remboursement qui aurait dû être effectué cette année mais qui n’interviendra qu’en 2018. La commission est la seule à ignorer qu’une grande partie des dépenses budgétées dans les ‘’promesses du candidat Macron’’ ne soient aussi reportées en 2018 et même au-delà, mais qu’à cela ne tienne, le Président français dispose encore de 4 ans pour l’étalement des dépenses avec naturellement la même mansuétude de son Commissaire européen, ou plutôt français, en l’occurrence, Pierre Moscivici, qui, favoritisme oblige, a pour la France des yeux de Chimène. L’opération de séduction a déjà commencé avec l’inclusion des considérations sociales en accord sur base du ‘’ Socle européen des droits sociaux’’ afin de diminuer les déficits des dépenses sociales pour lesquelles la France est championne d’Europe, si pas du monde ! Par la suite, les dépenses militaires afférentes au coût de la protection du parapluie français pour défendre nos valeurs morales et économiques seront également déduites, n’en doutons pas, car il s’agit de dépenses utiles pour la défense de l’ensemble des pays membres de la Communauté européenne qui doivent se regrouper au sein d’une alliance militaire.

La dette publique
En ce qui concerne la dette publique, alors que la moyenne de la dette publique des pays de la zone Euro selon les critères de Maastricht, est de 89.3 % du PIB en 2017, estimée à 87.2 % en 2018 et à 85.2% en 2019, celle de l’Italie est de 132.1 du PIB en 2017, devrait rester stable à ce niveau élevé en 2018 et 2019. Celle de la France se monte à 98.9 % du PIB actuellement alors qu’elle était de 96.3% en 2016 et devrait être ramenée à 96.9% en 2018 ! (c’est étonnant ce que l’on rencontre de pourcentages à $$,9 en France, décimales qui ressemblent à des chiffres de soldes dans les boutiques pour attirer le chaland ! )

COMMENTAIRES
La France perpétuelle donneuse de leçons avec un Président qui veut réformer l’Europe, pour l’adapter à la mesure de ses ambitions et à la dominer par son rayonnement sur la scène internationale est championne des comptes publics en dérive.

Nos Eminences ne tarissent pas d’éloges pour la politique menée par leur ‘’Champion français’’ et sa politique :
Le Président Juncker déclarait à la mi-octobre, avant l’examen des prévisions budgétaires française : « Nous allons les examiner avec tous les soins requis ( ?), mais je crois que la France qui n’a pas sa place dans cette procédure de déficit budgétaire excessif ( ?) sortira de cette situation inconfortable en 2018 ». Le même Juncker se disait « assez admiratif » du fait que la France parvienne à rester dans les clous des 3% de déficit budgétaire en 2017 alors que les échanges se multipliaient entre Paris et Bruxelles les semaines précédentes afin que la France sorte du viseur de la Commission pour déficit excessif. Quelles étaient les magouilles (certains diront l’effacement des différences méthodologiques) que ces échanges ont pu générer pour parvenir ‘’in fine’’ à un déficit de 2.9(999% ?) le pari est gagné, on est parvenu en dessous de la barre des 3%. !

Le facétieux Eurodéputé Guy Verhofstadt déclarait en se gardant de toute plaisanterie : « I am delighted to see Emmanuel Macron is serious about reducing France’s deficit, which is a pre-condition for kick starting a real European Economic Governance …»

Pierre Moscovici, le Commissaire européen aux Affaires économiques et financières, à la Fiscalité et à l’Union douanière (rien que cela !) s’est déclaré favorable à « une interprétation intelligente des règles…. Il faut faire preuve de souplesse et d’intelligence » Comment nos’’ Excellences’’ européennes ont admis qu’un ancien ministre français de l’Economie puisse détenir un poste sensible dans la Commission fonction dans laquelle il est l’interlocuteur privilégié pour juger de la sincérité les comptes qui lui sont présentés et déjà trafiqués par ses pairs et ses amis français ! Voilà bien la vertueuse Europe donneuse de leçons au monde entier !

La France, fille aînée de l’Eglise et son Président, distingué chanoine honoraire de la cathédrale de Rome est également la fille préférée de la Communauté européenne qui lui pardonne tous ses écarts, même ceux qui devraient être sanctionnés et ne le sont pas. Il est à noter que Monsieur Juncker déclarait en juin 2016 : « LA FRANCE DOIT ÉCHAPPER AUX SANCTIONS PARCE QUE C’EST LA FRANCE»   sic….
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COP21 COP22 – COP23 – COP 24 – COP25…LES GRANDS MESSES CLIMATIQUES

Une nouvelle religion est née, Deo gracias !

Elle rassemble déjà un grand nombre de fidèles pour prier avec une ferveur toute particulière, caractéristique des religions naissantes, religion salvatrice à la mode qui rassemble un grand nombre de fidèles.

Comme toute religion, elle est soumise aux révélations de ‘’grands prêtes’’ qui imposent leurs vues aux autorités publiques et privées pour qu’ils s’engagent, non pas pour le rayonnement du dieu soleil, mais contre le réchauffement de la planète.

Ces ‘’grands prêtres’’ célèbrent des grands messes annuelles dénommées COP, généralement dans des endroits choisis pour leur charme, leur valeur touristique ou autres intérêts divertissants; cette année, ce devait le tour des Iles Fidji mais comme leur territoire terrestre s’est déjà fortement réduit du fait du réchauffement climatique et de la montée des eaux, il n’y avait pas de place suffisante pour accueillir tous les fidèles, ils ont dû se replier sur Bonn, ville dans laquelle, ils ne peuvent craindre un Tsunami, puisque cité non située le long d’un fleuve, ni les retombées des centrales nucléaires qui ont été désaffectées par ordre du dieu climat et dont l’énergie perdue est remplacée par une remise en activité de la vielle énergie fossile, le charbon, si ce n’est la tourbe ! Il faut bien vivre en attendant la rédemption climatique qui nous est promise par nos’’ grands prêtres’’ !

On peut néanmoins s’étonner que ces ‘’grands messes’’ se déroulent chaque année amenant sur le lieu saint de l’évènement des milliers de participants. Pour la COP 21 en avril 2016 à Paris, 45.000 fidèles ont été rassemblés, plusieurs milliers de sympathisants qui n’ont pas encore reçu les ordres sacrés, plusieurs milliers de touristes venus pour la circonstance,… ; Paris est une ville incontournable pour le tourisme  surtout si les frais sont à charge des différentes sectes qui sont toutes les bienvenues pour la célébration !

Ensuite, la COP 22 en octobre de la même année, plus de 50.000 participants dont 60 % de ‘’grands prêtres’’ le reste étant composé de journalistes et de membres des ONG, et plusieurs milliers de touristes venus pour la circonstance,… ; Marrakech est une ville fort prisée des touristes avec la même prise en charge des frais ! Ensuite, la COP 23, qui vient de ce terminer à Bonn et non aux Iles Fidji, pour des raisons d’organisation comme expliqué plus haut (tant pis pour le tourisme), seulement 20.000 ‘’grands prêtres’’ et leur acolytes y ont participé ; en effet, Bonn est moins prisé par la communauté climatique pour son attractivité touristique que Paris et Marrakech !

Pour ceux qui n’ont pas été intéressés par les attraits de la ville de Bonn pour organiser la dernière ‘’grand messe’’, il leur est loisible de rejoindre Paris le 12 décembre, pour une homélie qui est dénommée ‘’ONE PLANET SUMMIT’’ réservée en principe aux seuls ‘’grands- prêtres et leur acolytes proches et qui se déroulera à ‘’La Seine musicale’’, le nouvel écrin culturel inauguré sur l’île Seguin ! Cette journée, pourrait réunir plus d’un millier de ‘’grands prêtres’’ triés sur le volet mais il aura certainement des écrans géants, boulevard Hausmann pour ceux qui n’auraient pas reçu un carton d’invitation et qui voudraient joindre l’utile à l’agréable. Suivant des commentaires récents : « ‘’l’homélie’’ que l’on dénomme ( sommet pour les non-initiés ) du 12 décembre est passé dans le langage courant du chef de l’Etat et de la diplomatie française, sans que l’on en sache beaucoup plus sur les enjeux précis de cette rencontre ! ».

La COP24 devrait avoir lieu à Katowice, la ville n’étant pas un endroit de villégiature et polluée par les centrales au charbon, elle devrait attirer peu de fidèles, bien que la Pologne soit un pays très croyant mais d’une religion rivale.

