LA VIEILLE EUROPE A L’HEURE DE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

LA VIEILLE EUROPE A L’HEURE DE  L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

AUTORITÉS EUROPÉENNES, SAUVEZ-NOUS  – DÉLIVREZ-NOUS DES GAFAS !

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Encore une fois, ‘’La vieille Europe’’ a raté le train des technologies du futur.

Elle est restée sur le quai en attendant de sauter dans un train supersonique qui fonce à une vitesse vertigineuse que tous les TGV, ICE, … européens ne pourront rattraper. La technologie européenne du futur est très en retard, elle a été devancée par les Etats-Unis, la Chine et le Japon qui ont gagné plusieurs générations d’avance en matière de technologie du futur qui vont bouleverser la vie de l’humanité. L’Europe n’a, ni les moyens financiers des GAFA américaines et des BATX chinoises ni les intelligences des spécialistes qui ont émigré vers des centres de compétence, mieux équipés, mieux valorisés et dans lesquels les cerveaux européens sont beaucoup mieux rémunérés que dans une Europe à la traîne avec des principes de gestion datant du vingtième siècle. Il faut craindre qu’une fois encore nous nous lamentions sur les vols de données personnelles de FACEBOOK et de ses filiales, qui, soit dit en passant, nous alimentons souvent par ignorance mais encore plus par imbécillité de vouloir délibérément communiquer nos données personnelles, même parfois les plus intimes pour une mise en valeur de nos petites personnes !

Ce ne sont pas de milliers de données qui circulent déjà librement, ni des millions mais bien des milliards…. FACEBOOK a été pointée du doigt parce qu’elle est une cible facile et que l’on peut jeter en pâture au bon peuple toujours jaloux des réussites des autres, surtout lorsqu’elles sont américaines mais que peut-on penser du vol de nos données par des Chinois, des Indiens et autres qui les rachètent eux aussi à nos start-up européennes et exploitent nos connaissance et notre technologie à notre insu ! Les nouvelles technologies ont toutes leurs immenses avantages mais comportent très souvent des utilisations perverses ; faut-il arrêter un progrès incalculable et irréversible pour nous protéger de ces quelques manipulations dévoyées ! Encore une fois, devons nous nous raccrocher au train du futur si nous le pouvons encore, à des technologies avancées auxquelles nous devrons faire confiance ou devons-nous développer nos propres technologies en tentant de freiner celles que les autres ont déjà acquises mais qui, de toute façon, seront obsolètes lorsqu’elles seront utilisables et dont l’utilisation sera limitée à l’Europe car nous n’aurons pas, ni les moyens financiers, ni humains suffisants pour nous développer sur d’autres continents en concurrence avec des technologies bien plus avancées et pour la plupart issues de pays de ces continents qui ne nous feront pas de cadeaux. Un nouvel acteur aurait beaucoup de difficultés sinon une totale impossibilité d’acquérir une puissance comparable à celle des GAFA !