En attendant la COP25 qui devrait se tenir au Brésil en 2019, plutôt à Copacabana que dans les quartiers des favelas ! Pour cette Xième ‘’grand messe’’ il y aura foule, il y aura foule et il s’indique maintenant déjà de réserver ses places à moins que d’ici 2019, l’Atlantique n’ait déjà submergé les superbes plages de la cité balnéaire.

Tous, vous qui êtes si prompts à prêcher la bonne parole et à nous culpabiliser de notre consommation irresponsable de CO2 de par nos activités productrices et créatrices, avez-vous déjà réfléchi à la quantité que vous consommez par vos déplacements, vos séjours, vos activités. Ces ‘’grands messes’’ répétées sont-elles indispensables à la survie du globe ? Ne pouvez-vous pas vous déplacer moins fréquemment et moins nombreux en organisant des messes basses sur des thèmes bien précis et non des barnums planétaires. Quelle est l’empreinte écologique que vous imprimez au détriment d’activités productives, qui elles, nous sont nécessaires pour notre existence quotidienne.

le réchauffement climatique

« Make Our Planet tolerable for today and sustainable for the future »,

LES TERRORISTES ISLAMISTES ———– LE FLUX ET LE REFLUX

Un seul mot d’ordre ‘’ No tinc por ‘’ – Nous n’avons pas peur. Cette clameur qui est née à Barcelone après les attentats meurtriers du mois d’août dernier s’est répandue dans l’Europe entière, clameur amplifiée par les milieux politiques et les médias. C’est une sorte de méthode Coué qui nous est inculquée pour nous garantir contre des fantasmes que nous devrions ne pas concevoir et surtout ne pas évoquer. Notre sentiment d’insécurité viendrait moins des actes terroristes qui, comme des métastases se développent partout, que de notre inconscient qui amplifie la gravité de notre anxiété. Non bon peuple, restez sereins, le terrorisme n’est qu’un préjugé anti-islamiste qui hante vos esprits et détruit vos cœurs !  ‘’ No tinc por ‘’

Nous nous réjouissons des revers militaires de Daesch sur le terrain et du rétrécissement du califat réduit à une peau de chagrin en Irak et en Syrie. Cette défaite interne devrait, non pas être la source d’un anéantissement de l’organisation djihadiste, mais d’un éclatement en myriades de terroristes qui vont quitter leur territoire sacré et rentrer dans nos pays européens, la plupart non idientifiables, munis de nouveaux patronymes, de nouveaux (faux)passeports, de nouvelles fringues bien occidentales, nouvelles physionomies, (barbe rasée), tous ces camouflages devraient leur permettre de se refaire une nouvelle vie et de poursuivre leur ‘’combat sacré’’ dans nos pays.  Leurs opérations barbares que nous vivons partout en Europe  seront toujours plus fanatiques et plus ‘’tranchantes’’ puisque vaincus et exclus temporairement du paradis d’Allah, expulsés de leurs territoires du Moyen-Orient, ils se replieront dans nos pays peuplés de mécréants, d’impies et d’ennemis de leur dieu ‘’Allah’’ pour y commettre leurs actes inhumains, répliques de leurs atrocités coutumières dans les territoires dont ils avaient le contrôle. Déjà, leur tactique a changé au Moyen-Orient car, outre les attentats qu’ils y perpètrent depuis des années, les assaillants opèrent des actions de guérilla qui concentrent et multiplient les attaques sur des cibles urbaines ; ils sont entrainés à cette guerre clandestine qu’ils ont apprise lors de la défense de leurs citadelles en Irak et en Syrie. En ce qui concerne les djhadistes occidentaux, dont l’endoctrinement fanatique reste entier et l’entrainement au combat, le quotidien, Il n’est pas difficile d’envisager que pareilles actions de guérilla puissent aussi se produire dans nos pays par la mise en place de réseaux structurés avec un encadrement organisé à la tête de combattants bien entrainés et disciplinés. Pour nous Européens, nous sommes les cibles privilégiées de l’EI, ces combattants expérimentés et déterminés, autant de bombes à retardement  pour ceux qui rentreront chez nous. Afin de perpétrer leurs sévices, ils profiteront d’une connaissance du terrain acquise dans leurs lieux et quartiers d’origine, cachés dans leurs familles, protégés par leurs fratries, dissimulés dans un environnement propice qui leur reste familier.

Ils sont partis par centaines, par milliers, sans difficulté, franchissant nos frontières intérieures de l’Espace Schengen sans contrôles, avec un billet d’avion aller simple avec correspondance par la Turquie, laissez-passer qui suffisait pour aller grossir le nombre des combattants d’Allah dans des pays parmi lesquels certaines tribus ou ethnies rebelles les accueillaient à bras ouverts. Pendant ce temps, nos Autorités ne pensaient qu’à régler son compte à Bachar El Assad, et ne voyaient pas cette mouvance islamiste funeste se rassembler, se gonfler en absorbant des légions rebelles qui avaient le seul mérite de combattre Bachar et par l’intégration de  nos ressortissants pour en augmenter le nombre. Nos Autorités ne voyaient pas ou ne voulaient pas voir la (dé)formation mentale que ces islamistes recevaient, dans leurs familles, dans leurs mosquées et dans nos prisons et pour combattre leur véritable ennemi, nous, peuples impies, qui ne méritons que le châtiment suprême, la mort ! Outre la barbarie que pratiquaient ces fanatiques dans les territoires soumis au califat, des attentats nombreux et sanglants furent commis dans nos pays au nom d’Allah par des terroristes couverts par la nationalité que nous leur avons généreusement octroyée, soit, qu’ils l’avaient reçue par filiation, droit du sang ou du sol, toutes subtilités juridiques européennes devant conduire à l’assimilation ou  à l’intégration dont ils ne veulent pas, la loi du Coran étant la seule règle qu’ils reconnaissent alors qu’ils outragent nos lois civiles ; cette intégration à notre société et à nos valeurs  dont nous étions si fiers s’avère être un  échec total que nous voulions ignorer avec les conséquences que l’on sait et dont on ne connaît que le commencement.

Combien seront-ils à revenir dans nos pays, ‘’légalement’’ avec de faux passeports, ou clandestinement, en se noyant dans la foule des réfugiés, ou tout simplement en faisant amende honorable ce que notre immense miséricorde traditionnelle acceptera sans broncher en accueillant à bras ouverts tous ces ‘’repentis’’ ? Combien seront-ils à revenir avec épouses légitimes ou femmes épousées pour la circonstance et enfants (nombreux) en s’infiltrant à travers les mailles du filet des frontières extérieures de l’Espace Schengen et par malheur, s’ils ne sont pas pris dans la nasse, comment les repérer et les anéantir ?

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Ces terroristes reviendront, non pas avec armes, ils en trouveront chez nous, ni bagage, ils fabriqueront localement, dans leurs cellules dormantes, les bombes et les détonateurs. Ils reviendront avec femmes et enfants, qu’ils ont emmenés pour les initier à leurs actes barbares, femmes seules (et partagées) recrutées pour servir leur cause, enfants qu’ils ont engendrés en grand nombre pour répondre à la volonté du prophète mais surtout obtempérer aux injonctions des sbires autochtones  de Daech, afin de leur apprendre à torturer, à tuer, à massacrer et le jour venu, renouveler la masse des tueurs de cette nouvelle barbarie. De par leur  fanatisme, ils se ‘’sacrifieront’’ chez nous en martyrs au cours de leurs attentats pour atteindre leur Paradis et avoir droit ‘’à 72 vierges à déflorer en récompense de leur loyauté à Allah ‘’….. paradis auquel qu’ils n’ont pas pu parvenir en mourant en héros dans leur combat contre les infidèles dans les territoires du califat. Ils reviendront pour commettre leurs actes barbares chez nous puisque  nous aurons entretemps ‘’libéré’’ les territoires du califat et nous être réjouis d’avoir fait table rase de cette engeance barbare dans les régions conquises,

Comment éradiquer le péril quotidien de ces terroristes qui sont malheureusement, pour nombre d’entre eux, nos compatriotes, musulmans d’origine ou par conversion, hommes, femmes, familles entières avec enfants, terroristes islamistes avec la haine viscérale de l’occident et de ses valeurs collée au corps, haine exacerbée par des êtres bestiaux qui n’ont plus rien d’humain. Comment  gérer le retour dans leurs pays d’accueil des ces islamistes assassins, revenus pour y semer la panique afin de parvenir à étendre leur califat sanguinaire par le recours à la charia dans nos pays occidentaux, impies et mécréants.

Qu’allons-nous faire de tous ces fanatiques sanguinaires qui nous reviennent ? Allons-nous les enfermer par familles entières, allons-nous séparer les hommes dans des prisons spécialement construites et coupées du monde pour y incarcérer ces terroristes, les femmes dans des endroits fermés spécialisés en lavage de cerveau, les enfants dans des crèches de déradicalisation pourvues de bandes dessinées conçues pour leur apprendre les vertus de paix et de fraternité qui sont les principes mêmes de notre société, mais seront-ils encore récupérables ? Pouvons-nous les confiner dans nos pays, enfermés des lieux isolés, entourés de barbelés, à édifier dans la nature mais dont la population autochtone, malgré toutes les pressions ne voudra pas. Pouvons-nous acheter une île ou une oasis entourées de miradors pour les accueillir et les pourvoir de tous les biens qui leur sont nécessaires, dont l’accès à Internet et la mise à disposition de téléphones mobiles, pour continuer leur  terrifiant combat. Tous ces remèdes ne sont que pure utopie car une fois encore, nous trouverons de bonnes âmes pour prétendre que l’on ne peut partager les familles, séparer les parents de leurs enfants, les mères de leurs rejetons, les papas de leurs mamans !

Sauf vouloir nous attirer les condamnations pour cruauté par tous nos bons apôtres de la fraternité universelle, pouvons-nous comme l’évoquait la Ministre française des Armées : « Si les jihadistes périssent dans les combats, je dirais que c’est tant mieux 

Que faire ? Nous répéter inlassablement, ‘’nous n’avons pas peur’’ pour nous exorciser, non plus de la menace, mais de la réalité d’une charia à l’échelle de nos pays occidentaux. « Il y a peu de doutes que l’EI, ou quelque chose d’autre de similaire, survivra à la campagne mondiale lancée contre lui » (Riched Barrett)

TENIM POR – NOUS AVONS PEUR

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LE BATON & LA CAROTTE–STICK AND CARROT–ZUCKERBROT UND PEITSCHE

Dans son nouveau programme de gestion de l’immigration de la Communauté européenne dénommé : ‘’POLITIQUE DE MIGRATION 2.0’’, terme technique qui ressemble à une mise à jour froide et technocratique d’un programme informatique, la Commission a fixé aux Pays membres, un nouvel objectif d’une gestion accélérée, qui s’avère nettement plus modeste que la tentative de gestion  du programme de relocalisation des demandeurs d’asile datant de septembre 2015. L’objectif défini par la Commission pour ce nouveau programme est d’accueillir AU MOINS 50.000 réfugiés en deux ans, sans naturellement définir de clé de répartition, information trop risquée à divulguer lorsque que l’on connaît le fiasco du programme de relocalisation, la ‘’version β,, de la politique de migration 2.0. . Un budget de 500 millions d’Euros A ETE MIS DE CÔTÉ pour soutenir les Etats-Membres qui accepteront d’accueillir des réfugiés. Il fallait absolument pour la Commission de Bruxelles dénier le constat d’échec de n’avoir réussi qu’à répartir 29.000 émigrés sur l’objectif ambitieux de 160.000 âmes, constat d’échec qui correspondait avec l’échéance du programme de relocalisation des demandeurs d’asile certes, mais surtout coïncidait presque jour pour jour avec la débâcle des partis de coalition et à la défaite Madame Merkel  aux élections législatives allemandes ; y a-t-il une relation de cause à effet pour tenter d’endiguer le succès de l’AfD et la progression des populisme en Allemagne ?

Ce déficit de 130.000 migrants (soit 80% !) du programme de relocalisation ne peut être imputée aux seuls Pays membres réfractaires, la Hongrie et la Pologne, sujets à des procédures d’infraction l’un et l’autre, les pays récalcitrants : l’Autriche, la République tchèque et la Slovaquie ; elle s’applique aussi à tous les pays dont la Commission ne pouvait faire état pour des raisons politiques et à tous les autres insoumis malgré les pressions et les diktats du Président Juncker.

Le Commissaire européen, Dimitris Avramopoulos, annonce que cette ‘’Politique de migration version.2’’  soit, une version light du programme de relocalisation s’avère être :
« le prochain pas vers une politique de migration et d’asile résolue, plus efficace et équitable » SIC !   C’est affligeant d’en arriver à un déni de vérité pour nier le manque de solidarité des Pays Membres mais surtout le refus de leurs citoyens de voir supplanter, à court terme, leur façon de vivre, leur culture et à plus long terme, de voir s’éteindre notre civilisation sous la pression démographique et sous le prosélytisme de ces migrants, pour la plupart musulmans, ceci avec l’encouragement en espèces sonnantes et trébuchantes de la Communauté européenne pour y parvenir !

En désespoir de cause, la Commission a donc été obligée de manier ‘’le bâton et la carotte’’, la carotte d’abord en octroyant un budget de 10.000 Euros par réfugié accueilli, en réservant le bâton pour le futur, on peut le supposer, en pénalisant les pays récalcitrants d’une compensation de 10.000 Euros. Ce sera donc une sorte de troc, ‘’je te donne 10.000 € si tu es bon élève européen et je t’en prends 10.000 € si tu n’obtempère pas; par ce biais, Bruxelles pourrait faire l’économie du ‘’ BUDGET QUI  A ĖTĖ
MIS DE CÔTĖ  » !

La Commission considère ses ouailles comme des têtes de Turc et pratique la même sorte de deal qu’avec la Turquie mais la Turquie est autocratique et l’Europe est démocratique et à ce titre…. devrait être solidaire mais sa population demeure attachée à ses valeurs judéo-chrétiennes qui ne semblent pas être parmi celles prônées par nos Excellences européennes ?

Petite anecdote pour conclure : C’est en novembre 2015, que Monsieur Moscovici, l’angélique Commissaire européen à l’Economie, nous avait assuré que l’afflux de réfugiés allait avoir un impact positif sur l’économie, les prévisions économiques de l’UE, faisant état jusqu’en 2017, d’une arrivée de trois millions de migrants supplémentaires, induisant une croissance de 0,2% ou 0,3 %. Peu de temps après, il confirme ces boniments et en rajoute une couche, « Mais oui, (péremptoire !) les dépenses publiques en faveur de réfugiés ont un effet de relance sur l’économie européenne. Nous l’avons chiffrée à 0,2% ou 0,3 % point pour la croissance de l’Union, voire 0.4,  à 0.5 point dans les principaux pays d’accueil comme l’Allemagne.» Pauvre Commission qui se fourvoie dans ses chiffres pour démontrer ce qui est, par nature, une mystification. Comment est-ce possible que tous les pays européens ne se soient pas précipités sur cette manne tombée du ciel pour doper leur croissance ?  Refuser une pareille aubaine, quels Etats imbéciles, quels gouvernements incompétents de vouloir limiter l’immigration !                                                                                   

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LE COMBAT DE BOXE DU BREXIT – U.E. VERSUS R.U.

Les négociations pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne s’annoncent difficiles sinon impossibles pour parvenir à un Brexit soft.