Ce sont les promoteurs de l’Intelligence artificielle ‘’IA’’ qui sont déjà gagnants par les NBIC : les nanotechnologies, les biotechnologies informatiques et sciences cognitives qui vont bouleverser la vie de l’humanité. Les NBIC connaissent un développement exponentiel et les pays qui ont démarré toutes ces technologies seront difficilement (sinon dans l’impossibilité) d’être rattrapés. Cette nouvelle révolution technologique nécessite des moyens humains et financiers considérables que malheureusement l’Europe ne possède pas et pour tenter de ne pas être en reste, elle disperse ses financements dans des programmes techniques obsolètes dépassés ou non compétitifs car ils se doivent d’être européens et dans notre fierté gauloise bien peu fructueuse d’être les défenseurs des technologies européennes comme celle de GALILEO qui n’arrivera plus au niveau des GPS par une obsolescence déjà programmée à l’exemple du MINITEL français, système mort-né, qui devait être le nouvel outil de communication révolutionnaire parce que français en supplantant Internet ; ce fut un échec total face au géant informatique américain incontournable. Les finances des budgets européens sont dispersées au financement de tâches intéressantes certes, mais qui n’ont trop souvent comme but de renforcer l’idéal de l’Union européenne et ses valeurs morales, notamment par des programmes de cohésion régionale, par les subsides distribués parmi les (trop) nombreuses Institutions européennes, tels les Instituts Breughel, Jacques Delors, les Fondations Bertelsmann, Robert Schuman, ….. pour nos convaincre de tous les mérites de l’Union européenne, de programmes d’éducation euro-conventionnels tels Erasmus afin que nos enfants tètent dès leur plus jeune âge le lait européen ; toutes ces dépenses effectuées au détriment du financement de nouvelles technologies d’avenir qui ne sont que le parent pauvre de la ‘’Vieille Europe’’ car la technologie du futur n’est pas le symbole de l’Europe auprès de la population ! Sur le plan des moyens humains, nos meilleurs chercheurs, analystes, informaticiens, physiciens, nos start-up sont des proies faciles pour les géants américains, sinon chinois, qui ont plusieurs longueurs d’avance pour attirer nos cerveaux et des années lumières pour débaucher nos meilleurs spécialistes parce que l’innovation perpétuelle est devenue le moteur de la société numérique. L’Europe qui a comme excuse les ukases de l’UE, qui soumettent le développement de nouvelles technologies au devoir de précaution et à la protection de l’individu. Notre strict droit de la concurrence et la protection exagérée des citoyens engendrent notre domination de la génération du numérique par les GAFA et autres BATX. L’Europe reste sans réponse devant les géants du numérique et nos sociétés ne sont pas préparées à affronter ce challenge par pusillanimité et nos beaux principes de protection et du rayonnement des valeurs européennes à travers le monde. L’Etat peut-il encore, face à la mondialisation dans notre monde interconnecté, élever des barrières réglementaires pour préserver notre technologie obsolète face à l’ ’’IA’’ plutôt que d’encadrer cette évolution sans chercher à la combattre avec des moyens dérisoires. Les géants du numérique disposent de deux pouvoirs : celui des capitaux grâce à leurs fortunes quasi inépuisables et celui de leurs cerveaux qu’ils recrutent sans limite par l’argent dont ils rémunèrent les connaissances de nos meilleurs talents qu’ils ont acquises bien souvent dans nos meilleures écoles mais très en retard sur ces nouvelles technologies. La démonstration de nos erreurs est patente à l’exemple de celui qui nous vient de France dont l’erreur est de pas avoir nommé un brillant mathématicien, Cédric Villani à la tête d’ATOS et de confier le ministère dont il est en charge à un homme de valeur, certes, mais sans avenir dans les technologies du futur, Thierry Breton, ancien Ministre de l’Economie qui soutient sans vergogne que ‘’l’avenir sur l’intelligence artificielle se joue se joue à l’échelle européenne’’ et ajoute, ‘’C’EST AUX GAFA DE S’ADAPTER A NOS REGLES, PAS L’INVERSE ‘’, ce serait grotesque si ce n’était pas une démonstration par l’absurde de notre impuissance !

Le déplacement du pouvoir est en marche et nous restons toujours ancrés à notre politique politicienne du passé alors que les géants du numériques sont devenus presque seuls à maîtriser les enjeux politiques majeurs de ce monde dont nous restons éloignés par une politique européenne suicidaire.

Les Instances européennes ont recours à deux moyens absurdes s’ils n’étaient pas mortifères pour tenter d’échapper à ce raz de marée. Le protectionnisme des données collectées au niveau européen qui seraient de toute façon insuffisantes pour permettre le développement d’une plateforme numérique suffisamment large et diversifiée afin de promouvoir des projets ambitieux qui requièrent une capacité technologique que nous ne pouvons pas maîtriser et des moyens financiers largement insuffisants qui trouvent d’autres cieux plus cléments en dehors de l’espace européen.

La taxation des GAFA est tout aussi imbécile que suicidaire ; nos Eminence européennes veulent taxer à 3% les revenus des géants du numérique, d’autres brillants technocrates européens ont eu l’idée de taxer les chiffres d’affaires de ces puissantes sociétés pour pallier les incuries budgétaires de plusieurs Etats-membres. D’autres visionnaires européens voudraient taxer la publicité numérique. Non pas encourager les opportunités, mais taxer, tel est le maître-mot européen !

Cette guerre de tranchées digne de la première guerre mondiale ne peut qu’être perdue par la vieille Europe, les géants du numérique risquent non seulement de détourner une grande partie leurs activités vers des pays en plein développement mais également de tarir des ressources financières et intellectuelles que nous ne pourrons acquérir sans leur consentement et leur coopération.

Ne vaut-il pas mieux alors de tenter de nous allier à ces GAFA tant décriées et grâce à leur apport, bâtir une technologie du numérique, non pas concurrente, nous n’y parviendrons pas, mais parallèle dans des domaines complémentaires qui nous seraient propres.