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Les préalables imposés par la Commission à un deuxième round de négociation sont une imposition irréaliste. Une négociation qui ne permet aucune concession de la part d’une des parties ne s’appelle pas négociation mais diktat ! Est-ce bien là une posture intransigeante déterminée d’emblée pour se mettre en position de force à la table de négociation ou la stratégie de la Commission européenne pour parvenir à mettre à genoux un pays-membre qui a trahi la belle construction européenne. Cette imposition irrationnelle des prémisses de négociation est-elle une ruse pour faire plier le Royaume-Uni qui, heureusement n’est pas prêt de se rendre à Canossa ou est-ce une nasse pour l’enfermer dans une impasse et démontrer ainsi que le Royaume–Uni ne voulait pas négocier, donc porterait l’entière responsabilité d’un échec qui pointe à l’horizon

Les négociations qui se déroulent pour parvenir à un accord avec le Royaume-Uni étaient déjà mal engagées avant même qu’elles démarrent avec les déclarations agressives de certains dirigeants européens qui faisaient preuve de malhonnêteté intellectuelle à la lecture de la lettre officielle de demande de l’application de l’article 50 en mars dernier lorsqu’ils lisaient entre les lignes, l’existence d’intentions provocantes du document de la déclaration émanant du Gouvernement britannique. Il fallait s’y attendre après des incantations, des implorations, des injonctions, des menaces, en langage plus ou moins diplomatique provenant des Eminences européennes préalablement aux négociations qui devaient s’ouvrir :
telles que celles formulées par le Président Juncker : « Les “déserteurs” ne seront pas accueillis à bras ouverts », …..Le Royaume-Uni devra accepter d’être considéré comme un Etat tiers, que l’on ne caressera pas dans le sens du poil » Pour le Président de la Commission, le référendum dont l’issue favorable au maintien ne faisait pas de doute se transformait en cauchemar ; il devait bien constater un échec qui fera date puisqu’il d’agit du premier membre quittant la Communauté européenne ; c’est cet échec de la présidence Juncker qui restera gravé dans les mémoires européennes !
– telles que celles provenant de l’ex Président français qui prévenait le Premier ministre britannique qu’elle devait s’attendre à une « négociation dure » si elle s’orientait vers un Brexit « dur ». « Je l’ai dit très fermement : Mme Theresa May veut un Brexit dur ? La négociation sera dure ». Il était difficile pour nos édiles européennes, malgré le vote démocratique du peuple anglais, d’accepter avec un flegme tout britannique un tel affront à la cause européenne !

Lors de la désignation des négociateurs, on pouvait déjà noter les antagonismes affichés de certains négociateurs face au Royaume-Uni, Michel Barnier, ancien Commissaire européen , repêché par Jean-Claude Juncker dans sa traversée du désert, anglophobe notoire dont la négociation n’est pas le point fort, Guy Verhofstadt, perpétuel membre excité du PE dont la sérénité n’est pas son état naturel, et de plus, ayant une dette personnelle à régler avec Nigel Farage, ces deux négociateurs encouragés dans leur fanatisme par leur mentor, Jean-Claude Juncker qui, ulcéré par son échec, pour manifester sa totale impartialité envers les négociations du Brexit, faisait les déclarations précitées. Heureusement pour le déroulement positif des négociations que le délégué du Conseil est un diplomate belge Didier Seeuws, ancien porte-parole de Verhofstadt ( ?) mais ‘’neutre par tradition’’ qui représente la voix des 27 pays qui sera, on n’en doute pas, plus conciliante et plus modérée en raison du sang froid tout britannique du négociateur mais, surtout de la nécessité de trouver un consensus au sein du Conseil pour ne pas rompre la belle unanimité affichée entre pays-membres.

Il avait été convenu que seul le négociateur désigné par la Commission avait voix au chapitre face à un négociateur représentant le Royaume-Uni. Il était impossible que le Président Juncker n’intervienne pas, lui également, au titre de la Commission étant donné son irrésistible prétention et son ambition démesurée de prééminence quitte à porter ombrage au négociateur en chef qu’il a lui même désigné.

Le Parlement ne devrait intervenir qu’en fin de parcours pour le vote du texte final. Guy Verhofstadt, désigné comme coordinateur pour le Parlement européen devait donc plutôt être assis dans les gradins comme spectateur pour suivre les négociations. C’était mal connaître le caractère fanatique et arrogant de ce parlementaire exalté intervenant sur tout et sur rien pour autant qu’il puisse se distinguer souvent de façon outrancière ou plutôt, avait-il été désigné sciemment pour son acharnement à intervenir hors du cadre qui lui avait été fixé et accessoirement pour en tirer un parti personnel et démontrer qu’en fait c’est lui qui serait le négociateur en chef ! Verhofstadt est un homme dangereux qui risque par ses excès  irresponsables et répétés de faire capoter les négociations ; il n’y que les Eminences européennes pour ne pas s’en rendre compte et le remettre une bonne fois pour toutes à sa place !

La cacophonie des négociateurs européens est maintenant devenue inaudible; on assiste à un assaut verbal entre ceux-ci, tel Verhofstadt qui joue la mouche du coche pour jeter l’opprobre sur le Royaume-Uni et sur son attitude aux négociations qu’il qualifie de fantaisiste ? (sic) ; il n’a pas de mots suffisamment virulents pour dénoncer l’imposture britannique, et ceux-là, tel Michel Barnier, qui menace, joue la montre, mais l’on s’aperçoit rapidement que c’est le Président de la Commission qui tire les ficelles de cette marionnette européenne qui lui doit sa nomination à ce poste de négociateur dont il n’a pas manifestement pas l’étoffe.

Seul Didier Seeuws, responsable de la ‘’Task force du Conseil européen pour la négociation sur le Brexit reste discret et ne participe pas à cette foire d’empoigne ; encore une fois c’est le Conseil représentant les Etats-membres qui fera la décision, c’est le seul organe crédible et responsable des Institutions de la Communauté européenne et naturellement il est la cible de la Commission et du Parlement qui veulent s’arroger les pouvoirs de tout gouverner au seul titre de leur soi-disant seule qualification démocratique de la Communauté européenne.

Le troisième round des négociations dont l’issue doit conduire à la définition des relations futures est un préalable qui constitue un obstacle quasi insurmontable à la réussite d’un Brexit amiable. Trois exigences sont avancées par le négociateur européen pour franchir le cap de ce troisième round :
– l’acceptation d’une facture de sortie et même si aucun chiffre n’a été publié, il est fait état d’un montant de 60 à 100 milliards d’Euro que le Royaume-Uni n’est pas prêt d’accepter.  A cette facture salée s’ajoute celle qui concerne les engagements du passé qu’un autre Commissaire bruxellois, l’ineffable Günther Öttinger, a évoqués, alors qu’il n’a aucun mandat de négociation, d’obligations financières à honorer jusque la fin 2020, auxquelles s’ajoutent la participation à des dépenses européennes jusqu’en 2023 !
– l’autre pomme de discorde est l’exigence de la garantie des droits des ‘’citoyens européens’’ résidents au Royaume-Uni  au même titre que ceux de ceux résidents dans les 27 pays-membres;  il s’agit d’une aberration puisque des droits différents (moindres) seraient dévolus aux citoyens britanniques et aux résidents étrangers ; de plus, ceux-ci pourraient recourir à la Cour européenne de Justice qui serait en fait une extraterritorialité de recours dans le traitement  des litiges et conflits internes  au Royaume-Uni
– la troisième exigence porte sur le rétablissement d’une frontière physique entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord exigée par Bruxelles ; il s’agit d’une grave erreur qui risque de fragiliser l’accord de paix qui date de bientôt 20 ans et par cette revendication, de faire revivre les pires moments des violences entre l’Irlande et l’Irlande du Nord. L’Europe qui se targue d’avoir pacifier un continent voudrait-elle maintenant encourager un nouveau pugilat ?

Trois rounds ont déjà eu lieu, deux autres sont programmés pour ce mois de septembre et le mois d’octobre avant une réunion du Conseil européen durant laquelle seront évalués les avancées des premiers échanges ; va-t-on se diriger vers la décision du Conseil d’un K.O, par arrêt du combat Brexit ! Un an et demi s’est écoulé depuis le référendum démocratique qui avait tranché en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne ; les édiles européennes n’ont toujours pas encaissé ce coup-bas porté à leur idéal européen et n’ont rien perdu de leur frustration qui explique maintenant leurs revendications  immuables  et démesurées ainsi que leur arrogance à les défendre.

 

LES TRAVAILLEURS DETACHES – LA TRANSHUMANCE DES TRANSPORTEURS ROUTIERS DES PAYS BALTES ET DES BALKANS

Le Président français a remis à l’ordre du jour des questions européennes brûlantes et avec quelle fougue, le problème des travailleurs détachés dont on connaît déjà la pression de dumping social sur la survie de nos économies et le péril qu’ils représentent avec plus ou moins d’acuité suivant le besoin en main d’œuvre des pays membres, les secteurs concernés et la pénurie de main d’œuvre, c’est le cas de l’Allemagne ou celui du chômage incurable, c’est le cas de la France. En ce qui concerne les secteurs les plus concernés, il s’agit des entreprises de travaux publics et privés, de l’arboriculture, de la viticulture et des autres secteurs à fort taux de main d’œuvre non spécialisée dont les entreprises font appel à ces ouvriers, souvent pour compenser leurs rendements trop faibles et dont le seul coût du travail ne peut cependant fournir  la seule explication. Il est pour le moins curieux que les entreprises de transport routier des pays-membres ne se plaignent pas de cette concurrence déloyale venue de l’Europe de l’Est dans l’espace européen ?  Capture5Des camions de toutes nationalités de l’Europe de l’Est, des pays baltes aux Balkans sillonnent toutes nos autoroutes, routes nationales ou régionales pour des transports qui sont parfois des matériaux de construction, des matières de chantiers que l’on peut, sans risque de se tromper, faire l’objet de trajets courts, sinon, de cabotage. On peut aussi affirmer, sans risque d’erreur, que leurs chauffeurs sont issus de ces pays sont des travailleurs, non pas détachés, mais de travailleurs nomades dont les conditions de rémunération, les charges sociales sont aussi celles de leurs pays d’origine, éléments d’un coût salarial contre lequel les transporteurs routiers de l’Europe de l’ouest sont incapables de rivaliser. Ces transports routiers devraient représenter pour les entreprises de l’Europe de l’Ouest un dumping insupportable pour la rentabilité de leurs entreprises de transport, une perte de ressources intolérable pour les assurances sociales et un manque considérable de rentrées fiscales pour les pays auxquels échappent ces transports !

Le statut de ces routiers roumains ou de ces transporteurs lettons est le même que celui des travailleurs détachés qui sont visés par certains pays-membres à la différence qu’ils sont nomades et non résidents. Pourtant le déplacement de cette activité de transport vers les pays baltes et les Balkans n’est nullement mis en cause, ni par les entreprises de transport, ni par les autorités nationales, pour des raisons de concurrence déloyale qu’elles soient sectorielles, sociales ou fiscales.
Pour quelles raisons les entreprises de transport ouest-européennes, leurs fédérations nationales et leurs relais auprès de la Commission européenne ne crient pas au loup comme d’autres secteurs qui veulent réglementer plus sévèrement le statut des travailleurs détachés. Pourquoi ?

Pour y répondre, on peut supposer que les transporteurs de l’Europe de l’ouest ont ouvert des succursales dans les pays de l’est et qu’ils y organisent les transports qui échappent à leurs entreprises situées en Europe occidentale ou mieux, qu’ils y sous-traitent des transports rémunérés par leurs clients au prix fort à des relais locaux qu’ils rémunèrent aux conditions qui y prévalent et qu’ils engrangent au tournant les bénéfices de la différence des coûts salariaux. Il s’agit d’une dérive qui n’est pas dénoncée puisque profitable à une profession mais qui, au même titre que les travailleurs détachés, provoque une influence négative sur l’emploi. Les entreprises de transport, petites ou grandes, ouest européennes ont-elle des difficultés de recruter des chauffeurs qualifiés ou nos législations sont-elles trop sévères pour engager des chauffeurs routiers dans nos pays de l’Europe de l’Ouest ? Leurs conducteurs des pays de l’est, baltes ou balkaniques sont soumis à leur législation d’origine ce qui veut dire que leurs conditions sociales sont précaires, que leurs possibilités d’hébergement sont aléatoires, que leurs conditions alimentaires sont médiocres et que leur état sanitaire est déplorable, sans parler de l’absence de vie de famille. Ils vivent dans des conditions pires que les travailleurs détachés résidents dont les activités sédentaires sont soumises à une certaine surveillance, même si leur sort n’est pas des plus enviables.

Ces transports routiers de tous ces pays de l’est sont aussi nombreux que variés, semi-remorques, camions, camionnettes, à telle enseigne que leurs plaques d’immatriculations pourraient constituer un jeu de cartes ; ces véhicules encombrent nos routes et constituent un danger réel pour les usagers que nous sommes car ils sont souvent en contravention avec nos législations ouest-européennes : surcharge, temps de conduite dépassé, horodateurs trafiqués, etc. et ils sont à l’origine de nombreux accidents, dus à l’état déplorable des véhicules, la perte de chargements, un état de fatigue non contrôlée y sont monnaie courante.

Il serait intéressant de savoir quelles sont les incitations financières qui prévalent dans les pays baltes ou ceux des Balkans pour acheter et immatriculer des véhicules de transport  ainsi que pour assurer leur amortissement ? Des aides communautaires directes ou indirectes sont-elles possibles pour financer un tel charroi et ainsi favoriser l’emploi dans ces pays est-européens au détriment de nos demandeurs d’emploi et des indemnités de chômage que nous devons verser aux chômeurs dont l’économie ainsi réalisée pourrait bénéficier à assurer une formation dans ce domaine des transports qui est recherché par des demandeurs d’emploi non qualifiés. Il s’agit en l’occurrence d’une transhumance organisée par des entreprises des pays d’origine plus ou moins mafieuses qui doivent bénéficier de la mansuétude (gratuite ?) de leurs autorités et qui répondent à la demande de transporteurs  ouest-européens pour améliorer leurs bilans, toute cette transaction couverte par la cécité des autorités européennes. Il est pour le moins curieux que les transporteurs ouest-européens face à cette invasion venue de l’Est ne soient plus à l’origine de grèves à répétition et de blocages de routes tels que nous les avons connus alors qu’ils revendiquaient une juste et équitable rémunération de leur activité ?

Les travailleurs détachés, qui sont-ils, où sont-ils ? On connaît la rengaine du plombier polonais à quand celle du transporteur letton ou celle du camionneur roumain ?

Merci l’Europe, Merci la libre concurrence… prônée par la Communauté européenne

 

JUPITER CHEZ LES PLOMBIERS POLONAIS ET LES ROUTIERS ROMAINS

Le Jupiter français accompagné de sa charmante épouse, la toute nouvelle ‘’First French Lady ‘’ s’en sont allés donner des leçons aux pays-membres de l’Europe de l’Est, des leçons de morale européenne les accusant de « trahison de l’esprit européen dans ses fondamentaux », rien moins que cela !
Comme, il n’est pas d’usage de considérer l’Autriche comme un pays des Balkans, on peut donc imaginer que le Président élu s’est rendu à Salzburg dans le but de montrer au Chancelier autrichien comment il suffit par son seul magnétisme personnel d’éliminer l’extrême-droite de l’échiquier politique. Par ce déplacement dans la ville de Mozart, il permettait à sa charmante jeune épouse, outre de la bercer par le charme de la musique du compositeur salzbourgeois, d’inaugurer, à défaut d’un statut, sa toute nouvelle ‘’charte de transparence’’ comme si l’on considérait en France qu’il fallait même à ce niveau de pouvoir éditer des chartes de déontologie à défaut d’éthique personnelle !
La question est de savoir si Monsieur le Président français effectuait une visite protocolaire accompagné de ‘’la Présidente consort’’ au titre de la représentation de la République française ou s’il représentait en l’occurrence, le Conseil européen, voire la Commission européenne  comme on pourrait le penser par son ingérence (peu) diplomatique dans une question relevant de la réglementation communautaire. A-t-il agit de sa propre autorité dans une question européenne s’agissant d’une admonestation adressée à des pays-membres de la CE en dehors de la République ou d’un siège de la CE ou avait-il le blanc-seing communautaire pour s’exprimer au nom de l’Europe ?

Le Président français a voulu imposer une charte  de bonne conduite en matière de sécurité sociale à la Bulgarie, à la Slovaquie, à la Roumanie et à la Tchéquie ; il a reçu un accueil mitigé mais traduits en termes macronniens, réussite d’un homme qui n’échoue jamais, il a conquis de haute lutte un accord verbal pour une modification de la directive européenne de 1996 alors que dans le même temps, les pays de l’Est européen sont accusés de « trahison de l’esprit européen dans ses fondamentaux » par leur stricte conformité à cette directive, rien moins que cela ! Par contre, cette personnalité téméraire a soigneusement évité de se rendre en Pologne (pour entretenir les autorités du problème du plombier polonais ) et en Hongrie (à défaut d’un camionneur au rabais pour l’y conduire) et ce, afin d’éviter de devoir prendre position sur les questions qui fâchent mais qui n’ont trait qu’à des sujets mineurs tels les entorses graves, suivant nos édiles européennes, aux fameux principes de démocratie bafoués par ces pays… autre « trahison de l’esprit européen dans ses fondamentaux »

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Dans les pays de l’Est européen, pourvoyeurs de main d’œuvre a bas prix mais aussi de qualifications techniques dont la France a un cruel besoin, notamment pour ses chantiers de l’ EPR nucléaire de Flamanville et de STX à Saint Nazaire (dont un candidat européen à la reprise est exclu !), la France ne voit pas de problème à ce dumping social puisqu’il s’agit de projets pilotés par des entreprises publiques sans objectif de rentabilité. Par contre lorsqu’il s’agit de concurrence que les entreprises françaises ne peuvent pas soutenir en raison du fardeau du coût de leur sécurité sociale qui handicape partiellement leur rentabilité et dont leur manque évident de productivité obère en grande partie le prix de revient; à ce moment, la France s’émeut et accuse tous les pays de concurrence déloyale, elle fait alors le siège de la CE pour que les fondements de la concurrence changent mais pas en France, car Macron l’a souligné lui-même : « Les Français détestent les réformes….c’est un peuple qui déteste ça » (sic) !
Puisque la France n’est pas prête au changement, ce sont les autres pays européens qui doivent s’aligner sur sa politique ; il faut convenir que la France est un pays exemplaire, en matière de déficit public excessif qui dépasse les 3% de façon endémique, en matière de dette publique dont le pourcentage atteint 96,0 % du PIB, en matière du coût de la Sécurité sociale, qui a défaut d’être réformée : « Les Français sont réticents au
changement »
 ! devient un abîme financier alors que certains prétendent que le monde entier envie le système de sécurité sociale français, système trop généreux qui favorise le chômage, système trop coûteux puisqu’il doit être de plus, financé par le recours à la dette extérieure. Il faudrait donc que par une solidarité bien comprise que les pays de l’Europe de l’est augmentent les cotisations sociales de leur main d’œuvre, non pas pour parvenir à la moyenne européenne mais pour atteindre le sommet français ! Afin de faire preuve d’un européanisme de bon aloi, nous devrions nous mettre au diapason de la France nous devrions subir un suicide européen collectif.

Le Président français qui veut prétendre au leadership européen ferait mieux d’assainir les finances de son pays avant de donner des leçons aux autres pays membres, il devrait éviter de proférer des diktats et de prédire la fin de l’Europe si, par malheur, l’on ne se soumet pas à ses injonctions autocratiques.

Le Jupiter français ferait bien de balayer devant la porte de l’Elysée, éventuellement par la prestation d’un travailleur détaché, afin d’éviter de se rendre ridicule par ses déclarations intempestives. Quel est la voix de l’Europe dans cette expression française incontrôlée, elle reste inaudible comme d’habitude ; les édiles européennes sont muettes lorsque l’excès provient d’un ‘’Grand pays’’ ; elles comptent les coups, elles sont aux abonnés absents ou en vacances. Ainsi, Ils n’auront pas d’avis à donner sur les incartades, les écarts diplomatiques et encore moins sur la nécessité de remettre un Président à sa place, surtout si il est Français !

L’AVENIR DE NOS PARTIS POLITIQUES – SURVIVRONT-ILS ?

Vivons-nous les dernières années de la vie politique telle que nous l’avons vécue depuis l’avènement de nos démocraties modernes ou sommes-nous à l’aube d’une nouvelle ère de l’exercice du pouvoir politique.

Les élections présidentielle et législative en France ont été un échec sévère, sinon une voie de non retour pour les partis politiques de droite comme de gauche sous l’impulsion d’une personnalité charismatique, homme providentiel pour la refondation de la vie politique pour les uns, Jupiter sans avenir pour les autres. Il est néanmoins évident que son message a pu galvaniser sinon les le corps électoral, en raison d’un taux abstention considérable, du moins une majorité d’électeurs qu’ils soient de droite, du centre ou de gauche séduits par un homme nouveau; cet homme providentiel est parvenu à ‘’débaucher’’ nombre de personnalités politiques, ‘’barons’’ et dignitaires fidèles parmi les fidèles à leur parti qui ont saisi l’opportunité de suivre la ‘’bonne étoile’’  sensée les conduire vers le ‘’Messie’’.

  1. L’Avenir de nos partis politiques

Devant l’échec des partis ‘’traditionnels’’ dans plusieurs de nos pays occidentaux, la montées des extrêmes, qu’ils soient de droite ou de gauche, la mise en cause de la classe politique ou l’indifférence ou plutôt le désintérêt des citoyens face à la politique, la question peut-être posée de savoir quel est l’avenir des partis qui nous sont coutumiers et semblent incontournables dans l’offre politique.

Les partis étaient traditionnellement contestés par leurs électeurs en période électorale souvent sans autre intention que de les rappeler à leurs promesses non tenues, mais ils leur restaient fidèles dans les urnes bien que leurs dirigeants aient été fréquemment désavoués par leurs partisans qui leur étaient acquis par tradition ou par principe.
Fi de l’électeur, c’est dans notre démocratie les partis qui détiennent le pouvoir et qui l’exercent à leur gré sans tenir compte de la volonté des leurs électeurs et le cas échéant, ignorent superbement la sanction des citoyens sortie des urnes. Ces citoyens conscients de l’importance de leur participation active à la démocratie mais déçus de la politique politicienne des partis politiques se tournent maintenant vers d’autres formes de pouvoirs, actions citoyennes, organes syndicaux, milieux associatifs, qui prennent davantage en compte leurs intérêts.

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LE NOUVEAU DEFI DE L’IMMIGRATION – LA ROUTE LYBIENNE

Notre vertueuse Europe, donneuse de leçons démocratiques, s’est émue  et félicitée des ‘’Printemps arabes’’, elle a exalté la victoire de la démocratie sur l’obscurantisme des dictatures exerçant leur pouvoir au Maghreb et au Levant. Que reste-t-il aujourd’hui de l’élan démocratique dans tous ces pays que nous voulions libérer de du joug de l’oppression par l’exceptionnel apport de nos valeurs occidentales, mais qui, contrairement à nos espoirs, d’un ‘’Printemps arabe’’ avorté a succède un ‘’Hiver islamiste’’ bien réel.

Même la Tunisie, montrée en exemple pour son évolution remarquable vers nos admirables principes européens, principes que nous considérons comme universels et assimilables par tous les peuples, toutes les civilisations, la Tunisie elle-même est également sujette à des convulsions postrévolutionnaires.

Le Maroc n’est pas en reste, lui qui n’a pas encore été libéré du joug d’un monarque divin, le Maroc montre les premiers signes de désordres précurseurs d’une révolution certaine.

Nous avons dans certains cas soutenu ces révolutions incertaines et participé (souvent à tort) au soutien militaire de ces soulèvements pour éliminer ces potentats qui régnaient sur les berges de l’autre côté de ‘’notre Mare Nostrum’’, honte insupportable pour nos principes démocratiques.  C’était un devoir impérieux pour notre Europe exemplaire, digne du Prix Nobel de la Paix, il relevait d’une tâche impérieuse de leur imposer nos valeurs exaltantes à l’image de celles de ‘’l’impérialisme angélique’’ des Américains qui ont pratiqué la même politique dans le passé avec tous les échecs dont nos gouvernements européens, donneurs de leçons, se sont tellement gaussés et nous devons en convenir, avec le même résultat décevant en ce qui nous concerne ; nos gouvernants auraient dû  tirer les leçons de la déroute américaine plutôt que de s’en réjouir !

Première vague d’immigration – La Syrie – l’Irak – la Route des Balkans

Nous ne connaissons pas encore le prix définitif à payer pour cette hospitalité admirable, cette magnanimité sans limite que prônent nos gouvernants alors que nous ne vivons que la première vague de migration, hier, principalement syrienne, aujourd’hui et demain irakienne, marée humaine que nous tentons par tous les moyens de contenir en Turquie, même au prix de reniements et de soumission honteuse aux diktats imposés par un dictateur dont nous soulignons par ailleurs, les entorses à la démocratie et dont nous fixons les limites rouges à ne pas franchir mais que nous franchissons allègrement tant notre incapacité d’agir est flagrante et notre dépendance à la dictature en place totale pour héberger les réfugiés qui s’y amassent. Quand allons-nous délivrer la Turquie de ce régime dictatorial qui nous fait honte mais que nous devons courtiser afin qu’il n’ouvre pas les vannes de l’exode aux réfugiés dont quelques millions viendraient s’ajouter à quelques centaines de milliers que nous avons déjà accueilli sans pouvoir leur assurer un destin à la mesure leur espoir dans un monde meilleur. L’Europe est-elle bien le flambeau de la démocratie ?

Deuxième vague d’immigration – L’Adriaroute

Deuxième vague ensuite de réfugiés dont ceux qui tentent une nouvelle fois de gagner l’Europe par une autre route après avoir été refoulés en Turquie par un calcul arithmétique impitoyable sans état d’âme de nos Ediles européens, migrants auxquels s’ajouteront ceux en provenance des camps de réfugiés du Liban et de la Jordanie par la voie de l’Adriaroute, nouvel exode dont la facture nous sera présentée le moment venu par ces pays de transit lorsqu’ils seront saturés et confrontés à des conflits ethniques et religieux entre leur autochtones et les migrants.

Troisième vague d’immigration – la Lybie

Déjà, depuis le tarissement de la ‘’Route des Balkans’’,  et de la difficulté d’emprunter l’Adriaroute, les réfugiés en provenance des pays du Moyen-Orient ont modifié leur cheminement vers la Lybie avec l’espoir de franchir la Méditerranée pour rejoindre l’Europe, flots de pauvres ères chassés par des luttes ethniques et tribales auxquels viennent s’ajouter des migrants économiques venant de la Corne de l’Afrique et de l’Afrique sub-saharienne ; plusieurs centaines de milliers de réfugiés sont déjà arrivés en Lybie véritable camp de concentration où se retrouvent toutes les mafias de passeurs avec la complaisance, sinon le soutien rémunéré des potentats locaux qui en font souvent partie; des centaines de milliers d’autres seraient en attente de traverser  la Méditerranée pour gagner l’Italie…et toute l’Europe. Nouveaux arrivages, nouvelles répartitions de l’UE entre pays-membres, nouvelles pressions pour les accueillir et gare aux me mbres récalcitrants !, Une autre route encore est celle du Maroc par la côte espagnole dont nous connaissons seulement les premières intrusions avant une prochaine ‘’libération’’ démocratique du Maroc à laquelle nous participerons en vertu de la propagation de nos valeurs européennes envers les peuples opprimés.

Par volonté d’ignorance ou irresponsabilité, cette troisième vague à laquelle nous sommes déjà et serons encore davantage confrontés, vient s’ajouter aux deux autres ; il ne s’agira pas d’une vague dans ce cas, mais d’un tsunami dont les populations qui seront emportées par ce flot, sont issues du Maghreb et de l’Afrique sub-saharienne, Corne de l’Afrique, des peuples entraînes de force par les passeurs depuis les goulags libyens vers la côte méditerranéenne avec la cécité bienveillante des autorités, sinon leur collaboration rétribuée, migration forcée en amont par l’insécurité des pays de provenance et encouragée en aval par l’appel d’air de notre magnanimité sans frontières.

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Nous feignons d’ignorer que dans l’espace libyen, les terroristes islamistes de Daech et leurs affidés s’enfoncent comme un coin dans le bois pourri des gouvernements tribaux, des soi-disantes autorités que nous ne parviendrons pas à  mettre à table pour négocier la paix et encore moins à s’allier entre eux ; en effet, ces potentats locaux sont bien plus préoccupés par leurs luttes intestines que par un ennemi commun, mais est-ce bien sûr que l’Etat islamique soit un ennemi pour ces ‘’Chefs de guerre’’?

Nous invoquons l’impossibilité d’intervenir en Lybie dans l’attente de la légitimation non seulement par la communauté internationale, mais aussi par le gouvernement libyen d’une intervention à vocation humanitaire alors que l’obstruction de milices à un gouvernement de salut national  retarde la mise en œuvre d’une quelconque opération de sauvetage. Nous restons les bras croisés et ne tentons même pas une action humanitaire en attendant le feu vert de l’ONU dont nous n’avons pas demandé l’implication pour mettre fin au chaos par la mise sur pied d’une force internationale pourquoi pas européenne qui pourrait être notre future ‘’Europe de la Défense !’’ et ne pourrait donc être taxée de colonialiste. La Lybie est un pays que nous avons rendu libre et souverain mais surtout ingouvernable par notre peu glorieuse mise à mort d’un dictateur. Vive la fin d’un régime autocratique vive la démocratie, vive la paix, vive l’Europe de la défense …..des valeurs ! Pour revenir à la politique menée par l’Union européenne en Lybie, nos Ediles européens attendent l’invitation d’un gouvernement légitime, lequel ? celui en place contesté de toutes parts ou l’autre qui lui succédera avec la même légitimité tout aussi inexistante.  ….. En ‘’attendant Godot’’, viendra-t-il, Godot ne viendra pas ce soir, mais sûrement le jour suivant.…..(Samuel Becket 1948) ; notre future ‘’Europe de la Défense’’ attend patiemment, l’arme au pied, que les chefs de guerre que nous avons démocratiquement libérés fassent la paix pour ne pas heurter  la ou plutôt les souverainetés claniques de ce pays en décomposition. Alors que nous nous sommes précipités comme un seul homme pour nous offrir la tête de  Kadhafi, qui lui ne partageait pas, ni nos principes, ni nos valeurs comme si les groupes armés qui lui ont succédé et qui se combattent sans merci, eux, les défendaient !

L’opération de contrôle actuellement exercée actuellement par nos navires, ne peut intervenir pour des secours humanitaires qu’à l’extérieur des eaux territoriales; nos forces navales de l’opération ‘’Sophia’’ pourraient étendre leurs incursions jusqu’aux cotes libyennes, mais ce déploiement devrait être dûment autorisé par une sollicitation en bonne et due forme qui devrait émaner d’une autorité légitime autochtone,… sous forme d’un bristol d’invitation peut-être ? Quelle audace, quelle hardiesse de nos Ediles européens ….. L’Europe a pudiquement oublié les revendications morales d’un ancien Ministre français, Bernard Kouchner qui préconisait la justification d’une intervention humanitaire dans certaines situations hors de contrôle, ingérables par les pouvoirs politiques en place. L’Europe s’est-elle éloignée de ces beaux principes ; est-elle devenue sourde, aveugle, et insensible au sort de populations qui semblent encore ne pas la concerner tant qu’elles n’affluent pas dans les Etats-membres. Non, la ‘’Realpolitik’’ n’est pas encore devenue réalité parmi nos décideurs…..qui ne décident pas mais subissent !

Ces migrants africains, nous les recevons par bateaux entiers surchargés ou le plus souvent allégés par des naufragés qui n’atteindront jamais la côte. La mort est peut-être la délivrance ; ils n’auront pas à désespérer en Europe d’un rêve de bonheur chimérique et d’un Eldorado qu’ils n’auraient pas de toutes façons pas trouvé chez nous.

Ce n’est plus notre déploiement de bateaux de l’’UE Navfor’’ qui sera appelée pour venir à leur secours et masquer notre impuissance de lutter contre les passeurs mafieux afin de protéger les frêles embarcations qui franchissent les quelques encablures entre la Lybie et l’Italie.

Dans cet exode, les ONG tentent de sauver des vies humaines du naufrage, est-ce bien leur mission de se substituer à nos autorités européennes et gouvernementales ? Ces ONG sont-elles coordonnées ou sont-elles concurrentes pour organiser un sauvetage en mer que nous ne pouvons assurer  officiellement ? Pourquoi au nom de nos principes humanitaires maintes fois invoqués mais jamais exercés ne pouvons-nous pas nous substituer à ces organisations en franchissant les limites des eaux territoriales libyennes ? Avons-nous été aussi prudents et versatiles lorsqu’il s’agissait d’aller régler son compte à Kadhafi ? Quoiqu’il en soit ces sauvetages en mer officieux des ONG ( organisés en coordination avec les passeurs ?) constituent un appel d’air dramatique pour les migrants à fuir leur triste sort et une manne intarissable pour les passeurs de bâtir des fortunes grâce à l’infortune de leurs victimes. Ce n’est pas loin des côtes mais à l’intérieur et aux frontières de l’espace Libyen que nous devons intervenir pour éliminer les camps de concentration des migrants sujets aux exactions de toutes sortes et empêcher la dangereuse traversée qui y fait suite !

Vous, Autorités européennes, nous revivons une fois de plus vos atermoiements, votre incapacité à faire preuve d’une politique qui réparerait en partie celle qui a conduit nos erreurs passées par une invasion de la Lybie, triomphe facile mais laissant ce pays dont vous connaissiez les luttes ethniques et tribales dans un chaos indescriptible.  Vous devez intervenir au nom du droit et du devoir d’ingérence prôné par Jean-François Revel qui autorise la violation de la souveraineté nationale pour le respect des droits humanitaires. Votre incapacité d’agir est flagrante et nous devrons en supporter, une fois de plus, les conséquences. Jusques à quand ?

Quand pourrons-nous contenir ces peuples dans leur pays d’origine, populations qui migrent pour leur survie vers nos pays pour des raisons d’insécurité due aux guerres, aux troubles ,pays dans lesquels nous sommes incapables de faire régner la paix et participer au développement ; c’est chez eux qu’il faut intervenir si nous voulons endiguer ces migrations qui risquent par un afflux insupportable de créer des difficultés d’intégration, du vivre ensemble et du rejet de l’autre dans nos pays . La France, ‘’patrie des droits de l’Homme’’ a pour projet de constituer des ‘’hots spots’’ afin d’établir sur le sol libyen une sélection de réfugiés et en accélérer les formalités administratives d’accès à l’espace européen, intention louable mais qui se heurtera à la réalité des faits sur le terrain et aux interventions des milices libyennes qui n’accepteront pas le tarissement de leurs ressources lucratives. Non, ce sont les pays d’origine qu’il faut pacifier et aider pour retenir les populations dans leurs milieux naturels et non les contenir par la force ou par la dissuasion sur la route de l’exode

Ce n’est pas uniquement le sort des migrants et leur répartition minutieusement calculée dans les Pays membres de la Communauté européenne qui doivent préoccuper nos Ediles dans leurs ‘’tours d’Ivoire’’. C’est l’affluence démesurée de populations qu’il nous faut déjà et qu’il nous faudra encore intégrer et l’adapter à nos principes, à nos traditions, à nos valeurs dont il est question, tâche impossible pour nos possibilités d’intégration. N’est-ce pas plutôt notre assimilation à leur civilisation qu’il faut craindre, résultat de notre politique d’accueil insoutenable ? Cette migration (musulmane) non contenue et non choisie est l’importation d’une civilisation qui n’est pas la nôtre et dont la religion islamiste prosélytique est le vecteur du déclin, sinon de la disparition à terme de notre société judéo-chrétienne ; de notre culture gréco-latine et de notre religion chrétienne.

 

 

Le naufrage de la crédibilité des Institutions européennes

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Le Parlement européen et ses Membres qui se prévalent d’être la seule institution européenne démocratiquement élue est en passe de perdre tout crédit. Le manque d’assiduité d’un grand nombre de ses Membres est flagrant et la gestion douteuse des tâches assumées pour effectuer leur mission par eux-mêmes et par leurs assistants parlementaires est plus que déplorable. Le bateau coule, l’hémicycle de Strasbourg est en train de sombrer dans le Rhin !

La passe d’armes toute récente entre les Présidents de deux institutions, l’un de la Commission, l’autre du Parlement européen restera gravée négativement dans les annales de notre Europe exemplaire que le monde entier nous envie !

Le Président de la Commission s’est ému à juste titre de l’absence de 95% des 751 Eurodéputés en séance plénière convoquée pour tirer le bilan de la présidence de la minuscule république de Malte mais qui fait tout de même partie intégrante de l’Europe au même titre que les grands pays. Que sont devenus les principes et l’esprit des ‘’Pères Fondateurs’’ pour créer une Europe de pays égaux entre eux et solidaires ? Le Président Juncker a très justement rappelé que les petits pays sont traités comme quantités négligeables et qu’ils n’ont, de plus en plus, qu’à suivre les diktats qui leur sont imposés, souvent sans consultation par les ‘’Grands pays ‘’, grands pour certains d’entre eux par la superficie de leur territoire mais petits notamment par la gestion de leurs finances publiques. La Commission a trop souvent fait preuve de mansuétude pour les ‘’Grands pays ‘’ et même la Président de la Commission déclarait en juin 2016 en ce qui concerne le déficit français, maintes fois en dehors des critères de Maastricht, mais maintes fois pardonné : « La France devrait échapper aux sanctions parce que c’est la France…»

Le Président Juncker a utilisé le terme de ‘’ridicule’’,terme qui manifestement n’était pas opportun pour qualifier l’absence de 720 Eurodéputés, la qualification ‘’d’irresponsable’’ eut été plus adéquate car oui, les Membres du Parlement européen ont été non seulement irresponsables vis-à-vis du président d’un pays-membre, irresponsables vis-à vis du Président de la Commission pour lesquels cette absence représente un véritable camouflet mais irresponsables également vis-à vis des citoyens européens qui ne peuvent que constater la manque d’assiduité de leurs élus, eux qui se retranchent derrière leur devoir de présence dans les commissions parlementaires, leur obligation de participation à des missions dans tous les coins du monde aussi coûteuses qu’inutiles pour justifier les bancs vides dans l’hémicycle strasbourgeois.

Alors que sous l’emprise d’une juste colère, le Président Juncker a déclaré qu’il boycotterait les séances du PE, déclaration qu’un député, qui voulait manifester sa présence par des propos outranciers, a prétendu que son attitude assombrirait la démocratie, qu’il avait le devoir de s’adresser au Parlement et que son refus était prétentieux et arrogant ; propos d’un donneur de leçons sur les devoirs d’un Président et qui sont de surcroît à la limite de l’injure ; en effet, l’exercice de la démocratie relève aussi de la présence des représentants élus, assiduité qui fait partie du mandat qu’ils exercent au nom de leurs électeurs et du respect qu’ils doivent au Président de la Commission. La répartie du Président du Parlement, Monsieur Tajani, à Jean-Claude Juncker venait, elle, très mal à propos en l’occurrence en déclarant : « Ce n’est pas la Commission qui doit contrôler le Parlement, c’est le Parlement qui doit contrôler la Commission » ; il aurait dû ajouter par honnêteté intellectuelle et pour être respectueux de l’exercice de la démocratie européenne que c’est aux citoyens de contrôler leurs parlementaires si éloignés de leurs électeurs que la plupart d’entre eux n’en connaissent même pas leurs élus !

En ce qui concerne l’assiduité des parlementaires et l’exercice de leur mandat dont ils sont sensés y consacrer tout leur temps, est-ce bien le cas et n’effectuent-ils d’autres tâches dans leurs pays d’origine dont ils sont les élus, notamment pour assurer leur élection ou réélection pour un effectuer un mandat plus prestigieux que celui d’Eurodéputé ? Les candidatures pour les élections présidentielles et législatives en France font-elles partie du travail d’un parlementaire européen ou est-ce l’attribution d’un congé sans solde qui les dégagent momentanément de leur obligations du mandat qu’ils ont obtenu par notre volonté pour siéger à Strasbourg ?

Au même titre que leurs Eurodéputés, les assistants parlementaires consacrent-ils leur temps de travail à la seule assistance qu’ils apportent à leurs employeurs ou sont-ils rémunérés pour d’autres tâches qui n’ont rien à voir avec leur mandat ? Les parlementaires français restent sous le feu des projecteurs pour l’accusation d’emplois fictifs exercés illégalement par des membres de leurs familles, et de proches pour effectuer des tâches qui bien que rémunérées par les budgets européens n’ont aucune relation avec le mandat européen exercé par leur employeur. Les premiers visés ont été ceux d’un parti d’extrême droite français qui ont été sujets à l’opprobre de leurs ‘’confrères européens’’, arroseurs arrosés, puisque l’accusation de cette pratique illégale ont forcé d’autres élus français, ministres de surcroît, à démissionner !

Cette pratique est-elle seulement une spécificité française ou touche-t-elle d’autres Europarlementaires ? A cette question, il est permis de répondre positivement car les emplois fictifs, familiaux ou amicaux, parfois réciproques entre membres du Parlement européen ‘’ j’emploie ton fils, tu donnes un boulot à ma fille’’ ne peuvent pas être forcément circonscrits à la seule République française mais cette pratique, illicite pour les un uns, justifiable pour les autres doit être assez répandue car difficile à déceler et encore plus à démontrer. C’est néanmoins une pratique de passe-droits répréhensible qui devrait être bannie au Parlement européen. Le Président de cette assemblée ne devrait-il pas également se préoccuper de cette question qui donne une vue négative des pratiques qui règnent à Strasbourg ? Il y va également de la transparence de la fonction d’Eurodéputé mais aussi de la crédibilité de l’Institution qu’il préside auprès des citoyens européens.